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Full text of "La France héraldique"

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HERALDIQUE 

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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2011  with  funding  from 

University  of  Toronto 


http://www.archive.org/details/lafrancehraldi04boul 


LA  FRANCE 
HERALDIQUE 


IV 


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ANGOUMOIS 


CAFE  "^^^^         SANKA 


ANGOUMOIS 

QeècnqiIio?i  d/ustopiçiiedul^âisori 


D'azur  à  trois  fleurs  de  lys  d'or  au  lambel  d'argent.  Variante  :  de  France 
brisé  d'un  bâton  d'or  posé  en  bande. 

Ces  armes  sont  celles  des  comtes  d'Angoulême,  de  la  maison  d'Orléans  ; 
elles  rappellent  que  Charles  VI  avait  donné  ce  comté  à  son  frère  Jean 
d'Orléans,  auteur  de  la  branche  parvenue  au  trône  dans  la  personne  de 
François  I''.  Le  comté  d'Angoulême  fut  érigé  en  duché,  par  ce  roi,  en 
faveur  de  sa  mère  Louise  de  Savoie.  Le  titre  fut  porté  depuis  par  plusieurs 
princes  de  la  maison  de  France. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR 
L'ANGOUMOIS 

Cette  province  est  bornée  au  nord   par  le  département  des  Deux-Sèvres 

et  de  la  Vienne  ;  à  l'est  par  la  Haute-Vienne  et  la  Dordogne  ;  au  sud  par 

la   Dordogne  et  la  Charente-Inférieure;  à  l'ouest  par  la  Charente-Inférieure. 

Elle  forme  le  département  de  la  Charente  et  une  partie  de  celui  de  la 

Dordogne. 

Sa  capitale  est  Angoulême. 


EDITION  Ç^  SANKA: 


Prise  successivement  par  les  Wisigoths  (419)  et  par  les  Francs  (508),  elle  fut  d'abord  sous  la  dépen- 
dance des  ducs  d'Aquitaine  (768).  Elle  devint  un  comté,  sous  Pépin  II,  roi  d'Aquitaine,  puis  fut  inféodée 
aux  comtes  de  Poitiers.  Elle  fut  léguée  au  roi  de  France  en  1307  par  le  dernier  comte  Guy  de  Lusignan, 
mort  sans  postérité.  Cédée  aux  Anglais  en  1360,  elle  les  chassa  et  se  donna  au  roi  Chiarles  V.  François  I" 
en  fit  un  duché  en  faveur  de  sa  mère  Louise  de  Savoie.  Elle  revint  à  la  couronne  à  la  mort  de  cette  prin- 
cesse. Elle  fut  comprise  dans  le  gouvernement  de  l'Orléanais  avec  Henri  IV  et  devint  le  gouvernement 
de  Saintonge  et  d'Angoumois  sous  Louis  XIV. 

Charles  X  devenu  roi  était  duc  d'Angoulême. 

Les  habitants  s'appelèrent  d'abord  les  Agésinates  puis  les  Angoumois  ou  Angoumoisins. 

Ses  villes  principales  sont  : 

Angouléme  (38.000  habitants),  perchée  sur  une  hauteur  qui  surplombe  la  Charente,  a  gardé  quelques- 
unes  de  ses  fortifications  anciennes  et  de  beaux  restes  d'un  vieux  château,  ce  qui  lui  donne  un  cachet 
fort  curieux.  On  y  remarque  l'église  Saint-André  et  la  vénérable  Abbaye  de  Saint-Cybard,  du  temps  de 
Charlemagne,  fort  intéressantes.  Mais  le  monument  certainement  le  plus  digne  d'admiration  est  la 
cathédrale,  érigée  au  XI"  siècle,  sous  le  vocable  de  saint  Pierre,  dans  le  style  romano-byzantin.  Elle  a 
été  éprouvée  en  1568  par  les  Calvinistes,  mais  garde  tout  de  même  une  superbe  allure.  Aux  environs,  à 

Ruelle,  fonctionne  depuis  le  milieu  du  XVIII*  siècle  une  considérable  fonderie  de  canons. 

Cognac,  où  l'on  remarque  une  belle  église  romaine  et  le  vieux  château  où  naquit  François  I".  Une 
bataille  y  fut  livrée  en  1569  et  le  traité  de  la  Sainte-Ligue  y  fut  signé  en  1526.  Condé  l'assiégea  sans  succès 
en  1650.  Aux  environs  :  Jarnac,  fabrique  en  quantité  des  eaux-de-vie  qui  valent  celles  de  Cognac. 
Fameuse  bataille  en  1659. 

Ruffec,  très  ancienne,  est  connue  par  ses  pâtés  de  foies  d'oies  truffés,  et  de  perdreaux.  Des  conciles 
s'y  tinrent  en  1304  et  1327.  Belles  ruines  d'un  très  ancien  château-fort,  sur  une  hauteur  enserrée  par 
deux  bras  du  Lien.  Il  a  été  plusieurs  fois  modifié  intérieurement  et  surtout  extérieurement. 

Confolens,  dont  le  nom  signifie  «  confluentes  »  parce  qu'elle  est  située  au  confluent  de  la  Vienne  et  de 
rissoire.  Aux  environs  on  peut  admirer  la  Pierre  de  Sainte-Marguerite,  dolmen  très  connu. 

Dans  cette  intéressante  province  on  trouve  bien  des  beautés  archéologiques  antiques  :  le  camp  du 
Fort  Sévère,  une  voie  romaine,  aux  environs  de  Cognac,  beaucoup  de  souterrains,  de  tombeaux,  des 
termes,  aqueducs.  On  voit  à  Douchai  deux  vieilles  tours,  des  souterrains.  Enfin  beaucoup  de  médailles 
et  menus  objets  ;  des  restes  de  châteaux-forts  ou  d'abbayes  rappellent  le  Moyen-âge. 

Comme  curiosités  naturelles  citons  dans  le  cours  de  la  Dordogne  le  «  Saut  de  la  Gratusse  »,  beaucoup 
d'étangs  poissonneux  (de  la  Courrière,  de  Sérail,  de  Malambeau),  des  gouffres  souterrains,  la  source 
Insondable  du  «  Dormant  »  d'un  aspect  terrifiant  à  cause  de  son  immobilité,  de  sa  teinte  verdâtre  et  de 
sa  ceinture  de  rochers  sauvages  et  escarpés.  Puis  les  grottes  de  Rencogne,  toutes  décorées  de  stalac- 
tites, et  celles  de  Chez-Robi,  dans  l'une  desquelles  l'eau  qui  sort  du  Bandéa,  en  échappant  à  la  digue, 
se  précipite  avec  un  tumulte  épouvantable. 

L'Angoumois  est  arrosé  par  l'isle,  la  Dordogne,  la  Vézère,  la  Charente,  la  Vienne. 

Cette  province  est  célèbre  par  ses  volailles  grasses,  ses  truffes,  son  gibier  très  parfumé  parce  qu'il  sa 
nourrit  de  baies  de  genièvre  ;  les  noyers,  les  châtaigniers,  les  arbres  fruitiers  y  abondent.  Ses  rivières 
très  poissonneuses  contiennent  des  truites  et  de  magnifiques  saumons.  Des  distilleries  de  cognac  y 
travaillent  activement. 

On  y  trouve  des  mines  de  très  bon  fer,  du  cuivre,  du  plomb,  de  la  magnésie  ;  parmi  ses  richesses  miné- 
rales des  mines  de  houille,  des  carrières  de  marbre,  d'albâtre,  d'ardoises,  et  de  pierre  meulière  sont 
exploitées.  Ajoutons-y  de  l'argile,  du  granit,  etc.  et  aussi  des  sources  d'eaux  minérales.  Des  fonderies 
de  poudre  de  chasse  et  des  fonderies  de  canons  y  sont  en  activité. 

Y  naquirent  :  Balzac,  c'est  à  Angouléme  qu'il  vit  le  jour  en  1594  et  il  y  mourut  en  1654.  Il  se  fit  construira 
un  château  dans  la  ville  de  Balzac  dont  il  prit  le  nom.  Par  la  correction  de  son  style  et  son  érudition,  il 
contribua  de  manière  notoire  à  la  formation  de  la  langue  française.  Marguerite  de  Valois,  le  duc  de  la 
Rouchetoucauld,  François  !•',  Jacques  d'Angoulême,  sculpteur,  Ravaillac,  Rivaud  qui  fut  jugé  digne  par 
Bonaparte  de  diriger  l'avant-garde  de  l'Armée  pendant  la  campagne  de  Marengo;  le  contre-amiral 
Terrason 


Description  des  Blasons  N^M  à  9 

CHARENTE 

1  Angouléms.  Chef-lieu  du  département,  38.000  habitants  (Angoumois).  D'azur  au  portail  de  ville 
côtoyé  do  deux  tours  d'argent  et  ouvert  du  champ,  surmonté  d'une  fleur  de  lis  d'or. 

S'appela  successivement  ICULISNA;  plus  tard,  on  retrouve  le  nom  de  CIVITAS  ENGOLISMA,  d'où 
le  nom  actuel.  Il  n'est  pas  certain  toutefois  qu'Angoulême  soit  d'origine  romaine,  bien  qu'elle  ait  été 
la  capitale  d'un  peuple  connu  sous  le  nom  d'Agésinates.  Les  Wisigoths  la  conservèrent  jusqu'en  507, 
époque  où  Clovis  s'en  rendit  maître  après  la  bataille  de  Vouillé.  La  ville  fut  ruinée  par  les  Nor- 
mands au  IX*  siècle  et  passa  pendant  toute  la  féodalité,  sous  la  domination  de  petits  souverains  qui 
prirent  le  nom  de  comtes  d'Angoulême.  Après  la  bataille  de  Poitiers,  elle  fut  cédée  aux  Anglais,  mais 
l'hostilité  de  la  population  à  leur  égard  les  firent  s'en  dessaisir.  Charles  V,  appréciant  cette  conduite, 
rattacha  la  ville  aux  domaines  royaux.  Angoulôme  souffrit  beaucoup  des  dissensions  religieuses  à  la 
fin  du  XVI*  siècle.  François  I*'  l'érigea  en  duché  en  1515,  qui  fut  définitivement  réuni  à  la  couronne  en 
1710. 

2  Aubctarre.  Chef-lieu  de  canton,  530  habitants  (Aubeterrois).  De  vair  au  chef  contre-palé  d'argent 
et  de  gueules. 

Bâtie  en  amphithéâtre  sur  les  pentes  d'une  colline  dont  le  sommet  est  couronné  par  un  ancien  châ- 
teau, cette  petite  ville  est  d'un  aspect  très  pittoresque.  Belle  église  taillée  dans  le  roc. 

3  Barb«zi«ux.  Chef-lieu  de  canton,  4.230  habitants  (Barbéziens).  D'or  à  l'écusson  d'azur  en  abîme. 
S'appelait  autrefois  BARBESIL  ;  ses  maîtres,  les  comtes  de  ce  nom,  avec  l'assistance  des  comtes  de 
Cognac,  firent  souvent  la  guerre  aux  seigneurs  d'Angoulême.  Elle  possédait  un  château-fort  construit 
en  1463  et  des  fortifications  qui  furent  rasées  au  cours  du  XVIII*  siècle. 

4  Cognac.  Chef-lieu  d'arrondissement,  17.450  habitants  (Cognaçais).  De  gueules  à  un  cavalier,  le 
casque  en  tête  d'argent,  monté  sur  un  cheval  du  même  contourné,  le  cavalier  portant  une  fleur  de  lis 
d'or  au  bout  d'un  bâton  d'argent,  au  chef  cousu  d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

De  l'ancienne  appellation  COMPNIACUM,  Cognac  a  pour  origine,  le  prieuré  bénédictin  de  Saint- 
Liguaire,  dont  l'église  est  aujourd'hui  paroissiale.  De  nombreux  conciles  se  tinrent  en  cette  ville,  notam- 
ment ceux  de  1238  et  de  1260.  C'est  à  Cognac  que  naquit  François  I"  qui  y  dénonça  le  traité  de  Madrid 
en  1526.  Au  cours  du  XVI*  siècle  la  ville  devint  une  des  quatre  places  de  sûreté  des  protestants  et  sou- 
tint en  1651  un  siège  contre  Condé.  Si  la  Révocation  de  l'Edit  de  Nantes  lui  fut  néfaste,  elle  reprit 
une  importance  sans  cesse  accrue  depuis  1787,  par  son  commerce  d'eau-de-vie.  Intéressante  église 
à  la  façade  romane,  château  du  XV*  siècle. 

5  Confolans.  Chef-lieu  d'arrondissement,  2.630  habitants  (Confolennais).  D'or  à  un  pont  de  trois 
arches,  d'argent  supportant  trois  tours  du  même  crénelées  et  maçonnées  de  sable,  surmontées  des 
trois  lettres  C.  F.  L.  aussi  de  sable. 

Important  centre  agricole  fréquenté  pour  ses  marchés.  Possède  deux  belles  églises  romanes.  Ruines 
de  fortifications. 

6  La  Rochefoucauld.  Chef-lieu  de  canton,  2.800  habitants  (Rochois).  Burelé  d'argent  et  d'azur  à  trois 
chevrons  de  gueules  brochant  sur  le  tout,  le  premier  écimé. 

C'était  le  siège  d'une  baronnie  fondée  par  Foucault,  sire  de  la  Roche,  sous  le  roi  Robert  le  Pieux 
elle  fut  érigée  en  comté  en  1515  et  en  duché-pairie  en  1622. 

7  VilUbois-la-Valett*.  Chef-lieu  de  canton,  655  habitants.  D'azur  à  un  chevror  d'or  accompagné  de 
deux  fleurs  de  lis  du  même  en  chef,  et  d'une  croix  d'argent  en  pointe. 

Possède  une  église  du  XIII*  siècle  et  les  ruines  deschâteauxde  Villebois  et  La  Valette  qui  furent  érigés 
en  duché-pairie  en  1622  par  les  seigneurs  d'Épernon.  Marché  agricole. 

8  Montbron.  Chef-lieu  de  canton,  2.550  habitants.  De  vair  au  chef  contre-palé  d'argent  et  de  sinople. 
Belle  église  romane  du  XII*  siècle  et  ruines  de  fortifications.  Mines  abandonnées  de  plomb  argenti- 
fère et  d'antimoine  ;  aux  environs,  mégalithes. 

9  Ruffac.  Chef-lieu  de  canton,  3.195  habitants  (Ruffécois).  Fascé  d'or  et  de  gueules. 

Restes  de  fortifications  et  des  tours  de  l'ancienne  enceinte.  C'était  autrefois  un  marquisat  indépen- 
dant. Église  Saint-André  des  XII*  et  XV*  siècles  dont  la  façade  romane  est  une  des  plus  riches  de 
l'Angoumois. 


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1    ANGOUMOIS   4     2   ANGOUMOIS   4     3   ANGOUMOIS   4 

ANGOULEME        AUBETERRE        BARBEZIEUX 


CHARENTE 


CHARENTE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


4       ANGOUMOIS       4 

COGNAC 


5       ANGOUMOIS       4 

CONFOLENS 


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CAFÉ 


SANKA  CAF 


7       ANGOUMOIS       4 

VILLEBOISLAVALETTE 

CHARENTE 


8       ANGOUMOIS       4 

MONTBRON 


CAFÉ 


SANKA  CAF 


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CHARENTE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


6       ANGOUMOIS       4 

LA  ROCHEFOUCAULT 


SANKA  CAF 


SANKA 


9       ANGOUMOIS       4 

R  U  FF  E  C 


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SANKA  CAFÉ 


SANKA 


TU    TE    LÈVES.    BOIS  SANKA  ET  TU  SORS  .  .  .    BOIS  SANKA,  TU  TE  COUCHES  ET  TU 


DORS 


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Qeêcn^iàm  d/ustor^îçiieda/^&ison 

D'azur  à  trois  fleurs  de  lys  d'or,  à  la  bordure  de  gueules. 

La  province  d'Anjou  eut  d'abord  des  comtes  particuliers.  L'un  de  ceux-ct, 
Foulques  le  Réchin,  fut  l'ancêtre  de  Geoffroy  le  Bel,  surnonfimé  Plantagenet, 
qui  devint  Roi  d'Angleterre  par  son  mariage  avec  Mathilde, fille  et  héritière 
de  Henri  1",  roi  d'Angleterre  et  duc  de  Normandie. 

Philippe-Auguste  confisqua  le  Comté  d'Anjou  à  Jean  sans  Terre;  saint  Louis  le 
donna  à  son  frère  Charles  II,  roi  de  Naples  et  Sicile,  époux  de  Marguerite  de 
Provence.  De  ce  mariage  naquit  Charles  II,  dont  la  fille  Marguerite  porta 
l'Anjou  en  dot  à  Charles  de  Valois.  Par  l'avènement  de  Philippe  de  Valois, 
Ib  comté  d'Anjou  fut  réuni  à  la  couronne  ;  perdu  de  nouveau  lorsqu'il  fut 
donné  en  apanage  à  Louis,  frère  de  Charles  le  Sage,  il  fut  repris  par  Louis  XI 
et  réuni  définitivement  au  XVI*  siècle.  Le  titre  de  duc  d'Anjou  a  été  porté 
par  la  Maison  de  France. 


EDITION  09  SANKA: 


13 


NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  L'ANJOU 

Cette  province  constitue  actuellement  le  département  de  Maine-et-Loire  et  une  partie  de  ceux  de  la 
Mayenne,  de  la  Sarthe  et  de  l'Indre-et-Loire. 

Elle  est  bornée  au  Nord  par  le  Maine,  à  l'ouest  par  la  Bretagne,  à  l'est  par  la  Touraine,  au  sud  par  le 

Poitou. 

Sa  capitale  est  Angers. 

Conquise  par  Chlldéric,  elle  fut  réunie  aux  conquêtes  des  Francs.  Partagée  en  deux  Comtés,  Robert  le 
Fort  reçut  celui  d'Outre-Maine  des  mains  de  Charles  le  Chauve  et  celui  d'Anjou  même  échut  au  petit- 
fils  d'un  paysan,  Ingelger,  en  reconnaissance  de  son  dévouement  et  de  celui  de  sa  famille  lors  de  la 
guerre  contre  les  Normands  et  les  Bretons.  Les  Plantagenet  régnèrent  en  Angleterre  pendant  trois  siècles. 
Ils  sont  issus  des  Ingelger  qui  fondèrent  la  maison  d'Anjou.  L'Anjou  appartint  aux  rois  d'Angleterre 
jusqu'en  1203  ;  à  ce  moment  Philippe-Auguste  le  prit  à  Jean  sans  Terre.  Une  nouvelle  maison  d'Anjou 
fut  fondée  par  le  neuvième  fils  de  Louis  VIII,  en  1226,  qui,  avec  les  Angevins,  partit  à  la  conquête  du 
royaume  des  Deux-Siciles.  Le  Maine  et  l'Anjou  furent  réunis  au  domaine  royal  en  1328  par  Philippe  VI 
de  Valois.  L'Anjou  devint  Duché  en  1360.  Louis,  fils  de  Jean  le  Bon,  l'eut  en  apanage  après  la  mort  du 
roi  René.  Louis  XI  le  fit  entrer  dans  le  domaine  royal  et,  à  partir  de  ce  moment,  ce  ne  fut  plus  qu'un  apa- 
nage.Henri  III,  avant  d'être  roi  de  France,  le  duc  d'Alençon,  deux  fils  de  Louis  XIV  et  un  de  ses  petits-fils 
portèrent  le  titre  de  Duc  d'Anjou. 

Ses  habitants  s'appellent  les  Angevins. 

Les  villes  à  citer  sont  : 

Angers  (77.000  habitants),  s'enorgueillit  d'une  belle  cathédrale,  d'un  château  édifié  par  saint  Louis. 
L'éminent  sculpteur  David  d'Angers  y  fut  très  honoré.  Cette  ville  connut  abondamment  les  horreurs  de  la 
guerre.  Elle  est  partagée  en  trois  parties  par  la  Mayenne.  Mentionnons  la  curieuse  cité  des  Ponts-de-Cé, 
qui  s'allonge  pendant  3  kilomètres  à  travers  les  îles  et  le  fleuve  qu'enjambent  7  ponts  de  109  arches. 

Baugé,  dans  une  gracieuse  vallée  où  le  Duc  de  Clarence,  général  Anglais,  fut  battu  par  Charles  VII  en 
1421.  On  remarque  dans  la  Mairie  un  magnifique  escalier  qui  faisait  partie  du  château  du  roi  René. 

Cholet,  la  guerre  de  Vendée  causa  la  disparition  de  plusieurs  édifices  religieux  et  d'un  château  impor- 
tant,  de  grande  beauté.  Ses  fabriques  de  toiles  et  de  mouchoirs  ont  une  grande  réputation. 

Saumur,  très  animée  par  son  école  de  cavalerie,  très  joliment  située  et  dominée  par  un  curieux  château- 
fort,  ne  présente  comme  curiosité  qu'un  pont  ancien  de  Louis  XIV  et  l'Hôtel  de  Ville.  Aux  environs,  il  ne 
faut  pas  oublier  la  superbe  abbaye  de  Fontevrault  du  XI'  siècle,  où  s'élevaient  les  princesses  royales, 
appelées  Dames  de  France. 

Au  point  de  vue  archéologique,  les  souvenirs  celtiques  se  rencontrent  à  travers  toute  la  province.  Citons 
la  Motte-aux-Fées  et  la  Motte-Bourbon,  curieuses  tombelles.  Des  Romains  elle  a,  entre  autres,  la  Tour  de 
Galles  et  un  camp  presque  entier,  dans  la  commune  de  Chêne-Hutte.  Comme  beautés  naturelles  parlons 
du  puits  Giraud,  sorte  de  grotte  où  se  dressent  des  stalagmites,  où  pendent  des  stalactites,  embellies  de 
parties  cristallines,  puis  la  fontaine  de  l'aubier,  dont  les  eaux  ont  été  pendant  un  temps  utilisées  pour  les 
yeux. 

L'Anjou  est  arrosé  par  la  Sarthe,  le  Loir,  la  Mayenne  et  surtout  la  Loire  qui  dans  cette  province  revêt  une 
beauté  inégalable  par  aucun  autre  fleuve  d'Europe,  spécialement  au  Val  de  Loire.  Et  les  îles  qu'elle  forme 
dans  ce  département  sont  les  plus  belles  de  tout  son  cours.  Ce  magnifique  fleuve,  si  délicieusement 
encadré  de  collines  pittoresques,  de  prairies  verdoyantes,  est  d'un  cours  paresseux,  provenant  peut- 
être  des  sables  qui  l'encombrent  et  l'empêchent  d'être  navigable  dans  sa  plus  grande  partie. 

L'Anjou  est  un  pays  riche  et  prospère,  spécialement  au  point  de  vue  des  cultures.  Le  blé,  le  chanvre,  les 
fruits,  les  légumes  y  croissent  abondamment.  Des  vignobles  importants  produisent  des  vins  blancs 
préparés  en  petit  Champagne,  fort  appréciés.  De  nombreuses  filatures,  des  corderies  occupent  près  de 
60.000  ouvriers.  A  Trélazé  sont  les  plus  vastes  ardoisières  de  France.  Les  pépinières  sont  extrêmement 
renommées. 

Y  naquirent  :  le  Roi  René  dont  la  statue  s'élève  à  Angers,  Ambroise  Paré,  médecin  du  XVI»  siècle, 
Mme  Dacier,  de  la  Bourdonnaye  (ministre),  le  valeureux  Dupetit-Thouars,  le  naturaliste  Millet,  le  savant 
Chevreul  et  René  Bazin  (1853). 


14 


Description  des  Blasons  U^  1  à  9 

MAINE-ET-LOIRE 

1  Angara.  Chef-lieu  du  département,  85.602  habitants  (Angevins).  De  gueules  à  la  clef  d'argent  en 
pal,  au  chef  d'azur  chargé  de  deux  fleurs  de  lis  d'or. 

Capitale  de  la  nation  gauloise  des  Andes  ou  Andecavi,  elle  fut  appelée  JULIOMAGNUS  sous  la  domi- 
nation romaine  et  devint  plus  tard  capitale  de  la  province  d'Anjou.  Il  ne  s'y  passa  aucun  événement 
politique  important  ;  toutefois,  pendant  l'insurrection  vendéenne,  Angers  devint  le  centre  des  opéra- 
tions destinées  à  la  repousser.  L'évêché  d'Angers  date  du  milieu  du  III*  siècle.  Il  exista  également 
jusqu'en  1789,  une  université  importante  déjà  reconnue  en  1364  par  Charles  V.  Angers  est  une  des  villes 
les  plus  curieuses  de  France  au  point  de  vue  monumental.  Il  faut  citer  entre  autres  :  la  cathédrale 
Saint-Maurice  construite  sur  l'emplacement  d'une  ancienne  basilique  gallo-romame.  Le  château 
reconstruit  par  St-Louis,  plus  tard,  converti  en  poudrière,  est  une  des  plus  imposantes  forteresses  du 
Moyen-âge.  Patrie  de  Marie  d'Anjou,  reine  de  France  (1404-1464),  de  son  frère,  le  roi  René  (1409-1480) 
et  du  sculpteur  David  d'Angers  (1789-1856). 

2  Baugé  (Balgiacum).  Chef-lieu  de  canton,  2.870  habitants  (Baugeols).  D'argent  au  sanglier  de  sable 
baugé  dans  un  buisson  de  sinople. 

Intéressante  par  son  château  construit  par  Foulques  Nerra  au  XV'  siècle  sur  les  ordres  du  roi  René. 
Sur  la  route  du  Vieil-Baugé  se  trouve  un  bloc  de  pierre  où  la  croyance  populaire  voit  les  empreintes 
des  pieds  du  cheval  du  duc  de  Clarence,  général  anglais  qui  fut  tué  en  ce  lieu,  le  22  mars  1421,  lors 
de  la  victoire  de  Baugé  remportée  oar  les  troupes  de  Charles  Vil. 

3  B«aufort-«n-Vallé*.  Chef-lieu  de  canton,  3.262  habitants  (Beaufortais).  De  sinople  au  lion  d'argent 

contourné. 

On  y  voit  encore  les  ruines  d'un  château  bâti  au  XV*  siècle  et  souvent  habité  par  Jeanne  de  Laval, 
seconde  femme  du  roi  René.  Belle  église  des  XV*  et  XVI*  siècles  agrandie  et  embellie  dans  le  style 
ogival  flamboyant.  Le  clocher  haut  de  48  mètres  a  été  achevé  par  le  célèbre  architecte  Jean  de  Lépine. 
Non  loin  de  la  ville  se  trouvent  les  restes  de  l'ancien  prieuré  d'Avrillé. 

4  Cholvt.  Chef-lieu  d'arrondissement,  20.480  habitants  (Choletais).  D'azur  à  la  croix  d'argent  frettée 
de  gueules. 

Doit  sa  prospérité  industrielle  à  l'un  de  ses  derniers  seigneurs,  Colbert  de  Maulévrier,  qui  vivait  au 
début  du  XVIII*  siècle  et  qui  joua  un  rôle  important  dans  la  guerre  de  Vendée.  Occupée  le  14  mars  1793 
par  les  Vendéens,  elle  fut  successivement  reprise  par  les  Républicains  (14  avril),  puis  à  nouveau 
évacuée.  Ce  fut  sous  ses  portes,  qu'eut  lieu  le  17  octobre  dans  la  lande  de  Bégrolle,  le  combat  le  plus 
acharné  de  cette  guerre.  Les  royalistes  avaient  réuni  toutes  leurs  forces  centre  Kléber,  Marceau  et 
Haxo,  mais  il  furent  vaincus,  et  deux  de  leurs  chefs,  d'Elbée  et  Bonchamp,  grièvement  blessés.  Le 
10  mars  1794  on  se  battit  dans  les  rues  mêmes  de  la  ville,  que  les  Vendéens  sous  les  ordres  de  Stofflet 
prirent  et  incendièrent. 

5  Durtai.  Chef-lieu  de  canton,  2.855  habitants  (Durtalois).  Écartelé  aux  1  et  4  de  gueules  à  un  pal  d'or, 
aux  2  et  3  d'or  à  une  barre  de  gueules  brochant  sur  le  tout. 

Beau  château  du  XV*  siècle  remanié  au  XVII*  siècle  et  ayant  appartenu  aux  deux  maréchaux  de  Schom- 
berg.  Il  fut  le  siège  d'un  comté  créé  en  1564. 

•  Montr«uil-B«llay.  Chef-lieu  de  canton,  2.125  habitants  (Montreuillais).  D'azur  à  une  croix  d'or  can- 
tonnée de  quatre  besants  du  même. 

Doit  sa  fondation  à  Foulques  Nerra  qui  fit  construire  à  cet  endroit  un  château-fort  et  y  fonda  un  prieuré. 
En  1148,  l'un  des  seigneurs  de  Montreuil  ayant  enlevé  à  l'un  de  ses  vassaux  une  fille  d'une  rare  beauté, 
le  comte  d'Anjou  attaqua  la  place  mais  ne  la  prit  que  par  la  famine,  au  bout  d'un  an.  Le  seigneur  fut 
fait  prisonnier  et  le  château   démoli. 

7    Pouancé.   Chef-lieu  de  canton,  2.760  habitants  (Pouancéens).  Écartelé  aux  1  et  4  de  sinople  à  un  pal 
d'or,  aux  2  et  3  d'azur,  à  une  bande  d'or  brochant  sur  le  tout. 
Village  agricole,  foires  importantes. 

•  S«gr4.  Chef-lieu  d'arrondissement,  4.805  habitants  (Segréens).  Écartelé  aux  1  et  4  d'argent,  aux  2  et 
3  d'azur  à  un  pal  d'argent,  à  une  bande  d'azur  brochant  sur  le  tout. 

Village  agricole.  Son  église  paroissiale  de  style  roman  de  transition  est  très   ntéressante. 

9  Saumur.  Chef-lieu  d'arrondissement,  16.210  habitants  (Saumurois).  Coupé  d'azur  à  une  fasce  cré- 
nelée d'argent,  maçonnée  de  sable  et  surmontée  de  trois  fleurs  de  lis  d'or  et  de  gueules  à  la  lettre 
«  S  »  aussi  d'or. 

La  fondation  de  Saumur  est  très  ancienne.  Au  IX*  siècle  c'était  déjà  une  ville  importante  qui  tomba 
aux  mains  de  Foulques  Nerra,  comte  d'Anjou.  Le  comte  de  Poitiers  la  surprit  et  l'incendia  en  1067. 
Plus  tard,  Duguesclin  choisit  cette  ville  comme  quartier  général,  lorsqu'il  entreprit  de  chasser  les 
Anglais.  Vers  1425,  Saumur  était  défendue  par  un  château  déjà  connu  pour  sa  position  remarquable. 
A  la  Réforme,  la  ville  embrassa  le  protestantisme,  mais  la  Révocation  de  l'Édit  de  Nantes  causa  un 
grave  préjudice  à  sa  prospérité.  Belles  et  anciennes  églises,  place  d'armes  et  caserne  qui  est  l'un  des 
beaux  édifices  de  ce  genre  en  France. 


15 


1  ANJOU  4 

ANGERS 

MAINE-ET-LOIRE 


2  ANJOU  4  3  ANJOU  4 

BAUGE        BEAUFORT 


MAINE-ET-LOIRE 


MAINE-ET-LOIRE 


r 


^ 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4  ANJOU  4 

C  H  O  L  ET 

MAINE-ET-LOIRE 


5  ANJOU  4 

D  U  RT A  L 

MAINE-ET-LOIRE 


6  ANJOU         4 

MONTREUILBELLAY 

MAINE-ET-LOIRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFE 


7  ANJOU  4 

POUANCE 

MAINE-ET-LOIRE 


8  ANJOU  4  9  ANJOU  4 

SEGRE        SAUMUR 


MAINE-ET-LOIRE 


MAINE-ET-LOIRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFE 


SANKA  CAFÉ 


MAINE-ET-LOIRE 


SANKA  FUT,  EST  ET  RESTERA  LE  PREMIER  CAFÉ  DÉCAFÉINÉ  FRANÇAIS 


17 


SAINTONGE    i 


CAFE 


SAINTONGE 

Qôècr^ilàm  d&lû/'içiiedu/dâisa/i 


D'azur  à  une  mitre  d'argent,  accompagnée  de  trois  fleurs  de  lys  d'or. 
Après  avoir  eu  quelques  Comtes  particuliers,  ce  pays  fut  réuni  à  l'Aquitaine 
dont  il  suivit  la  destinée. 
Il  porte  une  mitre  en  souvenir  du  premier  évêque  du  pays  :  saint  Eutrope. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LA 
SAINTONGE 

Cette  province,  limitée  au  nord  par  le  Poitou,  à  l'est  par  l'Angoumois,  au  sud 
par  la  Guyenne  et  la  Gironde,  à  l'ouest  par  l'Océan  Atlantique  et  l'Aunls, 
a  formé  la  plus  grande  partie  du  département  de  la  Charente-Inférieure,  en 
n'y  comprenant  cependant  pas  l'arrondissement  de  la  Rochelle  et  la  moitié 
de  celui  de  Rochefort  (côté  ouest). 

Autrefois  on  partageait  cette  province  en  deux  parties  divisées  par  la  Cha- 
rente :  la  Haute-Saintonge,  capitale  Saintes,  la  Basse-Saintonge  capitale 
Saint-Jean-d'Angély.  Aujourd'hui  la  seule  capitale  est  Saintes. 


EDITION 


Q 


SANKA 


18 


Les  Saintongeais  n'ont  pas  d'histoire  personnelle.  Ils  ont  cependant  été  mêlés  à  tous  les  faits  historiques 
de  la  France.  Les  Santones,  très  puissants  au  temps  de  César,  leur  ont  donné  leur  nom  autrefois.  Les 
Romains,  quand  ils  envahirent  la  contrée,  n'eurent  pas  à  supporter  une  grande  résistance  de  leur  part. 
Le  Duc  d'Aquitaine  Eudes  en  augmenta  ses  états,  puis  elle  fut  apportée  en  dot  à  Henri  II  d'Aquitaine 
par  Eléonore  après  son  divorce.  Jean  sans  Peur  se  laissa  confisquer  par  Philippe-Auguste  la  Haute- 
Saintonge.  Réunie  à  l'Angoumois  par  Henri  IV,  Charles  V  seulement  put  en  enrichir  la  couronne  en 
1375  et  elle  fut  rattachée  à  l'Aunis  en  1694.  Ce  pauvre  pays  souffrit  terriblement  d'abord  de  la  guerre  de 
Cent  Ans,  puis  des  guerres  de  religion,  au  XVI*  siècle  ;  il  resta  presque  complètement  protestant.  Les 
désordres  de  la  Ligue  te  soumirent  encore  à  de  cruelles  épreuves.  Il  fut  un  grand  gouvernement  de 
l'ancien  régime. 

Ses  habitants  sont  les  Saintongeais. 

Les  villes  principales  sont  : 

Saintes  (20.000  habitants),  très  intéressante  au  point  de  vue  archéologique  ;  arc  de  triomphe  de  Ger- 
manicus  ;  très  vastes  arènes  ;  superbes  églises,  entre  autres  :  Saint-Eutrope  avec  une  merveilleuse 
crypte  romane.  Cette  très  ancienne  ville  domine  la  Charente,  de  manière  fort  pittoresque.  Elle  subit  des 
invasions  des  Alains,  des  Vandales  (406),  des  Wisigoths  (419),  de  Clovis  en  507.  Charles  Martel  la  reprit 
aux  Arabes  en  732.  Pépin  le  Bref  y  contracta  la  maladie  dont  il  mourut.  Les  Normands  la  reprirent  et  y 
mirent  le  teu  (847).  Louis  IX  s'en  empara  en  1242,  mais  en  remit  cependant  la  moitié  â  Henri  III  en  1258. 
Cédée  aux  Anglais  en  1360,  reprise  par  Duguesclin  en  1371,  elle  racheta  la  gabelle  (1547)  par  une  rançon 
très  importante.  Bernard  Palissy  y  résida  beaucoup  et  y  a  sa  statue. 

Jonzac,  très  ancienne,  soutint  plusieurs  sièges  aux  XV*  et  XVI»  siècles.  Le  château  qui  la  défendait 
s'élève  encore  au  haut  d'un  rocher  à  pic.  Il  parait  que  des  souterrains  serpentent  dans  l'intérieur  des 
terrains  et  amènent  jusqu'à  la  ville. 

Pons,  ancien  château-fort.  Eaux  minérales.  Se  fit  connaître  pendant  les  guerres  de  religion. 

Barbezieux,  où  le  vieux  château-fort  a  été  transformé  en  prison.  La  famille  de  La  Rochefoucauld  ei 
celle  de  Louvois  le  possédèrent. 

Marennes,  unique  en  Europe  au  point  de  vue  de  l'ostréiculture,  ne  peut  être  oubliée.  Elle  produit  des 
fèves  célèbres  et  aux  environs  se  trouvent  des  tourbières. 

Royan  est  la  plage  la  plus  fréquentée  de  la  région,  à  cause  de  sa  situation  pittoresque.  On  y  pêche  la 
savoureuse  sardine  du  même  nom. 

Cette  province  contient  de  nombreux  monuments  druidiques,  dolmens,  menhirs,  tombelles.  souterrains, 
niches  sépulcrales,  idoles  égyptiennes,  ruines  d'anciens  châteaux-forts,  d'anciennes  abbayes,  curieux 
tombeau  d'une  prêtresse  isiaque.  Dans  l'île  de  Courcony  on  a  trouvé  d'antiques  médailles  d'or.  Cette 
province,  dont  les  plus  hautes  collines  ne  dépassent  pas  180  m.,  est  ceinturée  de  nombreux  marais 
salants.  «C'est  le  plus  oeau  lossé  ûe  mon  royaume»,  disait  Henri  IV.  Des  falaises  calcaires  aui  dominen' 
la  mer  on  a  des  spectacles  grandioses  et  sévères,  souvent  très  impressionnants. 
La  Saintonge  est  arrosée  par  la  Charente  et  ses  affluents.  La  Sèvre-Niortaise  et  la  Gironde  la  limitent  au 
nord  et  au  sud.  Les  bords  de  cette  dernière,  sur  l'estuaire,  ont  une  ampleur  majestueuse.  L'ensemble 
du  littoral  a  une  longueur  de  170  kilomètres,  et  est  joliment  découpé  de  baies  nombreuses.  Les  canaux 
de  Brouage  et  de  Niort  à  la  Rochelle  sont  navigables. 

Cette  région  est  très  riche  naturellement,  grâce  à  son  sol  fertile.  Légumes,  fruits,  céréales  y  abondent. 
Elle  possède  un  vignoble  important.  La  pêche,  les  huîtres,  le  sel,  sont  des  sources  de  grands  bénéfices 
pour  cette  province.  Les  marais  salants  ont  la  réputation  de  donner  les  sels  les  plus  appréciés  de  toute 
l'Europe.  De  nombreuses  corderies,  fonderies,  verreries,  mégisseries,  poteries,  y  fonctionnent.  La  vie 
commerciale  s'intensifie  dans  les  ports  et  sur  les  cours  d'eau.  Des  carrières  de  pierres  de  taille  se  ren- 
contrent. Certaines  contiennent  des  coquillages  fossiles.  Enfin  une  marne  très  fine,  propre  à  la  fabrica- 
tion du  savon  et  de  la  verrerie,  une  mine  de  plâtre  très  pur,  complètent  les  ressources  de  cette  province, 
ressources  si  variées  que  Elisée  Reclus  a  pu  dire  :  «  Peu  de  régions  pourraient  mieux  .se  suffire  à  elles- 
mêmes  si  elles  se  trouvaient  tout  à  coup  séparées  du  reste  de  la  terre  ». 

Y  naquirent  :  Tallemant  des  Réaux,  Agrippa  d'Aubigné,  Mme  de  Montespan,  de  la  Galissonnière,  Ouperré, 
Guillotin,  Audebert. 


19 


I9  9m9mwwn9wm9tm^n^rmm 

•     AUNIS     • 


SANKA 


AUNIS 


Qeim/ilmi  d/ustarigiieduêùison 

De  gueules  à  une  perdrix  d'or  couronnée  du  même. 
L'Aunis  démembré  de  la  Saintonge,  ne  forma  un  gouvernement  particulier 
qu'en  1648. 
NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  L'AUNIS 

Cette  province,  la  plus  petite  des  anciennes  provinces  de  France,  est  en- 
clavée au  nord  par  le  Poitou,  à  l'est  par  la  Saintonge,  à  l'ouest  par  l'Océan 
Atlantique  et  au  sud  par  la  Saintonge  et  la  Gironde. 
L'Aunis  se  partagea  en  deux  partis,  celui  de  La  Rochelle  et  celui  de  Saint- 
Jean-d'Angely.  Il  devint  un  gouvernement  général,  siégeant  à  La  Rochelle, 
qui  comprenait  l'Aunis,  les  îles  de  Ré,  d'Oléron  et  d'Aix.  Il  forma,  avec  la 
Saintonge,  le  département  de  la  Charente-Inférieure,  à  l'époque  de  la  Ré- 
volution et  constitue  aujourd'hui  une  partie  des  deux  départements  de  la 
Charente-Inférieure  et  des  Deux-Sèvres.  La  capitale  est  La  Rochelle. 
Les  Wisigoths  l'occupèrent.  Il  passa  aux  Francs  après  la  bataille  de  Veuille 
en  507.  Les  Mauléon  et  les  Chatelaillon  le   possédèrent  au  X'  siècle.  Mais 


EDITION  Çp  SANKA: 


21 


Guillaume  VIN,  duc  d'Aquitaine,  le  leor  enleva.  On  ne  connaît  aucun  Comte  d'Aunis.  M  relevait  des 
Comtes  du  Poitou.  Il  devint  anglais  lorsque  Eléonore  épousa  Henri  Plantagenet  en  1152.  Louis  VIII  en 
s'emparant  de  La  Rochelle  en  1224  le  refit  Français  jusqu'au  traité  de  Brétigny  en  1360,  où  il  repassa 
à  l'Angleterre.  Cependant  les  Anglais  furent  chassés  par  les  Français  et  Duguesclin  s'en  empara.  Les 
guerres  de  religion  le  bouleversèrent.  Richelieu  se  rendit  maître  de  La  Rochelle  en  1629  et  triompha  défi- 
nitivement des  Protestants  qui  en  avaient  fait  leur  dernier  refuge.  Ses  habitants  d'abord  nommés  San- 
tones,  s'appellent  aujourd'hui  les  Aunisiens. 

La  Rochelle  (28.000  habitants),  jadis  notre  premier  port  sur  l'Océan,  fut  une  des  plus  importantes  places 
fortes  du  protestantisme  aux  XVI'  et  XVII«  siècles.  En  1573,  un  traité  y  fut  signé  qui  accordait  aux  Pro- 
testants la  liberté  de  leur  culte  dans  cette  ville,  à  Nîmes  et  à  Montauban.  Elle  acquit  une  certaine  célébrité 
par  le  siège  qu'elle  soutint  en  1628.  Vauban  l'entoura  d'une  enceinte  continue.  En  parcourant  de  curieuses 
rues  à  porches,  on  admire  l'Hôtel  de  Ville  de  la  Renaissance  et  le  très  pittoresque  port  défendu  par  deux 
anciennes  et  curieuses  tours.  Le  port  de  La  Palice,  un  des  plus  grands  de  France,  est  spécialement 
remarquable,  parce  qu'ii  est  en  eau  profonde.  Son  commerce  y  est  très  actif  et  varié. 
L'Ile  de  Ré,  quoique  très  petite  est  très  peuplée,  se  compose  de  deux  terres  séparées  par  l'isthme  de 
Martray.  Elle  fut  célèbre  au  moment  des  guerres  avec  l'Angleterre  et  avec  les  Protestants.  Elle  renferme 
des  marais  salants  et  les  huîtres  y  abondent. 

Rochefort  (34.000  habitants),  favorisée  par  une  puissante  marée,  et  la  largeur  du  fleuve  qui  atteint 
200  mètres  est  un  de  nos  cinq  ports  militaires  les  meilleurs.  Pourtant,  c'est  seulement  12  jours  par  an 
qje  les  grands  bateaux  de  7  à  8  mètres  peuvent  y  pénétrer.  La  ville  fut  créée  par  Colbert  en  1666.  Le 
Chevalier  de  Clerville  en  fit  les  plans  ;  elle  fut  fortifiée  en  1675.  Les  Hollandais  tentèrent  vainement  de 
s'en  emparer  en  1674.  Il  en  fut  de  même  des  Anglais  en  1690,  et  1803. 

L'Ile  d'Oléron,  située  en  face  des  embouchures  de  la  Sèvre  et  de  la  Charente  porte  deux  villes  :  Oléron 
et  Saint-Pierre  d'Oléron.  Elle  fut  longtemps  propriété  des  Comtes  '^'Anjou  et  des  Ducs  d'Aquitaine. 
Charles  V  l'acquit,  les  Anglais  s'en  emparèrent; elle  fut  reprise  par  Charles  VII,  disputée  au  temps  de  la 
Ligue  et  enfin,  fut  fortifiée  par  Louis  XIV. 

Niort,  prise  par  Duguesclin  pendant  la  guerre  de  Cent  Ans,  supporta  de  grandes  épreuves  pendant 
les  guerres  de  religion  ;  c'est  une  jolie  ville,  heureusement  placée  sur  le  versant  de  deux  collines  au  pied 
desquelles  coule  doucement  la  Sèvre  Niortaise.  L'Ecole  Militaire  d'infanterie  de  Saint-Maixent  est  aux 
environs.  ^ 

Melle,  où  les  Romains  avaient  trouvé  et  exploité  du  plomb  argentifère, fut  longtemps  une  ville  indus- 
trielle importante  ;  laRévocatior  de  l'Edit  de  Nantes  lui  porta  un  coup  fatal. 

Saint-Jean-d'Angély  est  bâtie  sur  l'emplacement  où  se  dressait  jadis  le  superbe  château  des  ducs 
d'Aquitaine,  il  fut  démoli  par  Pépin  le  Bref  et  remplacé  par  un  couvent  de  Bénédictins.  Le  frère  de 
Louis  XI  succomba  au  poison,  dans  cette  ville,  en  1472  et  en  1588,  le  prince  de  Condé  connut  la  même 
mort  des  mains  de  la  princesse  de  la  Trémouille,  sa  femme. 

Il  n'y  a  aucune  trace  d'archéologie  romaine  dans  ce  pays  qui  était  sous  la  mer  à  cette  époque  reculée. 
ivtais  les  souvenirs  au  Moyen-aye  abondent  ;  ruines  de  châteaux-forts,  abbayes,  portails,  clochers 
d'églises,  le  très  curieux  monument  de  Moïse  (près  de  Rochefort)  supposé  temple  juif.  Mais  il  n'en  reste 
plus  que  peu  de  pierres.  A  Melle  deux  statues  dégradées  que  l'on  croit  figurer  Constantin  etCharlemagne. 
Comme  beautés  naturelles,  nous  devons  livrer  à  l'admiration  la  «  grande  Plage  »  dans  l'Ile  d'Oléron 
(sud-ouest)  que  sa  solitude  et  son  immensité  revêtent  d'une  beauté  sévère  sans  égale.  La  Fosse  de 
Prahecq  qui  contient  une  source,  beaucoup  d'étangs,  sont  à  citer. 
La  Sèvre  Niortaise  l'arrose,  avec  la  Boutonne  et  la  Charente. 

L'Aunis  est  fertile  ;  céréales,  fruits,  légumes  y  abondent  ;  les  forêts  sont  formées  d'essences  variées  où 
les  arbres  verts,  le  chêne,  le  hêtre  et  le  châtaignier  dominent.  Le  sol  renferme  du  fer,  du  marbre,  du 
granit,  des  pierres  calcaires,  meulières,  etc.  Quelques  sources  minérales  y  sont  exploitées.  L'élevage 
des  boeufs  est  important  parce  qu'ils  appartiennent  à  la  race  réputée  dite  «  parthenaise  ».  Ses  chevaux 
et  mulets  sont  si  renommés  qu'il  en  est  envoyé  jusqu'en  Espagne.  La  mer  donne  ses  richesses  de  sel, 
huîtres  et  poissons,  et  la  terre  un  abondant  gibier.  On  s'y  occupe  activement  de  la  fabrication  des  étoffes 
(peluche,  draps,  toiles)  et  de  celle  des  poteries,  faïenceries,  etc.  Cette  branche  de  l'industrie  a  été 
introduite  par  Bernard  Palissy  qui,  aussi  bien  dans  la  Charente-Inférieure  que  dans  les  Deux-Sèvres, 
acquit  une  grande  célébrité  ;  sa  vie  fut  besogneuse  au  début.  On  assure  qu'il  brûlait  ses  meubles  pour 
chauffer  son  four,  à  la  plus  grande  indignation  de  sa  femme  aussi  désagréable  qu'incapable  de  com- 
prendre quel  artiste  elle  avait  épousé. 

Beaucoup  de  personnages  célèbres  sont  nés  en  Aunis  :  citons  au  hasard  M.  de  Fontanes,  .a  Ouintinie, 
La  Rochejaquelein,  la  Touche-Tréville,  Duperré,  Bouguereau,  Fromentin,  Loti,  Réaumur. 


22 


Description  des  Blasons  N^^  i  ^  9 

CHARENTE-INFÉRIEURE 

1  Archiac.  Chef-lieu  de  canton,  800  habitants  (Archiacois).  De  gueules  à  deux  pals  de  vair,  au  chef 
d'or. 

Ce  sont  les  arnnes  des  anciens  seigneurs  d'Archiac,  dont  le  plus  connu,  Maynard,  habitait  vers  1030 
le  château  situé  sur  une  colline  très  élevée  qui  dominait  les  vignobles  de  la  grande  Champagne. 
Ce  château  fut  détruit  et  reconstruit  plusieurs  fois.  En  1385  le  connétable  de  Bourbon  le  prit  aux  Anglais 
et  le  rasa.  Relevé  de  ses  ruines  à  l'époque  de  la  Renaissance,  il  fut  définitivement  anéanti  à  la  Révolu- 
tion. La  tour  que  l'on  aperçoit  actuellement  au  sommet  de  la  colline  est  une  construction  récente. 

2  La  Rochelle.  Chef-lieu  du  département,  41.520  habitants  (Rochellois).  De  gueules  au  navire  équipé 
d'argent  sur  une  mer  ondée  d'azur,  au  chef  du  même  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Doit  son  appellation  actuelle  au  mot  RUPELLA  qui  signifie  :  petite  roche.  Son  origine  semble  remonter 
vers  l'an  960.  En  vertu  du  traité  de  Brétigny,  elle  passa  sous  la  domination  anglaise  de  1300  à  1372. 
Devenue  à  l'époque  de  la  Réforme  une  importante  place  forte  des  protestants,  la  Rochelle  eut  à  sou- 
tenir deux  sièges  héroïques.  En  1572,  l'armée  royale,  sous  les  ordres  du  duc  d'Anjou,  l'assiégea  pendant 
7  mois  ;  mais  devant  l'énergigue  résistance  des  Rochellois,  Charles  IX  dut  signer  l'édit  de  pacification 
rétablissant  les  concessions  faites  aux  protestants  par  le  traité  de  Saint-Germain  en  1570  :  admission 
à  tous  les  emplois,  reconnaissance  de  leurs  villes  de  sûreté  et  liberté  de  conscience.  Plus  tard,  en  1627- 
1628,  le  Cardinal  de  Richelieu  entoura  la  Rochelle  d'une  ceinture  de  forts  et  pour  barrer  la  route  à  une 
escadre  anglaise  venue  pour  la  soutenir,  fit  construire  une  digue  énorme  dont  on  voit  encore  les  restes 
à  marée  basse.  Le  siège  dura  quinze  mois.  Défendue  par  Jean  Godefroy,  puis  Jean  Guiton,  la  ville 
opposa  une  résistance  acharnée.  Mais  la  famine  décima  la  population  et  elle  dut  capituler  le  29  octobre 
1628.  La  ville  actuelle,  par  ses  nombreux  monuments  et  ses  vieilles  maisons,  offre  un  réel  intérêt  his- 
torique. 

3  Marennes.  Chef-lieu  de  canton,  4.080  habitants  (Marennais).  D'azur  à  un  voilier  d'argent  sur  une  mer 
aussi  d'argent,  adextré  en  chef  d'une  étoile  de  cinq  branches  du  même. 

Est  surtout  renommée  pour  ses  établissements  ostréiculteurs  et  pour  l'exploitation  des  marais 
salins  qui  entourent  la  localité. 

4  Pons.  Chef-lieu  de  canton,  4.425  habitants  (Pontois).  D'argent  à  la  fasce  bandée  de  gueules  et  d'or. 
De  l'ancienne  appellation  PONTIUM  ;  elle  est  divisée  en  haute  et  basse  ville  dominée  par  l'ancien 
château  des  sires  de  Pons,  datant  du  IX*  siècle.  C'était  une  des  places  fortes  des  calvinistes  dans  la 
Saintonge  et  Louis  XIII  en  fit  détruire  les  fortifications  en  1622  après  la  prise  de  SaInt-Jean-d'Angéiy. 

5  Rochefort-sur-Mer  (Rupifortium).  Chef-lieu  d'arrondissement,  28.275  habitants  (Rochefortains). 
Coupé  mi-parti  au  1  d'azur  à  une  étoile  rayonnante  de  cinq  branches  d'or,  au  2  d'or  à  un  fort  crénelé 
sur  un  rocner,  le  tout  de  sable,  et  de  sable  au  navire  d'argent,  équipé  d'or,  voguant  sur  une  mer  aussi 
d'argent. 

C'est  une  ville  récente  fondée  sous  le  règne  de  Louis  XIV  ;  elle  était  à  l'époque  le  troisième  port  mili» 
taire  de  France  ;  elle  en  a  conservé  tous  les  bâtiments,  notamment  l'hôpital  et  l'école  d'artillerie. 

6  Royan  (Royanum).  Chef-lieu  de  canton,  10.390  habitants  (Royannais).  Ëcartelé  au  1  de  sinople  à  trois 
poissons  d'argent,  celui  du  milieu  contourné,  au  2  d'or  au  phare  de  sable,  au  3  de  gueules  à  une  harpe 
d'argent,  au  4  d'azur  au  navire  d'argent  voguant  sur  une  mer  du  même. 

C'est  un  petit  port,  surtout  connu  comme  station  balnéaire  qui  soutint  en  1622  un  siège  contre 
Louis  XIII. 

7  Saintes.  Chef-lieu  d'arrondissement,  20.470  habitants  (Saintais).  De  gueules  au  pont  de  trois  arches 
surmonté  de  trois  tours  d'argent,  crénelées  et  maçonnées  de  sable,  au  chef  cousu  d'azur  à  trois  fleurs 
de  lis  d'or. 

Ancienne  capitale  des  Santones,  elle  est  mentionnée  par  Pline  sous  le  nom  de  MELODIANUM  SANTO- 
NUM.  Comprise  dans  l'Aquitaine  elle  fut  soumise  aux  Wisigoths,  puis  plus  tard  aux  Normands  sous  le 
rèpne  de  Philippe  IV;  le  duc  d'Alençon  s'empara  de  Saintes  par  surprise  en  1330.  Elle  fut  maintes  fois 
prise  par  les  partis  en  présence  à  l'époque  de  la  Réforme.  On  y  remarque  quelques  Intéressants 
vestiges  romains,  notamment  :  les  Thermes,  l'amphithéâtre  et  l'arc  de  triomphe.  Belle  cathédrale 
commencée  sous  Charlemagne.  Patrie  de  Bernard  Palissy. 

8  Saint-Jean-d'Angély.  Chef-lieu  de  canton,  6.745  habitants  (Angéliens).  D'azur  semé  de  fleurs  de 
lis  d'or,  au  franc-quartier  de  gueules  chargé  d'un  chef  de  Saint-Jean  dans  une  coupe  d'or. 

Doit  son  origine  à  un  château  devenu  monastère  en  768,  construit  dans  une  forêt  nommée  ANGERlA- 
CUM.  Le  chef  de  St-Jean-Baptiste  qui  détenait,  dit-on,  ce  monastère,  attira  de  nombreux  pèlerins. 
La  ville  fut  assiégée  vers  1562  par  le  duc  de  La  Rochefoucault,  un  des  chefs  huguenots  qui  la  conser- 
vèrent jusqu'en  1621,  époque  où  elle  *ut  prise  par  Louis  XIII,  qui  voulut,  mais  sans  réussir,  changer  son 
nom  en  celui  de  Bourg-Louis. 

•  Talmont-sur-Gironde.  Commune,  183  habitants  (Talmontais).  D'or  à  trois  tours  crénelées  de  gueules 
couvertes  en  pointes  de  gueules  et  girouettées  du  même,  ouvertes  au  champ  et  maçonnées  de  sable 
posées  2  et  1. 

Intéressante  par  son  église,  bâtie  dans  une  situation  dominante,  de  style  roman  du  XI*  siècle  et  dédiée 
à  Sainte-Radegonde. 


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1     AUNIS-SAINTONGE  4  2    AUNIS-SAINTONGE   4  3   AUNIS-SAINTONGE   4 

ARCHIAC        LA  ROCHELLE        MARENNES 

CHARENTE-INFERIEURE  CHARENTE-INFÉRIEURE  CHARENTE-INFERIEURE 


CAFÉ 


SANKA  CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4    AUNIS-SAINTONGE   4 

PONS 

CHARENTE-INFERIEURE 


5   AUNIS-SAINTONGE  4  6   AUNIS-SAINTONGE  4 

ROCHEFORT  S.M.         R    O   Y   A    N 

CHARENTE-INFERIEURE  CHARENTE-INFÉRIEURE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7   AUNIS-SAINTONGE   4  8    AUNIS-SAINTONGE   4  9   AUNIS-SAINTONGE   4 

SAINTES         SMEANDANGÉLY         TALMONT 


CHARENTE-INFERIEURE 


CHARENTE-INFÉRIEURE 


CHARENTE-INFERIEURE 


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CAFE 


SANKA  CA 


FÉ     "^'i^Pli*^      SAf 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


CHARENTE-INFÉRIEURE 


LE  CAFÉ  SANKA,  SANS  CAFÉINE,  SAUVE  VOTRE  COEUR.   LE    PREMIER    DÉCAFÉINÉ    FRANÇAIS 


25 


AUVEKGNE 

S)eSm/i/ion  el/uslmçuedul^hson 


D'or  au  gonfanon  de  gueules  frangé  de  sinople. 

L'Auvergne  eut,  dès  les  premiers  temps  de  la  féodalité,  des  vicomtes  oarti- 
culiers.  Marie  d'Auvergne,  héritière  des  comtes  d'Auvergne,  porta  cette 
province  dans  la  maison  de  la  Tour,  par  son  mariage  avec  Bertrand  IV  de 
la  Tour,  en  1389.  Son  arrière  petite-fille,  Marie  de  la  Tour,  épousa  Laurent 
de  Médicis,  père  de  Catherine  de  Médicis.  L'Auvergne  fut  réunie  à  la 
couronne  sous  Louis  XIII,  ce  prince  l'ayant  reçue  en  don  de  Marguerite  de 
Valois,  fille  de  Henri  II  et  de  Catherine  de  Médicis.  En  1651,  Louis  XIV 
échangea  l'Auvergne  au  duc  de  Bouillon  contre  Sedan  et  Raucourt. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR 
L'AUVERGNE 

Cette  splendide  contrée  est  bornée,  au  nord,  par  le  Bourbonnais  et  le 
Berry,  à  l'est  par  le  Velay  et  le  Forez,  au  sud  par  le  Rouergue  et  le 
Gévaudan,  à  l'ouest  par  le  Limousin,  la  Marche  et  le  Ouercy. 


EDITION  Ç^SANKA: 


27 


Le  Puy-de-Dôme,  le  Cantal  et  une  partie  de  la  Haute-Loire,  représentent  aujourd'hui  ce  qu'était 
l'Auvergne,  qui  se  nomnna  aussi  la  Limagne. 

Sa  capitale  est  Clernnont-Ferrand. 

L'Auvergne  fait  partie  de  la  première  Aquitaine  et  se  soumit  si  volontiers  à  la  civilisation  romaine  qu'elle 
n'accepta  pas  facilement  d'appartenir  aux  Wisigoths  quand,  en  475,  Népos  la  leur  céda.  Prise  par  Clovis, 
en  507,  elle  devint  comté  dépendant  de  l'Aquitaine,  Pépin  le  Bref  l'attaqua,  mais  se  heurta  à  Blandin  qui 
combattait  pour  le  duc  Waïfre.  Divers  comtes  nommés  par  les  rois  de  France  ou  les  ducs  d'Aquitaine, 
la  gouvernèrent,  mais  leurs  descendants  mâles  faisant  défaut  dès  le  commencement  du  X»  siècle,  elle 
passa  aux  comtes  de  Bourges  par  mariage.  Neuf  générations  de  comtes  d'Auvergne  se  succédèrent. 
Les  seigneurs  de  Clermont  naquirent  de  la  dépossession  des  descendants  de  Robert,  fils  de  Guillaume  IV. 
En  1210,  Philippe-Auguste  confisqua  le  comté  à  Guy,  petit-fils  de  Guillaume,  pour  le  punir  d'avoir  prêté 
son  concours  au  roi  d'Angleterre.  Louis  XI  pardonna  à  Guillaume,  fils  de  Guy,  mais  une  portion  du  comté, 
«la  terre  d'Auvergne >j  en  fut  séparée  et  devint  duché-pairie,  par  le  roi  Jean  pour  son  fils.  L'épouse  de 
Jean  de  Bourbon,  Marie  de  Berry,  le  reçut  en  dot  en  1400,  des  mains  de  Charles  VI  et  jusqu'à  la  mort 
du  connétable  de  Bourbon,  il  fit  partie  de  cette  maison.  Louise  de  Savoie,  alors,  le  reçut  en  douaire. 
Réuni  à  la  couronne  en  1531,  Catherine  de  Médicis  l'eut  en  dot,  puis  Elisabeth  d'Autriche  l'eut  en  douaire, 
puis  il  revint  au  domaine  royal.  A  Godefroy,  époux  de  Jeanne  de  Ventadour,  s'arrêta  la  possession  du 
comté  d'Auvergne  par  les  descendants  de  Guillaume.  Il  passa  dans  la  maison  de  Bertrand  de  la  Tour, 
quand  celui-ci  épousa  Marie,  comtesse  d'Auvergne,  fille  de  Jeanne  et  de  Godefroy,  et  cette  famille 
s'appela  désormais  de  La  Tour  d'Auvergne.  Charles  d'Angoulême,  fils  naturel  de  Charles  IX,  en  1589,  le 
reçut  de  Catherine  de  Médicis  ;  Marguerite  de  Valois  le  lui  enleva  en  1606  et  le  céda  à  Louis  XIII,  rfaunhtn. 
Quand  il  devint  roi,  cette  province  fit  enfin  partie  du  domaine  royal  en  1610,  définitivement. 
Ses  habitants  s'appellent  les  Auvergnats. 

Ses  villes  principales  sont  : 

Aurillac  (16.800  habitants),  remonte  au  IX*  siècle.  L'ermite  Géraut  fonda,  sur  l'emplacement  qu'elle 
occupa,  un  couvent  de  Saint-Benoît  qui  devint  bientôt  le  noyau  d'une  ville.  Elle  ne  se  développa  pas 
comme  on  l'espérait,  à  cause  des  épreuves  qu'elle  subit  ;  huit  fois  prise  ou  reprise,  les  guerres  civiles 
et  religieuses  la  dévastèrent.  De  l'ancien  monastère,  il  lui  reste  l'église  fort  intéressante. 

Mauriac,  s'enrichit  d'une  magnifique  église  de  style  roman,  et  la  jolie  Dordogne  passe  à  ses  pieds. 

Saint-Flour,  aux  environs  de  laquelle  on  admire  le  hardi  et  superbe  viaduc  de  Gabarit.  On  l'appela 
longtemps  «  la  ville  noire  »,  sans  doute  à  cause  du  pavage  de  ses  rues,  fait  de  laves.  Elle  est  défendue 
par  de  rudes  escarpements.  Des  eaux  abondantes  jaillissent  un  peu  partout  de  ce  sol  volcanique. 

Clermont-Ferrand,  capitale  des  Arvernes  ;  sous  les  Gaulois,  elle  s'appelait  Nemetum.  Très  curieux 
monuments  :  entre  autres  la  cathédrale  gothique  et  Notre-Dame-du-Port  (romane)  où  fut  prêchée  la 
1"  Croisade  ;  vue  très  étendue  sur  le  pays  et  les  montagnes. 

Thiers,  gracieuse  et  riante,  entre  des  sites  très  variés  ;  elle  subit  une  cruelle  épreuve  en  essayant 
d'établir  des  rizières.  Le  riz  ne  réussit  pas  ;  les  eaux  croupissantes  provoquèrent  une  terrible  épidémie 
qui  causa  une  grande  mortalité. 

Le  dolmen  de  Saint-Nectaire  est  fort  remarquable.  Les  vestiges  romains  sont  peu  nombreux.  Dans  un 
site  superbe  les  ruines  du  château  d'Escoraille,  puis  la  Brèche  de  Pépin,  sont  à  retenir. 

Cette  province  très  pittoresque  contient  de  nombreuses  curiosités  naturelles  :  la  cascade  de  Salins  de 
130  pieds  de  haut.  La  Fons-Bousdouïre,  fontaine  intermittente,  la  grotte  de  Massiac,  placée  de  telle 
sorte  qu'elle  sert  de  cadran  solaire,  la  grotte  de  Royat  d'une  poésie  délicieuse,  la  cascade  du  Mont- 
Dore,  la  montagne  du  Capucin,  le  lac  Pavin  qui  remplit  un  cratère,  le  Pas  de  la  Cère,  terrifiant,  sont  les 
principales. 

L'Auvergne  est  arrosée  par  l'Allier,  la  Dordogne,  la  Dore,  le  Cher,  etc. 

Elle  possède  de  nombreuses  sources  thermales  (Bourboule,  Royat,  Mont-Dore).  Confitures,  coutelleries, 
dentelles  lui  apportent  de  sérieux  revenus,  avec  la  fabrication  des  fromages  et  des  parapluies. 

Sa  prospérité  v'ent  surtout  d'un  énorme  commerce  de  bois.  Ses  admirables  montagnes  en  sont  souvent 
couvertes. 

Y  naquirent  :  Biaise  Pascal,  le  poète  Maynard,  Delille,  etc. 


28 


Description  des  Blasons  N"»  1  à  9 

PUY-DE-DOME 

1  Ambert.  Chef-lieu  de  canton,  7.120  habitants  (Ambertois).  D'azur  à  deux  fours  rondes  d'argent  jointes 
par  un  entre-mur  ouvert  et  crénelé,  le  tout  maçonné  de  sable. 

D'origine  féodale,  c'était  l'ancienne  capitale  du  Livradois  qui  obtint  le  droit  de  commune  en  1239. 
Ambert  tomba  en  1577  au  pouvoir  des  protestants  sous  les  ordres  d'un  chef  violent,  De  Marie,  qui  sou- 
tint le  siège  des  catholiques  et  ne  se  rendit  que  plus  tard  au  duc  d'Alençon,  après  la  prise  d'Issoire. 

2  Billom.  Chef-lieu  de  canton,  3.590  habitants  (Billomois).  D'azur  au  portail  crénelé  d'or,  flanqué  de 
deux  tours  crénelées  du  même  surmontées  de  trois  fleurs  de  lis  aussi  d'or  rangées  en  fasce. 

Est  intéressante  par  ses  quelques  anciens  monuments,  notamment  l'église  de  Saint-Cerneuf,  type 
curieux  de  style  roman,  le  collège  fondé  en  1535,  tenu  par  les  Jésuites  jusqu'en  1762,  et  son  beffroi  du 
XVI'  siècle. 

3  Clermont-Ferrand.  Chef-lieu  du  département,  111.710  habitants  (Clermontois).  D'azur  à  une  croix 
de  gueules  bordée  d'or  contournée  de  quatre  fleurs  de  lis  du  même. 

Fut  sous  le  nom  de  NEMETUM,  la  capitale  des  Arvernes.  A  l'époque  romaine,  la  ville  s'appelait 
AUGUSTONEMETUM,  puis  plus  tard  au  V«  siècle  ARVERNI.  Le  nom  de  Clermont  qui  était  depuis  le 
VI'  siècle  celui  de  l'Acropole,  fut  donné  à  la  ville  entière  vers  le  milieu  du  IX*  siècle.  On  y  comptait 
au  temps  de  Grégoire  de  Tours  au  moins  douze  églises.  En  1095  eut  lieu  sous  la  présidence  du  pape 
Urbain  II,  le  célèbre  concile  de  Clermont  dans  lequel,  à  la  voix  de  Pierre  l'Ermite,  fut  résolue  par  accla- 
mations, la  première  croisade.  Les  comtes  d'Auvergne  occupèrent  plusieurs  fois  au  XI*  et  au  XII*  siè- 
cles, la  ville  par  usurpation  et  attirèrent  contre  elle,  en  1126,  le  roi  Louis-le-Gros  qui  s'en  empara,  et 
la  remit  aux  évêques,  vrais  seigneurs  temporels.  En  1665  se  tinrent  à  Clermont  les  Grands-Jours, 
concile  dont  Fléchier,  évêque  de  Nîmes,  se  constitua  l'historien,  et  qui  se  montra  très  sévère  pour  la 
noblesse  de  l'Auvergne,  habituée  depuis  plusieurs  siècles  à  l'indiscipline  et  à  la  tyrannie.  Lors  de  la 
formation  des  Provinces,  Clermont  devint  la  capitale  de  l'Auvergne  ;  la  ville  de  Mont-Ferrand  ne  lui  fut 
annexée  qu'en  1731. 

Clermont-Ferrand  est  également  connue  pour  ses  eaux  thermales  et  possède  quelques  intéressants 
monuments,  notamment  la  cathédrale  Notre-Dame,  commencée  en  1248,  Notre-Dame -du -Port  cons- 
truite, croit-on,  vers870  par  l'évêque  Saint-Sigon,  remaniée  au  XI*  siècle.  Patrie  de  Pascal,  de  l'historien 
Grégoire  de  Tours,  et  probablement  aussi  de  Vercingétorix. 

4  Usoire.  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.040  habitants  (Issoriens).  D'azur  à  la  lettre  capitale  Y  d'or,  la 
queue  recourbée  en  rond  par  le  bas. 

Sous  l'appellation  de  ISSIODURUM,  c'était  une  ville  déjà  florissante  sous  les  Romains  et  avait  une 
école  très  célèbre.  Issoirefut  mise  à  sac  plusieurs  fois  parles  Wisigoths,  les  Vandales,  plus  tard,  parles 
comtes  d'Auvergne  et  les  troupes  royales.  En  1573.  un  de  ses  habitants.  Merle,  devenu  protestant 
et  chef  de  bande,  s'empara  de  la  ville,  mais  il  fut  à  son  tour  assiégé  par  les  ducs  de  Guise  et  d'Anjou, 
et  la  ville  fut  à  nouveau  détruite  ;  ce  n'est  que  sous  Henri  IV  qu'elle  retrouva  sa  tranquillité. 
Église  remarquable  par  ses  belles  décorations  extérieures. 

5  L«zoux.  Chef-lieu  de  canton,  2.870  habitants  (Lezouans).  D'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or,  au  chef  de 
sable  chargé  de  deux  clefs  d'argent  en  sautoir. 

Les  troupes  royales  s'emparèrent  de  la  ville  par  escalade  en  1592  ;  peu  de  temps  après,  les  ligueurs 
la  prirent  d'assaut  et  en  massacrèrent  la  garnison.  On  visite  dans  les  environs  les  châteaux  de  Fon- 
tenilles  et  de  Ligones. 

6  Montaigut.  Chef-lieu  de  canton,  1.640  habitants  (Montaigois).  D'azur  à  la  lettre  capitale  M  surmontée 
d'une  couronne,  accompagnée  de  trois  fleurs  de  lis,  2  rangées  en  chef  et  1  en  pointe,  le  tout  d'or. 
Possède  une  église  romane,  et  les  ruines  d'un  château  du  XIV*  siècle.  Non  loin,  àChazons.setrouveune 
source  froide  ferrugineuse.  On  y  voit  aussi  un  dolmen. 

7  Riom.  Chef-lieu  d'arrondissement,  10.061  habitants  (Riomois).  D'azur  à  une  lettre  R  d'or  surmontée 
de  deux  fleurs  de  lis  du  même  en  chef. 

C'était  à  l'époque  de  Grégoire  de  Tours  (538-594),  un  village  nommé  VICUS  RICOMAGENSIS  qui,  plus 
tard,  au  Xll*  siècle,  fut  pris  par  Philippe-Auguste  ainsi  qu'une  grande  partie  de  l'Auvergne.  Cet  évé- 
nement fut  avantageuxà  Riom  qui  devint  alors  le  siège  d'un  bailliage  et  reçut  divers  privilèges  qui  réle- 
vèrent au  rang  de  ville.  Riom  fut  un  certain  temps  capitale  de  l'Auvergne,  titre  qui  échut  par  la  suite 
à  Clermont,  et  était  la  résidence  habituelle  des  ducs  et  comtes  de  la  province.  On  y  voit  encore  quel- 
ques parties  de  l'ancien  château  ducal  bâti  en  1382  par  Jean  de  Berry,  dont  les  vitraux  sont  remar- 
quables. 

8  Saint-Amant-Tall«nd«.  Chef-lieu  de  canton,  1.150  habitants  (Amantains).  D'azur  à  trois  tours  cré- 
nelées  d'or  maçonnées  et  ajourées  de  sable  posées  sur  une  terrasse  du  second. 

Village  agricole  où  l'on  pratique  l'élevage  des  chevaux.  Apiculture.  Sources  thermales  dans  les  envi- 
rons. 

9  Thiara.  Chef-lieu  d'arrondissement,  15.860  habitants  (Thiernois).  De   gueules  au  voilier  d'argent 
voguant  sur  une  mer  du  même. 

Doit  son  origine  à  un  ancien  château  que  Grégoire  de  Tours  désigne  sous  le  nom  de  CASTRUM  THI- 
GERNUM.  Vers  532,  ce  château  et  les  maisons  qui  l'entouraient  furent  brûlés  par  Thierri  I",  fils  de 
Clovls.  Quelques  années  après,  vers  l'an  580,  Avitus.  évêque  de  Clermont.  y  fonda  une  église  qu'il 
dédia  à  saint  Genest.  Le  château  fut  pris  en  1210  par  Guichard,  sire  de  Beaujeu  et  de  Montpensier. 
Sa  curieuse  situation  sur  le  flanc  d'une  montagne  en  fait  une  ville  très  pittoresque. 


1  AUVERGNE        4  2         AUVERGNE         4 

AMBERT        BILLOM 


PUY-DE-DOME 


PUY-DE-DOME 


3        AUVERGNE        4 

CLERMONT-FERRAND 

PUY-DE-DOME 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFE 


SANKA 


4        AUVERGNE         4  5        AUVERGNE         4 

ISSOIRE        LEZOUX 


PUY-DE-DOME 


PUY-DE-DOME 


6        AUVERGNE        4 

MONTAIGUT 

PUY-DE-DOME 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFE 


SANKA 


7        AUVERGNE        4 

RIOM 

PUY-DE-DOME 


8        AUVERGNE        4 

ST-AIKIAND-TALLENDE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


9        AUVERGNE        4 

T  H  I  E  R  S 

PUY-DE-DOME 


SANKA  CAFE 


SANKA 


PUY-DE-DOME 


TU  TE    LÈVES,    BOIS   SANKA  ET  TU   SORS  .  .   .    BOIS  SANKA,  TU  TE  COUCHES  ET  TU   DORS 


30 


Description  des  Blasons  N^s  10  à  18 

CANTAL 

10  Aurillac.  Chef-lieu  du  département,  17.150  habitants  (Aurillacois).  De  gueules  à  trois  coquilles 
d'argent,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Doit  son  origine  à  une  abbaye  fondée  au  IX*  siècle  par  saint  Géraud.  Elle  était  auxXVii»  etXVIli*  siècles 
la  capitale  de  la  Haute-Auvergne.  On  y  voit  l'ancienne  église  abbatiale  reconstruite  au  XVII*  siècle, 
le  château  Saint-Étienne  sur  une  position  dominante  et  quelques  anciennes  maisons.  Patrie  de  saint 
Géraud  (856-909). 

11  Allancha  (Alentia).  Chef-lieu  de  canton,  1.690  habitants  (Allanchais).  D'or  à  deux  clefs  de  sable 
posées<enîsautoir. 

Commerce  de  chevaux.  L'église  paroissiale  et  le  vieux  château  de  Cheyiadet  sont  les  seuls  édifices 
présentant  quelque  intérêt.  Patrie  de  l'abbé  Dufour  de  Pradt,  diplomate  et  archevêque  de  Malines 
(1759-1837). 

12  Chaudesaigues.  Chef-lieu  de  canton,  1.360  habitants  (Caldaguès).  D'azur  à  une  montagne  d'or 
mouvante  d'un  bouillon  d'eau  fumante  d'argent,  surmontée  de  deux  fleurs  de  lis  d'or  rangées  en  chef. 
Doit  son  nom  aux  sources  thermales  jaillissant  à  plusieurs  endroits  et  qui  étaient  déjà  fameuses  au 
V*  siècle  sous  le  nom  de  CALENTES-BAIOE.  La  haute  température  de  ces  eaux  les  font  servir  au 
dégraissage  et  blanchiment  de  la  laine. 

13  Mauriac.  Chef-lieu  d'arrondissement,  3.310  habitants  (Mauriacois).  D'azur  à  trois  tourteaux  de  gueules 
évidés  d'argent  au  chef  cousu  d'or. 

Doit  son  origine  à  sainte  Théodéchilde.  fille  de  Clovis,  qui  y  fit  bâtir  Notre-Dame-des-Miracles  et  un 
monastère.  En  1357  les  Anglais,  puis  deux  siècles  plus  tard  les  protestants,  s'emparèrent  de  la  ville. 
L'église,  par  ses  reliques,  présente  encore  un  grand  intérêt  ;  il  semble  cependant  que  l'église  du  monas- 
tère dont  il  subsiste  quelques  ruines  ait  été  plus  remarquable  encore,  puisque  sa  reconstruction 
date  de  l'an  820.  Le  collège  fondé  par  Guillaume  de  Prat,  évêque  de  Clermont  en  1550,  fut  l'un  des 
premiers  qui  furent  professés  par  les   Jésuites. 

14  Maurs.  Chef-lieu  de  canton,  2.480  habitants  (Maurois).  D'or  à  un  nègre  de  sable. 

De  l'appellation  primitive  MURTIUM,  elle  était  autrefois  resserrée  dans  une  enceinte  et  possédait  un 
monastère  de  l'ordre  de  saint  Benoit.  Les  religionnaires  la  prirent  et  la  pillèrent  en  1578  et  1583.  La 
peste  y  fit  de  grands  ravages  en  1588.  Le  climat,  par  sa  douceur,  favorisait  jadis  l'élevage  du  ver  à  soie 
qui  a  perdu  toute  son  importance. 

15  Murât.  Chef-lieu  de  canton,  2.630  habitants  (Muratois).  D'azur  à  trois  murs  d'argent  crénelés  et 
maçonnés  de  sable  de  quatre  pièces,  posés  en  fasce,  l'un  au-dessus  de  l'autre,  celui  de  la  pointe  de 
l'écu  ouvert  de  sable. 

Doit  son  origine  à  son  château-fort  qui  en  faisait  le  siège  d'une  vicomte.  Pour  sa  position  exception- 
nelle, il  fut  souvent  pris  par  les  seigneurs  voisins  pour  revenir  vers  1477  à  Louis  XI  qui  le  fit  déman- 
teler. Reconstruit  à  nouveau  vers  la  fin  du  XVI*  siècle,  il  fut  pris  tour  à  tour  par  les  catholiques  et  les 
protestants.  En  1633  Louis  XIII  en  ordonna  la  démolition.  Murât  possède  une  intéressante  église, 
Notre-Dame-des-Oliviers,  érigée  en  chapitre  en  1350  ;  incendiée  en  1493  elle  fut  rebâtie  par  Anne  de 
France:  on  voit  en  outre  aux  portes  de  la  ville  un  ancien  couvent  dit  de  Saint-Gai,  fondé  par  Bernard 
d'Armagnac  en  1430  et  transformé  de  nos  jours  en  hôpital. 

16  SaUrs  (Salestum).  Chef-lieu  de  canton,  620  habitants  (Salersois).  De  gueules  à  la  tour  d'or  crénelée 
et  maçonnée  de  sable,  surmontée  d'une  étoile  de  cinq  branches  d'argent. 

C'était  à  l'origine  un  fief  très  étendu  que  le  maréchal  de  La  Fayette,  gouverneur  sous  Charles  VII,  fit 

fortifier  pour  Te  mettre  à  l'abri  des  entreprises  anglaises.  Au  cours  des  guerres  de  religion,  Salers  fut 

K  prise  et  pillée  par  les  huguenots.  L'Église  et  l'hôpital  sont  les  seuls  édifices  antérieurs  a  la  Révolution. 

17  Saint-Flour.  Chef-lieu  d'arrondissement,  5.200  habitants  (Saint-Flourains).  Parti  d'azur  et  d'or,  semé 
de  fleurs  de  lis  de  l'un  en  l'autre  ;  à  la  bordure  édentée  de  gueules. 

L'évôché  de  Saint-Flour  fut  fondé  en  1317  et  son  titulaire  avait  encore  au  XVIII*  siècle  la  juridiction  de 
la  ville.  Elle  doit  son  nom  à  saint  Flour,  premier  évêque  de  Lodève,  qui  mourut  vers  l'an  389  sur  l'empla- 
cement de  la  ville  actuelle.  Saint-Flour  était  alors  désignée  sous  le  nom  de  MONS  INDICIACUS.  a 
cause  d'un  phare  indicateur  qui  servait  de  guide  aux  voyageurs.  Au  XIV*  siècle  Saint-Flour  fut  élevée 
à  la  dignité  épiscopale.  On  y  voit  une  intéressante  cathédrale  «  La  Recluse  »  bâtie  par  saint  Odilon; 
la  plupart  des  établissements  sont  dus  à  Paul  de  Ribeyre,  évêque  de  la  ville  vers  le  milieu  du 
XVlll*  siècle. 

18  Vlc-Bur-Cèr«.  Chef-lieu  de  canton,  1.760  habitants.  D'argent  à  une  fasce  ondée  d'azur  chargée  d'une 
fleur  de  lis  d'or. 

Doit  son  importance  à  ses  sources  oui  paraissent  avoir  été  fréquentées  par  les  Romains  et  qui  en  font 
ô  l'heure  actuelle  un  lieu  de  séjour  agréable. 


31 


10       AUVERGNE     S4 

A  U  R  I  L  L  AC 


11        AUVERGNE     S4 

ALLANCHE 


CAFE 


SANKA  CAFE 


12       AUVERGNE     S4 

CHAUDESAIGUES 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


13       AUVERGNE     S4 

MAURIAC 


14      AUVERGNE     S4 

M   A   U   R  S 


15       AUVERGNE     S4 

MURAT 


CAFE 


SANKA  CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


16       AUVERGNE     S4 

S  A  L  E  R  S 


17       AUVERGNE     S4 

SAINT- FLOUR 


18       AUVERGNE     S4 

VIC-SUR-CERE 


SANKA  CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


CANTAL 


LE  CAFÉ   SANKA    EST    LIBÉRÉ    DE    LA   CAFÉINE   ET    N'EMPÊCHE   PAS    DE    DORMIR 


33 


i   ■  »  «H»  I  ■  ■   »  IliPpt  1  I 


;    •    BERRY 


"^ 


CAFE 


SANKA 


BEKKY 

Q&icpi/i/ion  el/ustomçiiedii/^hson 

De  France  à  la  bordure  engrêlée  de  gueules. 

Le  roi  Jean  le  Bon  érigea  le  comté  de  Berry  en  ducfié-pairie  en  faveur  de  son 

fils  Jean,  qui  fut  un  célèbre  bibliophile,  ainsi  que  ses  frères.    Le  duché  fut 

donné  en  apanage  à  plusieurs  princes  et  princesses  de  la  maison  de  France, 

à  Charles  de  France,  depuis  Charles  VII,  à  Charles  de  Guyenne,  frère  de 

Louis  XI,  à  Jeanne  de  France,  femme  de  Louis  XII,  à  Marguerite  de  France, 

duchesse  de  Savoie,  etc. 

Le  duché  de  Berry  n'a  jamais  eu  d'autre  blason  que  celui  de  ses  ducs. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LE  BERRY 

Cette  province  est  bornée  au  nord  par  l'Orléanais,  à  l'est  par  le  Nivernais  et 
le  Bourbonnais,  au  sud  par  la  Marche,  à  l'ouest  par  la  Touraineet  le  Poitou. 
Le  Berry  forme  le  Cher,  l'Indre  et  une  partie  de  la  Creuse,  de  la  Nièvre  et 
de  l'Allier. 
Sa    capitale    est    Bourges. 


EDITION  (^  SANKA 


35 


Il  fut  enclavé  dans  la  première  Aquitaine.  Les  Wisigoths  s'en  emparèrent  en  475.  Clovis  le  conquit  en 
507.  Sous  les  successeurs  de  Charlemagne  ses  comtés  devinrent  héréditaires.  Arpin,  Comte  ou  Vicomte 
de  Bourges,  pour  pouvoir  aller  à  la  Croisade,  vendit  le  sien  à  Philippe  \"  en  400.  Il  devint  l'apanage  de 
Jean,  fils  du  roi  Jean  en  1360.  Il  était  devenu  duché-pairie,  mais  avec  l'obligation  de  le  rendre  à  la  cou- 
ronne, si  Jean  n'avait  pas  de  fils,  ce  qui  se  produisit.  Il  appartint  successivement  à  Jean,  fils  de  Charles  VI, 
qui  mourut  par  le  poison  en  1416  ;  à  son  5">  fils  Charles  VII  ;  au  frère  de  Louis  XI  (1472)  ;  à  Jeanne  de 
France,  épouse  de  Louis  XII  (après  leur  séparation),  à  Marguerite,  sœur  de  François  I",  femme  du  roi 
de  Navarre  ;  à  Marguerite  de  Savoie,  sœur  de  Henri  II  ;  à  François  duc  d'Alençon.  Louise,  veuve  de 
Henri  II,  l'eut  en  douaire  et  enfin  II  entra  définitivement  dans  le  domaine  de  la  couronne  par  un  traité 
signé  entre  Louis  IX  et  Henri  III  d'Angleterre.  Charles,  petit-fils  de  Louis  XIV,  et  le  2»  fils  de  Charles  X 
portèrent  le  titre  honorifique  de  duc  de  Berry.  Les  guerres  de  religion  l'éprouvèrent  beaucoup  au  XVI' 
siècle.  Calvin  y  débuta.  La  guerre  civile  y  reparut  plusieurs  fois,  mais  sans  durée.  Il  refusa  de  prendre 
part  aux  désordres  de  la  Fronde.  Louis  XVI  y  fit  l'essai  d'une  nouvelle  administration  de  province.  Cet 
essai  réussit  parfaitement,  et  sur  le  désir  exprimé  par  l'Assemblée  des  Notables,  d'autres  Assemblées 
furent  établies  en  1787  dans  tout  le  royaume  de  France.  Les  Administrations  départementales  les  rem- 
placèrent en  1790.  L'armée  française  fut  licenciée  presque  entièrement  dans  le  Cher  après  Waterloo  et 
l'occupation  de  Paris  par  les  Alliés.  Ses  habitants  en  furent  très  émus  à  cause  du  surnom  donné  à  nos 
soldats:  «brigands  de  l'Armée  de  la  Loire  »,  mais  tout  se  passa  avec  Une  grande  tranquillité. 

Les  habitants  du  Berry  sont  les  Berrichons,  mais  ils  s'appellent  eux-mêmes  les  Berriots. 

De  nombreuses  villes  méritent  notre  attention  : 

Bourges  (43.590  habitants),  calme  cité,  s'embellit  d'une  splendide  cathédrale  du  Xlll"  siècle  et  de  l'hôtel 
de  Jacques  Cœur.  Au  cours  de  l'histoire,  elle  subit  de  nombreuses  épreuves  :  siège,  pillage,  sac  de 
ville  par  les  protestants,  graves  incendies,  ravage  de  la  peste  lui  portèrent  des  coups  dont  elle  ne  s'est 
pas  relevée. 

Saint- Amand,  placée  dans  une  île  que  forment  le  Cher  et  le  Canal  de  Berry,  fut  fortifiée  à  plusieurs 
reprises.  Son  château  de  Mont-Rond  avait  la  réputation  d'être  une  des  forteresses  les  plus  imprenables 
de  France.  Vestiges  d'une  cité  Gallo-Romaine. 

Châteauroux,  du  nom  de  son  antique  forteresse,  château  Raoul  du  X'  siècle,  devenu  l'Hôtel  de  Ville. 
«  L'Abbaye  de  la  maison  de  Dieu  »  se  dressait  jadis  sur  les  bords  de  l'Indre. 

Le  Blanc,  où  se  pratique  un  vaste  élevage  de  chevaux.  Son  actuel  pénitencier  agricole  était  autrefois 
la  vieille  Abbaye  de  Fontgombault. 

Argenton,  extrêmement  curieuse  et  des  plus  anciennes.  Un  gros  château  presque  imprenable  y  dres- 
sait ses  dix  solides  tours,  mais  ces  intéressantes  ruines  ont  disparu  quand  fut  tracée  la  route  amenant 
à  un  pont  sur  la  Creuse. 

La  Châtre,  possède  de  curieuses  vieilles  maisons  de  bois.  Nohant,  résidence  aimée  de  Georges  Sand, 
est  aux  environs. 

A  part  deux  dolmens  il  y  a  peu  de  vestiges  de  l'antiquité  druidique  dans  cette  province.  Les  monuments 
romains  sont  plus  nombreux  :  reste  d'un  camp  à  Chambon,  voie  romaine,  ruines  d'un  pont,  châteaux- 
forts  dans  les  ruines  desquels  se  trouvèrent  des  monnaies  et  des  médailles  ;  tombeaux,  colonnes,  le 
«  chemin  de  César  »  taillé  dans  le  rocher,  des  fontaines,  des  aqueducs,  des  étuves  d'albâtre,  les  restes 
de  l'Abbaye  de  Déols  présentent  un  vif  intérêt. 

Le  département  de  l'Indre  est  un  pays  d'une  charmante  poésie  ;  bois  et  champs  sont  tout  fleuris  de  chè- 
vrefeuille, d'églantines  et  de  bruyères.  Georges  Sand  a  chanté  le  joli  village  et  la  pittoresque  gorge  de 
Gargilesse,  les  étangs  lumineux  et  les  brandes  curieuses  qui  l'entourent. 

Dans  celui  du  Cher,  l'aspect  est  tout  différent  ;  ce  sont  des  collines  granitiques  qui  se  dressent  jusqu'à 
500  mètres  de  hauteur  ;  puis  la  Sologne,  plaine  unie  et  mélancolique  aux  eaux  dormantes,  à  travers  les 
noirs  sapins. 

La  Loire,  le  Cher,  l'Indre,  la  Creuse  y  coulent. 

Le  Berry  produit  dans  l'Indre  peu  de  choses  au  point  de  vue  agricole.  Mais  dans  le  Cher,  certaines 
céréales  et  le  chanvre  y  croissent  abondamment.  Le  fer,  la  houille  s'y  trouvent.  Des  verreries,  des 
fabriques  de  porcelaines  aussi,  beaucoup  de  tuileries  et  briquetteries  y  travaillent. 
Jacques  Cœur.  Marivaux.  Jean  Corbin,  Bourdaloue,  le  peintre  Jean  Boucher,  etc.,  y  sont  nés. 


36 


Description  des  Blasons  N°8  1  à  9 

INORE 

1  Argenton-sur-Cr«use.  Chef-lieu  de  canton,  5.500  habitants  (Argentonnais).  D'azur  au  bourdon  d'or 
en  pal,  accompagné  de  six  mouches  éployées  d'argent  posées  l'une  sur  l'autre,  trois  de  chaque  côté 
(armes  de  l'ancien  prieuré). 

Il  semble  que  ce  soit  l'antique  ARGENTOMAGUS,  bourgade  romaine  qui  était  située  un  peu  au  nord 
de  la  ville  actuelle  au  pied  de  la  colline  de  Saint-Marcel.  On  y  remarque  les  ruines  de  la  tour  d'Héracle, 
la  chapelle  de  Saint-Benoit  des  XV*  et  XVI"  siècles  et  quelques  vieilles  maisons  très  pittoresques. 

2  Buzançais.  Chef-lieu  de  canton,  4.350  habitants  (Buzançaïens).  De  gueules  à  trois  trèfles  d'argent 
posés  2  et  1. 

Agglomération  agricole  qui  en  1846  fut  le  théâtre  d'une  émeute  célèbre  produite  par  la  cherté  du  blé. 
On  y  voit  encore  les  débris  de  l'enceinte  du  XV*  siècle. 

3  Châteauroux.  Chef-lieu  du  département,  25.800  habitants  (Casteiroussins).  D'azur  à  un  château 
flanqué  de  deux  tours  d'argent  maçonné  et  ajouré  de  sable,  essoré  de  gueules,  girouette  d'or. 
Châteauroux  est  la  traduction  de  CASTRUM  RADULPHI  ou  château  de  Raoul,  nom  d'une  forteresse 
élevée  à  la  fin  du  X'  siècle  par  Raoul  le  Large,  seigneur  de  Déols.  Châteauroux  devint  au  XV*  siècle 
le  siège  d'une  baronnie  distincte  qui  fut  érigée  en  duché-pairie  sous  Louis  XIII  en  faveur  d'Henri 
de  Condé.  Ce  duché  fut  donné  plus  tard  par  Louis  XV  à  l'une  de  ses  maîtresses,  Marie-Anne  de  Mailly. 
Dans  le  chœur  de  l'ancienne  église  Saint-Martin  se  trouve  le  tombeau  de  Clémence  Maillé-Brézé, 
femme  du  grand  Condé,  qui  mourut  au  château  en  1694  après  y  avoir  été  enfermée  durant  23  ans. 
Possède  les  belles  églises  modernes  de  Notre-Dame  et  de  Saint-André.  Fabrication  de  drap  pour 
l'armée,  machines  agricoles,  chaussures. 

4  ChAtillon-sur-Indre.  Chef-lieu  de  canton,  3.420  habitants  (Châtillonnais).  De  sinople  à  trois  petits 
châteaux  d'argent  maçonnés  de  gueules  au  chef  d'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

C'était  jadis  une  place  forte  située  sur  les  frontières  du  Berry,  ce  qui  en  rendait  la  possession  impor- 
tante ;  elle  a  porté  pendant  la  Révolution  le  nom  d'INDRE-MONT.  On  y  voit  encore  les  ruines  du  châ- 
teau dont  la  construction  remonte  au  XI*  siècle  et  qui  fut  démantelé  sous  le  règne  de  Philippe-Auguste. 

5  Issoudun  (Exoldunum).  Chef-lieu  de  canton,  11.810  habitants  (Issoldunois).  D'azur  à  un  Y  grec  ou 
pairie  d'or,  cantonné  de  trois  fleurs  de  lis  du  même.  La  lettre  initiale  Y  de  l'ancien  nom  de  la  ville, 
est  devenue  un  pairie,  figure  héraldique  assez  rare  en  France. 

L'origine  de  la  ville  est  peu  connue,  et  l'on  n'en  fait  mention  pour  la  première  fois  qu'au  VIII*  siècle.  En 
1195  Mercadier,  un  des  lieutenants  de  Richard-Cœur-de-Lion,  surprit  Issoudun,  en  brûla  les  fau- 
bourgs et  enleva  le  château  qu'il  garda  pour  le  compte  de  son  maître.  En  1200,  Jean-sans-Terre  donna 
Issoudun  en  dot  à  Blanche  de  Castille.  Plus  tard,  Charles  VII  en  fit  don  à  Agnès  Sorel.  La  ville  eut  à 
souffrir  de  nombreux  incendies,  notamment  en  1185  et  1504  ;  mais  le  plus  terrible  eut  lieu  en  1651, 
alors  que  la  ville  était  assiégée  par  les  Frondeurs  qui  furent  d'ailleurs  repoussés.  Déjà  en  1589,  la  popu- 
lation avait  donné  une  preuve  éclatante  de  son  dévouement  en  soutenant  un  siège  contre  l'armée  des 
ligueurs  commandée  par  le  duc  de  La  Châtre.  La  Révocation  de  l'Edit  de  Nantes  porta  un  coup  fatal  à 
Issoudun  en  la  privant  des  pr  ncipaux  fabricants  protestants  qui  faisaient  sa  prospérité.  On  y  remarque 
quelques  monuments  intéressants,  entre  autres:  l'Hôtel  de  la  Sous-Préfecture,  la  Tour-Blanche,  le 
beffroi  et  l'ancienne  porte  de  ville. 

6  La  Châtre  (Castra).  Chef-lieu  d'arrondissement.  3.880  habitants  (Castrais).  De  sinople  à  trois  tentes 
d'argent  ouvertes  de  gueules  et  posées  2  et  1. 

L'origine  de  cette  ville  est  inconnue,  on  sait  seulement  qu'elle  était  au  XV*  siècle  entourée  d'une 
enceinte  dont  seule  une  grosse  tour  de  forme  carrée  subsiste.  On  y  remarque  également  quelques 
vieilles  maisons  de  bois  et  une  fort  belle  église.  Fabrique  de  draps,  tanneries,  commerce  de  châtaignes. 

7  Le  Blanc  (Oblincum  Cuborum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  5.510  habitants.  D'azur  au  cygne  d'ar- 
gent voguant  sur  une  mer  du  même. 

C'était  autrefois  une  ville  forte,  défendue  par  trois  châteaux.  La  basse-ville  ou  ville-neuve  était  déjà 
fermée  de  murs  en  1380  ;  ainsi  que  le  constate  une  charte  de  cette  époque,  on  pénétrait  dans  la  ville 
par  deux  portes  dont  il  ne  reste  pas  le  moindre  vestige. 

Le  Blanc  doit  son  importance  aux  fabriques  de  grosses  draperies,  de  poterie,  aux  forges  et  hauts 
fourneaux  des  environs. 

8  Sainte-Sévère-sur>lndre.  Chef-lieu  de  canton,  1.105  habitants  (Sévérins).  D'azur  à  un  bâton  prieural 
d'or  accosté  des  deux  lettres  S  et  S  du  même  (ce  sont  les  armes  de  l'ancien  prieuré). 

Par  ses  fortifications  qui  en  faisaient  alors  une  place  forte  très  importante,  elle  eut  maintes  fois  à  se 
défendre  au  cours  de  guerres  qui  désolèrent  l'Aquitaine  au  Moyen-âpe.  Les  Anglais  s'en  emparèrent 
au  XIV*  siècle,  mais  ils  durent  céder  la  place  à  l'arrivée  de  Duguesclin.  Il  ne  reste  plus  actuellement 
qu'une  tour,  dernier  vestige  de  son  passé. 

9  Valençay.  Chef-lieu  de  canton,  2.875  habitants.  D'argent  à  trois  tours  d'azur  maçonnées  et  ajourées 
de  sable,  posées  en  fasce  sur  une  terrasse  de  sinople. 

Très  agréablement  située  sur  le  Nahon,  cette  petite  ville  est  remarquable  par  son  magnifique  château, 
bâti  au  début  du  XVI*  siècle  par  la  famille  d'Étampes  sous  le  règne  de  François  I".  C  est  dans  ce  châ- 
teau, à  l'apparence  d'un  palais,  entouré  de  beaux  jardins,  que  furent  retenus  prisonniers  Ferdinand  VII 
et  les  infants  d'Espagne  de  1808  à  1814. 


37 


1  BERRV  4 

ARGENTON 


2  BERRY  4  3  BERRY  4 

BUZANÇAIS         CHATEAU  ROUX 


AR 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


4  BERRY  4 

CHATILLON-suR-INDRE 


5  BERRY  4 

ISSOUDUN 


CH. 


CAFÉ 


SANKA  CAF 


7  BERRY  4 

LE    BLANC 


8  BERRY  4 

STE-SEVERE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


INDRE 


SANKA  CAFE 


SANKA 


6  BERRY         4 

LA    CHATRE 


SANKA  CAFE 


9  BERRY  4 

VAL ANC AY 


©ffifl  mÈ\ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


SANKA     EST     LE     PREMIER     CAFÉ    FRANÇAIS    QUI    A    ÉTÉ    DÉCAFÉINÉ    A    98% 


38 


Description  des  Blasons  N»»  10  à  18 

CHER 

10  Aubigny-sur-Nère.  Chef-lieu  de  canton,  3.820  habitants  (Aubigniens).  De  pueules  à  la  tour  d'or 
crénelée  et  maçonnée  de  sable,  ajourée  d'azur,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

De  l'ancienne  appellation  ALBINIACUM.  Cette  ville  existait  déjà  au  XI*  siècle,  défendue  alors  par  un 
château  fort.  Pendant  la  captivité  du  roi  Jean  le  Bon  en  1357,  la  ville  fut  prise  et  brûlée  par  les  Anglais, 
En  1512,  elle  fut  entièrement  détruite  par  un  incendie.  Lors  des  guerres  de  la  Ligue,  le  duc  de  la  Châtre 
assiégea  la  ville,  mais  les  habitants  opposèrent  une  telle  résistance  qu'ils  le  contraignirent  à  lever  le 
siège.  Châteaux  des  XV  et  XVI«  siècles,  restes  de  fortifications. 

11  Bourges.  Chef-lieu  du  département,  44.250  habitants  (Berruyers).  D'azur  à  trois  moutons  d'argent 
accornés  de  sable,  accolés  de  gueules  et  clarines  d'or,  à  la  bordure  engrêlée  de  gueules,  au  chef 
cousu  de  France. 

Le  nom  que  porte  cette  cité  depuis  le  III*  ou  IV*  siècle  est  dérivé  de  celui  de  BITURIGES,  nation  gau- 
loise dont  elle  fut  la  capitale.  Le  nom  primitif  était  AVARICUM  dont  Auguste  fit  la  métropole  de  l'Aqui- 
taine vers  53  av.  J.-C.  Après  la  chute  de  l'empire  romain,  l'autorité  appartint  d'abord  aux  archevêques, 
primats  de  l'Aquitaine,  dont  le  premier,  saint  Ursin,  paraît  avoir  vécu  au  III*  siècle.  Cette  autorité  fut 
plus  tard  amoindrie  par  les  empiétements  des  vicomtes  de  Bourges  puis  des  ducs  de  Berry.  Les  États 
Généraux  y  furent  tenus  en  1316, 131 7  et  1422  ;  à  cette  dernière  date,  Bourges  était  la  capitale  des  pos 
sessions  restées  à  Charles  VII  qui  y  résida  souvent  ainsi  que  Louis  XI.  Le  premier  y  promulgua  en  1438 
la  Pragmatique-Sanction,  concorcJat  réglant  les  rapports  de  l'État  avec  l'Église  ;  le  second  y  institua 
en  1463  une  université  qui  devint  célèbre.  Bourges  souffrit  de  nombreux  incendies,  particulièrement 
de  celui  de  1693  qui  ne  laissa  subsister  du  magnifique  palais  ducal  que  la  Sainte-Chapelle,  elle-même 
démolie  en  1757.  La  Saint-Barthélémy  fit  de  nombreuses  victimes.  C  est  à  Bourges  que  vivait  Jacques 
Cœur,  l'habile  ministre  des  finances  ou  «argentier»  de  Charles  VII,  qui  devint  le  marchand  le  plus  riche 
de  son  époque.  Il  perdit  son  immense  fortune  dans  un  procès  autorisé  par  le  souverain  même  dont  il 
avait  été  le  bienfaiteur,  et  mourut  en  1456.  On  voit  encore  à  Bourges  son  hôtel  transformé  en  palais  de 
justice.  Remarquable  cathédrale  de  Saint-Étienne. 

12  Oun-sur-Auron.  Chef-lieu  de  canton,  3.843  habitants  (Dunois).  D'azur  à  lafasceen  devise  de  gueules 
surmontée  de  trois  fleurs  de  lis  d'or  en  chef  et  d'un  mouton  passant  d'argent  en  pointe. 
S'appelait  autrefois  DUN-LE-ROI,  et  citée  au  X*  siècle  comme  étant  une  des  villes  les  plus  importantes 
de  l'Aquitaine.  Elle  fut  prise  en  1521  par  les  Anglais  qui  la  pillèrent.  Le  nom  de  Dun-sur-Auron  lui  fut 
donné  à  la  Révolution. 

13  Henrichemont.  Chef-lieu  de  canton,  2.775  habitants  (Henrichemontais).  D'argent  à  la  fasce  de 

8ueules,  qui  est  de  la  maison  de  Béthune. 
'était  autrefois  le  chef-lieu  d'une  principauté  appartenant  à  la  maison  d'Albret  et  qui,  dans  le  XV  siè- 
cle, se  nommait  BOISBELLE.  Les  sires  d'Albret  avaient  tous  les  droits  royaux  et  faisaient  battre  mon- 
naie en  leur  nom  ;  privilèges  qui  leurfurent  confirmés  par  Henri  IV,  puis  plus  tard,  Louis  XIII  et  même 
Louis  XIV.  En  1597,  Maximilien  de  Béthune,  duc  de  Sully,  acquit  ce  fief,  qui  ne  fut  rattaché  à  la  couronne 
qu'en  1 769.  C'est  à  Sully  que  l'on  doit  la  construction  de  la  ville  telle  qu'elle  se  présente,  et  qui  lui  donna 
son  nom  en  l'honneur  d'Henri  IV. 

14  Lignières.  Chef-lieu  de  canton,  2.175  habitants  (Lignièrois).  D'azur  au  chef  de  vair,  au  lion  de  gueules 
couronné  d'or  brochant  sur  le  tout. 

La  ville  était  autrefois  défendue  par  un  château-fort  qui  servit  souvent  de  refuge  à  Charles  VI  et  à 
Charles  VII  pendant  la  domination  anglaise.  Au  XV*  siècle  ce  château  passa  de  la  maison  d'Amboise 
à  celle  de  La  Rochefoucault.  Lignières  fut,  en  outre,  le  berceau  du  calvinisme  dans  le  Berry  et  lorsqu'il 
étudiait  à  Bourges,  Calvin  était  favorablement  accueilli  par  les  habitants.  En  1569,  Lignières  fut  prise 
par  les  protestants. 

15  Mehun-sur-Yèvre.  Chef-lieu  de  canton,  5.335  habitants  (Mehunois).  D'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or 
posées  2  et  1,  au  franc-canton  dextre  de  gueules. 

Cette  petite  ville  eut  des  seigneurs  jusqu'au  XIII*  siècle,  puis,  confisquée,  fut  réunie  aux  domaines  de 
l'État.  Charles  VII  aimait  cette  résidence  ;  on  voit  encore  non  loin  de  la  ville  les  ruines  d'un  vieux  châ- 
teau, témoin,  dit-on,  des  amours  de  ce  prince  avec  Agnès  Sorel,  et  où  plus  tard,  craignant  d'être 
empoisonné  par  son  fils  Louis  XI,  il  se  laissa  mourir  de  faim. 

16  Sancerr».  Chef-lieu  de  canton,  2.070  habitants  (Sancerrois).  De  guçules  à  la  herse  d'or. 
L'origine  de  la  ville  remonterait  à  César  si  l'on  s'en  rapporte  à  son  appellation  latine  :   SACRUM  C^- 
SARIS  ;  mais  il  paraît  plus  vraisemblable  que  sa  fondation  ne  soit  pas  antérieure  à  Charlemagne.  San- 
cerre  fut  longtemps  une  des  forteresses  calvinistes  et  soutint  plusieurs  sièges  dont  le  plus  mémorable 
est  celui  de  1573.  La  ville  fut  en  1796  le  théâtre  d'une  insurrection  royaliste. 

17  Saint- Amand-Mont-Rond.  Chef-lieu  d'arrondissement,  8.860  habitants  (Amandins).  D'azur  à  une 
épée  d'argent  posée  en  pal,  la  garde  d'or  accompagnée  de  deux  fleurs  de  lis  d'or. 

Fut  construite  au  cours  du  XV*  siècle  sur  l'emplacement  où  se  tenaient  les  foires  d'Orval,  ville  brûlée 
en  1410  par  les  Anglais  qui  assiégeaient  alors  le  château  de  Montrond.  A  l'époque  de  la  Révolution, 
la  ville  changea  son  nom  en  celui  de  Libre-Val  qu'elle  conserva  pendant  quelque  temps.  On  voit 
encore  dans  les  environs  les  ruines  de  l'ancien  château. 

18  Vicrzon  ou  Viarxon-Ville  (Virsio).  Chef-lieu  de  canton,  11.680  habitants  (Vierzonnais).  De  gueules 
à  une  tour  d'argent  crénelée,  maçonnée  et  ajourée  de  sable. 

La  tradition  prétend  que  cette  ville  fut  construite  sur  les  ruines  d'un  oppidum  que  les  Gaulois  brûlèrent 
pour  arrêter  l'avance  de  César.  Au  IX*  siècle,  elle  était  fortifiée.  En  1196,  elle  fut  prise  par  Richard 
d'Angleterre  puis  en  1356  par  l'armée  du  Prince  Noir,  au  pouvoir  duquel  elle  resta  lusqu'en  1370.  Elle 
fut  alors  libérée  par  le  connétable  Duguesclin. 


39 


10         BERRY       S4 

AUBIGNYsuR  NERE 


11  BERRY       S4 

BOURGES 


12         BERRY       S4 

DUN-SURAURON 


CAFE 


SANKA 


CAFÉ 


SANKA 


CAFÉ 


SANKA 


13         BERRY        S4 

HENRICHEMONT 


14         BERRY        S4 

LIGNIERES 


15         BERRY        S4 

MEHUN-SUR-YEVRE 


CAFE 


SANKA 


CAFE 


CAFE 


SANKA 


16        BERRY       S4 

SANCERRE 


17        BERRY       S4 

ST-AMAND  MONTROND 


18         BERRY       S4 

VIERZON 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


CHER 


LE   CAFÉ   SANKA    EST   LIBÉRÉ    DE    LA   CAFÉINE    ET     N'EMPÊCHE    PAS    DE  DORMIR 


41 


BOURBONNAIS 


CAFÉ 


SANK>1 


BOURBONNAIS 

QeSm/iiîon  elhlîtmq/iedal^âison 

De  France,  ancien,  au  bâton  de  gueules  brochant  sur  le  tout. 

Le  Bourbonnais  fut  d'abord  possédé  par  une  nombreuse  lignée  de  seigneurs, 

qui  presque  tous  portèrent  le  nonn  d'Archambaud.    La  descendance  de  la 

dernière  dame  de  Bourbonnais  et  de  Gui  de  Dampierre  forma  la  seconde 

maison  de  Bourbon,  qui  se  substitua  aux   noms  et  armes  de  la  première, 

Robert  de  Clermont,  sixième  fils  de  saint  Louis,  épousa  l'héritière  du  duché 

de  Bourbonnais  et  fut  la  tige  de  l'illustre  maison  de  Bourbon,  appelée  au 

trône  dans  la  personne  d'Henri  IV,  en  1589. 

Les  Dampierre  portaient  :  de  gueules  à  deux  léopards   d'or,   les  anciens 

sires  de  Bourbon  comme  ci  «dessus.  Les  ducs  de  Bourbon;    de  France  à 

la  bande  de  gueules. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LE 
BOURBONNAIS 

Le  Bourbonnais  est  borné  au  nord  par  le  Berry  et  le  Nivernais,  à  l'est  par 
la  Bourgogne  et  le  Forez,  au  sud  par  l'Auvergne,  à  l'ouest  par  la  Marche 
et  le  Berry. 


EDITION  ÇpSANKA 


43 


Cette  ancienne  province  était  située  presque  en  entier  entre  la  Loire  et  le  Cher.  Partagée  en  deux  parties 
presque  égales  par  l'Allier,  elle  a  formé  tout  natureilennent  le  département  de  ce  nom  et  une  partie  du 
Puy-de-Dôme,  de  la  Creuse  et  du  Cher. 

Sa  capitale  est  Moulins. 

Eduens,  Bituriges,  Arvernes,  occupaient  son  territoire.  Soumise  à  la  domination  romaine,  elle  le  fut  ensuite 
à  celle  des  Wisigoths.  Clovis,  en  507,  après  sa  victoire  sur  Alaric  II,  la  posséda.  Plus  tard,  en  1272,  après 
de  longues  vicissitudes,  le  mariage  de  Robert  de  Clermont,  fils  de  saint  Louis,  avec  Béatrice  de  Bourbon 
en  fit  une  baronnie  qui  entra  dans  une  branche  des  Capétiens.  Charles  le  Bel  enfitunduché-pairie(1327). 
Lors  de  la  disgrâce  qui  suivit  la  trahison  du  Connétable  de  Bourbon,  elle  fut  séquestrée  (1523)  et  réunie 
au  domaine  royal  par  François  I"  (1527).  Louise  de  Savoie  la  reçut  en  attribution  et  ajouta  à  son  titre 
de  duchesse  le  nom  du  Bourbonnais.  Elle  appartint  successivement  à  Catherine  de  Médicis  (douaire) 
au  duc  d'Anjou,  à  Elisabeth  d'Autriche,  veuve  de  Charles  IX,  à  Louise  de  Lorraine,  veuve  de  Henri  III. 
puis  à  Marie  de  Médicis.  à  Anne  d'Autriche.  Enfin  Louis  XIV  en  fit  don  au  prince  de  Condé  contre  le 
duché  d'Albret  en  1527.  Depuis  ce  moment  le  titre  de  duc  de  Bourbon  s'est  perpétué  jusqu'au  dernier 
prince  de  Condé,  mort  en  1830.  Elle  connut  aussi  les  horreurs  des  guerres  de  religion  en  1666,  après 
l'ordonnance  de  Moulins.  Placée  au  centre  de  la  France  elle  a  évité  toutes  les  aventures  de  guerre 
réservées  aux  départements-frontières. 

Ses  habitants  sont  les  Bourbonnais. 

Moulins  (24.635  habitants),  parmi  ses  villes  principales,  fut  le  lieu  où  Antoine  de  Bourbon  conclut  son 
mariage  avec  Jeanne  d'Albret  (1548).  La  fameuse  assemblée  de  Moulins  y  fut  réunie  par  Catherine  de 
Médicis.  Charles  IX  et  sa  mère,  l'amiral  de  Coligny,  le  Chancelier  de  l'Hôpital,  le  Cardinal  de  Lorraine 
s'y  rendirent.  Henri  IV  y  fut  reçu  avec  enthousiasme  en  1595.  Pendant  200  ans  et  demi  la  peste  la  ravagea 
(1440  à  1656). 

Montiuçon,  a  un  curieux  aspect  de  vieille  ville  dans  certains  quartiers. 

Gannat,  créée  par  les  seigneurs  de  Bourbon  ;  une  abbaye  de  l'ordre  de  saint  Augustin  en  fut  le  noyau. 
Elle  fit  partie  de  l'Auvergne.  Philippe-Auguste  la  démembra. 

La  Palisse,  plusieurs  vieilles  familles  de  l'histoire  résidèrent  dans  le  château  dont  les  ruines  la  dominent. 
Sous  Charles  VIII,  le  Maréchal  de  la  Palisse  se  fit  remarquer  dans  les  guerres  d'Italie. 

Vichy,  est  un  centre  très  important  d'eaux  thermales  qui  y  amènent  une  quantité  considérable  de 
malades,  dont  elle  fait  sa  fortune.  Elle  possède  un  pont  élégant  sur  l'Allier. 

Bourbon-l'Archambault,  est  à  citer  pour  ses  eaux  minérales  et  les  ruines  Importantes  d'un  château- 
fort,  dont  il  reste  deux  tours  sur  vingt-quatre,  l'Admirale  et  la  Ouicangroigne  ;  Mme  de  Montespan  y 
mourut. 

Il  n'y  a  pas  d'antiquités  druidiques  dans  le  Bourbonnais,  mais  il  y  en  a  beaucoup  de  romaines,  surtout  à 
Néris  :  Châteaux-forts,  abbayes,  s'y  trouvent  en  quantité.  A  Moulins, l'église  Notre-Dame  (1386)  gothique, 
est  très  belle.  Celle  de  l'ancien  couvent  de  la  Visitation  contient  le  tombeau  du  Maréchal  de  Montmo- 
rency d'une  splendide  exécution.  Enfin,  à  Saint-Pourçain,  une  statue  antérieure  au  XV*  siècle  «  Ecce 
Homo  »  émeut  par  une  admirable  perfection.  A  Néris,  un  cirque,  des  bains,  une  voie  romaine,  retiennent 
l'attention. 

Le  sol  de  cette  province  est  d'aspect  varié.  De  vraies  plaines,  par  exemple  la  vallée  de  l'Allier  appelée  la 
Limagne  Bourbonnaise,  des  vallées  sans  profondeur,  mais  attrayantes,  de  hautes  collines  coupées  de 
gorges  sombres,  des  coins  pittoresques  à  côté  de  sites  sévères  lui  donnent  un  attrait  spécial. 

Le  Bourbonnais  est  bordé  par  la  Loire  à  l'est,  par  le  Cher  à  l'ouest,  et  traversé  par  l'Allier. 

Il  est  revêtu  de  belles  forêts  ;  les  plus  connues  sont  celles  de  Tronçais  (10.(XX)  hectares)  possédant  une 
des  plus  belles  chênaies  de  France.  Houille,  fer,  marbre,  pierres  à  bâtir  en  font  une  région  de  plus  en  plus 
industrielle.  Un  important  commerce  de  boeufs  et  de  moutons  s'y  fait  aussi. 

Citons  parmi  les  très  nomoreuses  célébrités  françaises  qui  y  naquirent  :  le  Connétable  de  Bourbon,  le 
Cardinal  Duprat,  le  Maréchal  de  la  Palisse,  le  Maréchal  de  Berwick,  le  sculpteur  Regnaudin,  auteur  d'un 
superbe  groupe  à  remarquer  aux  Tuileries,  et  le  Maréchal  de  Villars. 


44 


Description  des  Blasons  N»»  1  à  9 

ALLIER 

1  Chantells  ou  Chant«ll«-l»'ChAt«au  (Cantilia).  1.345  habitants  (Chantellains).  D'or  à  une  bar>de 

d'azur  chargée  d'un  merle  chantant  d'argent. 

C'est  vers  480  qu'il  est  fait  pour  la  première  fois  mention  de  cette  ville  et  notamment  de  son  éqlise. 
Les  sires  de  Bourbon  y  possédaient  un  château-fort  qui,  par  sa  position  et  ses  fortifications,  éta  t  leur 
principale  place  d'armes.  Plus  tard  François  I"  ordonna  la  destruction  de  cet  édifice. 

2  Cus>«t  (Cuciacum).  Chef-lieu  de  canton,  7.670  habitants  (Cussetains).  De  gueules  au  dextrochère 
d'or  sortant  d'une  nuée  d'argent  ombrée  d'azur  tenant  une  épée  haute  d'argent,  la  garde  et  la  poignée 
d'or  surmontée  d'une  couronne  fermée  aussi  d'or. 

Doit  son  origine  à  un  monastère  fondé  sur  cet  emplacement  en  886.  Elle  forma  par  la  suite  une  propriété 
royale  indépendante  des  grands  seigneurs  voisins.  Après  la  mort  de  Charles  VII,  Louis  XI  la  fortifia 
et  en  fit  une  des  fortes  places  de  la  contrée.  Il  ne  reste  plus  que  quelques  ruines  de  ces  fortifications. 

3  Ebrsuil  (Ebrelodunum).  Chef-lieu  de  canton,  1.565  habitants  (Ebreuillois).  De  gueules  à  la  croix  écar- 
talée  d'argent  et  d'azur  accostée  en  pointe  de  deux  fleurs  de  lis  d'or. 

C'est  en  cette  ville  que  l'on  situe  un  des  quatre  palais  que  Charlemagne  avait  fixés  pour  la  résidenc» 
de  son  fils  Louis  I",  plus  tard  «  Le  Débonnaire  »  lorsqu'il  lui  donna  l'Aquitaine  en  exigeant  qu'il  passât 
trois  mois  chaque  année  dans  chacun  de  ses  palais.  En  l'an  971  le  palais  d'Ebreuil  fut  donné  par  le  roi 
Lothaire  au  monastère  de  l'ordre  de  Saint-Benoit  fondé  en  806,  à  la  même  époque  que  le  château. 
Charles  VII  s'empara  de  la  ville  en  1440  et  y  séjourna  deux  jours  pendant  lesquels  Jean  de  Chabannes 
lui  enleva  une  partie  de  son  artillerie. 

4  Gannat  (Gannatum).  Chef-lieu  de  canton,  4.560  habitants  (Gannatois).  Écartelé  aux  1  et  4  d'azur  au 
gant  d'argent  aux  2  et  3  d'argent  au  chardon  au  naturel. 

L'origine  de  la  ville  est  inconnue  ;  Gannat  n'est  citée  pour  la  première  fois  que  dans  la  nomenclature 
des  Châtellenies  du  Bourbonnais,  vers  la  fin  du  XIII*  siècle.  Les  seigneurs  de  Bourbon  y  fondèrent  un 
couvent  de  l'Ordre  de  Saint-Augustin,  près  de  l'emplacement  duquel  on  voit  la  chapelle  de  Sainte- 
Procule,  qui  était  autrefois  l'objet  d'une  grande  vénération. 

5  Hérisson  (Iritio).  Chef-lieu  de  canton,  1.275  habitants  (Hérissonais).  D'azur  à  un  hérisson  d'or. 
Située  sur  la  rive  droite  de  l'Aumance,  cette  petite  ville  était  autrefois  une  place  forte.  Le  château  qui 
n'offre  plus  maintenant  que  quelques  ruines,  que  leur  position  rend  fort  pittoresques,  avait  huit  tours. 
On  est  porté  à  croire  qu'Hérisson  a  été  fondée  après  la  destruction  de  l'ancienne  ville  de  Cordes  située 
sur  une  montagne  escarpée  à  1  kilomètre  de  là,  et  dont  l'existence  remontait  à  l'époque  romaine. 

6  La  Palisstt.  Chef-lieu  d'arrondissement,  2.960  habitants  (Palissois).  De  sinople  au  sautoir  d'or. 

La  ville  actuelle  se  trouve  au  pied  de  la  colline  couronnée  par  les  restes  de  l'ancien  château.  C'est  dans 
la  chapelle  attenante  au  corps  de  l'édifice  que  fut  inhumé  Jacques  de  Chabannes,  maréchal  de  France, 
seigneur  de  La  Palisse,  ami  et  compagnon  de  Bayard  et  l'un  des  grands  capitaines  sous  Charles  VIII, 
Louis  XII  et  François  I",  et  qui  fut  tué  en  1525  à  la  bataille  de  Pavie. 

7  Montiuçon  (Mons  Luzzonis).  Chef-lieu  d'arrondissement,  37.505  habitants  (Montiuçonnais).  D'azur 
au  château  couvert  d'argent,  crénelé,  maçonné  et  ajouré  de  sable  sur  une  terrasse  d'or,  surmonté  en 
chef   d'un   soleil   rayonnant  du   même. 

C'est  l'une  des  plus  anciennes  villes  de  la  province  du  Bourbonnais  ;  au  X*  siècle  elle  était  le  chef-lieu 
d'une  seigneurie  appartenant  aux  sires  de  Bourbon.  Les  Anglais  s'en  emparèrent  en  1171,  et  la  conser- 
vèrent jusqu'en  1188  où  elle  fut  reprise  par  Philippe-Auguste.  Montiuçon  était  entourée  de  murailles 
très  épaisses  détruites  aujourd'hui,  et  dont  une  partie  a  été  convertie  en  promenade  publique.  C'était 
avant  la  Révolution  le  séjour  préféré  des  seigneurs  du  Bourbonnais. 

8  Moulins-sur-Allier.  Chef-lieu  du  département,  23.305  habitants  (Moulinois).  D'argent  à  trois  croix 
ancrées  de  sable,  au  chef  d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Bien  que  d'origine  incertaine,  la  ville  actuelle  ne  paraît  pas  remonter  au-delà  du  X«  siècle.  En  1232. 
elle  était  la  plus  peuplée  du  Bourbonnais  ;  Robert,  fils  de  saint  Louis,  y  fonda  un  hôpital  en  1269.  Ce 
n'est  toutefois  qu'au  cours  du  XIV  siècle  que  Moulins  prit  un  rang  assez  élevé  parmi  les  villes  du 
royaume,  du  fait  surtout  qu'elle  était  la  principale  résidence  des  Bourbons.  A  rencontre  de  beaucoup 
d'autres  villes.  Moulins  ne  se  rendit  pas  aux  Anglais  pas  plus  d'ailleurs  qu'à  Louis  XI,  ou  plus  tard  au 
duc  de  Nemours,  qui  tenta  de  s'en  emparer  pendant  les  guerres  de  religion.  Catherine  de  Médicis  y 
tint  en  1566,  la  fameuse  assemblée  où  fut  rendue  «  l'ordonnance  de  Moulins  ».  Henri  IV  fit  son  entrée 
dans  cette  ville  en  1595.  Moulins  a  été  plusieurs  fois  dévastée  par  la  peste,  notamment  en  1547.  Un 
Incendie  y  causa  de  grands  ravages  en  1755. 

9  Saint-Pourçain-sur-Sioula.  Chef-lieu  de  canton,  4.810  habitants  (Saint-Pcurçains).  D'azur  h  une 
fleur  de  lis  d'argent  accompagnée  en  pointe  d'un  tonneau  couché  du  mêm?. 

On  suppose  que  la  ville  doit  son  nom  et  son  origine  à  l'abbé  Portianus  qui  y  fonda  un  monastère  au 
cours  du  VI'  siècle.  L'église  paroissiale  parait  être  une  construction  du  X*  siècle.  Commerce  d'excel- 
lents vins. 


45 


1      BOURBONNAIS    4  2    BOURBONNAIS    4 

CHANTELLE        C  U  S  S  E  T 


3    BOURBONNAIS    4 

ÉBREUIL 

ALLIER 


CAFÉ 


SANKA 


 

^^^ 

CAFÉ    ^ 

\ 

SANKA 

4  BOURBONNAIS  4     5  BOURBONNAIS  4 

GANNAT        HÉRISSON 

ALLIER  ALLIER 


6    BOURBONNAIS    4 

LA    PALISSE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7    BOURBONNAIS    4  8    BOURBONNAIS    4 

MONTLUCON        MOULINS 


9    BOURBONNAIS    4 

ST.POURCAIN 


f|^   f$^   f$^ 


HhJT* 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


ALLIER 


NERVEUX,  RHUMATISANTS,  SURMENÉS,  BUVEZ  DU  CAFÉ  SANKA  SANS  CAFÉINE 


47 


BRETAGNE 


tttt 
:t  tt  ' 

CAFÉ     ^'^i,.,^^^     SANKA 


1 


BRETAGNE 

^&iP€-InÂimiM  'lîlophiJum  •  ^mislm  %(M  éiflord 
-  Hkdmiaine  - 

Qeêœ^timi  el/ustcmçiiedul^hsm 

D'hermines  plein. 

La  Bretagne  qui  porta  dans  les  premiers  temps  le  nom  d'Armorique,  fut 
d'abord  gouvernée  par  des  princes  bretons  qui  prirent  tantôt  le  titre  de 
duc,  tantôt  celui  de  roi  ;  leur  descendance  s'éteignit  au  Xll«  siècle.  Pendant 
tout  le  Moyen-âge  et  surtout  pendant  la  Guerre  de  Cent  Ans,  ce  pays  fut 
le  théâtre  de  nombreuses  guerres,  les  nombreux  prétendants  au  duché  de 
Bretagne  étant,  les  uns  soutenus  par  les  rois  d'Angleterre,  les  autres  par 
les  rois  de  France. 

Arthur,  fils  du  roi  d'Angleterre  Henri  li.et  de  l'héritière  de  Bretagne  Con- 
stance,  fut  assassiné  par  son  oncle  Jean-sans-Terre.  Philippe-Auguste 
donna  le  duché  à  Pierre  Mauclerc,  fils  du  comte  de  Dreux.  A  la  mort  de 
Jean  III,  duc  de  Bretagne,  le  duché  fut  revendiqué  par  Charles  de  Blois  et 
Jean  de  Montfort.  Le  traité  de  Guérande  assura  la  Bretagne  au  fils  de  ce 
dernier.  Le  Comte  de  Richemont,  devenu  duc  en  1457,  sous  le  nom 
a'Arthur  III,  légua  la  couronne  à  son  neveu  François  II,  père  de  la  duchesse 


;EDITIOnÇ)  SANKA: 


a.   vTAewE 


MARQUES   SYMBOMQOKS    des    5    DËPARTBMENTS    BRETONS 


Pour  renouer  avec  la  tradition,  on  a  entrepris  de  donner  des  blasons  aux  dâpnrtements, 
unités  administratives  à  qui  cent  cinquante  ans  d'existence  ont  fini  par  donner  une  certaine 
personnalité.  Voici  ceux  des  dépçirtementa  bretons,  où  tg  màlent  l'azur  du  blason  français  aux 
hermines   bretonnes.  (Photo    A.   P.) 


49 


Anne,  qui  porta  la  Bretagne  dans  la  maison  de  France  en  épousant  Charles  VIII,  puis  LouisXII.  Le  mariage 
de  leur  fille  Claude  avec  le  duc  d'Angoulême,  depuis  François  I",  réunit  définitivement  le  duché  de 
Bretagne  à  la  France. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LA  BRETAGNE 

Cette  province  bornée  au  nord  par  la  Manche,  au  nord-est  par  la    Normandie,  à  l'est  par  le  Maine  et 
l'Anjou,  au  sud  par  le  Poitou,  à  l'ouest  par  l'Océan  Atlantique,  a  formé  les  départements  de  :  Loire- 
Inférieure,  Morbihan,  Finistère,  Côtes-du-Nord,  lile-et-Vilaine. 
Sa  capitale  est  Rennes. 

Appelée  Armorique  du  temps  de  César,  elle  connut  diverses  vicissitudes,  puis  en  799  Charlemagne  en 
fit  la  conquête.  Nomenoe,  Erispol,  Salomon  III  régnèrent  ensuite.  La  dynastie  changea  pendant  les  luttes 
entre  Bretons  et  Normands.  Henri  II  d'Angleterre  dut  intervenir.  En  1342,  Jean  de  Montfort  eut  aussi 
recours  à  nos  voisins.  En  1365,  le  traité  de  Guérande  donna  définitivement  la  couronne  de  Bretagne  à  la 
famille  de  Montfort  ;  mais  bien  des  luttes  éclatèrent  par  la  suite,  par  la  résistance  de  certains  membres 
de  cette  famille  vis-à-vis  du  roi  de  France.  Louis  XI  montra  une  juste  rigueur  qui  devint  sans  objet  à  sa 
mort.  Anne  de  Bretagne,  en  épousant  Louis  XII,  apporta  sa  province  au  domaine  royal.  Cette  adjonction 
devint  définitive  en  1532.  Pendant  les  guerres  de  Vendée  le  pays  breton  participa  activement  àl'insurrec- 
tion  voisine.  En  1790,  elle  fut  partagée  en  départements. 
Les  habitants  sont  les  Bretons. 
Les  villes  principales  sont  : 

Rennes  (69.900  habitants),  jadis  capitale  de  la  Bretagne,  a  un  aspect  terne.  La  porte  de  Mordelaise 
est  une  des  rares  curiosités.  Il  s'y  fait  un  très  important  commerce. 

Saint-Malo,  d'où  part  un  tiers  des  bateaux  qui  pèchent  la  morue.  Elle  a  7  i<ilomètres  de  quais  et  son 
port  voit  les  plus  hautes  marées  de  l'Europe.  Grande  exportation  en  Angleterre. 

Saint-Brieuc,  les  échanges  commerciaux  se  font  au  port  de  Légué,  à  2  kilomètres  de  la  ville  qui,  elle- 
même,  ne  borde  pas  la  mer.  Aux  environs  Lamballe. 

Dinan,  petite  ville  ravissante.  On  découvre  la  vue  du  Mont  Saint-Michel  du  haut  de  la  tour  du  château. 
Quimper,  possède  une  riche  cathédrale. 

Brest,  centre  de  nos  forces  navales  est  le  premier  port  militaire  de  France  sur  l'Océan.  Sa  rade  est 
immense  et  splendide.  Ecole  navale.  L'île  d'Ouessant  émerge  des  flots  à  22  kilomètres  de  la  côte. 
Vannes,  possède  un  très  riche  musée  d'archéologie. 

Lorient,  aussi  a  une  rade  de  toute  première  valeur.  Chantiers  de  constructions  navales  très  importants 
de  plusieurs  unités  de  notre  flotte. 
La  superbe  Belle-lsie  appartient  au  Morbihan. 

Nantes,  de  première  importance  pour  l'importation  des  sucres,  des  cafés  et  bois  précieux. 
Saint-Nazaire,  port  d'embarquement  sur  les  transatlantiques.  Aux  environs  plusieurs  plages  connues. 
Les  Druides  ont  laissé  en  Bretagne  des  milliers  de  restes  archéologiques,  surtout  en  Morbihan  :  menhirs, 
dolmens;  la  pierre  de  la  Vacherie,  et  la  galoche  de  Gargantua  en  Loire-Inférieure  ;  les  alignements  de 
Carnac  et  d'autres  aussi  magnifiques  dans  la  presqu'île  de  Camaret  attirent  la  curiosité.  Des  Romains  on 
retrouve  des  thermes,  le  fort  de  la  Gintonaix,  des  voies  militaires.  Dans  les  Côtes-du-Nord  les  impor- 
tantes ruines  de  deux  villes  antiques  sont  discutées.  Du  Moven-âqe  il  y  a  plusieurs  châ+psux-forts  e' 
monuments  religieux. 

La  Bretagne  présente  des  aspects  différents;  dans  les  Côtes-du-Nord,  la  côte  est  profondément  déchi- 
quetée ;  des  porphyres  rouges,  en  crête  sur  l'ile  de  Bréhat,  sont  d'un  effet  saisissant  dans  la  verdure  ; 
plus  loin  la  lande  de  Fréhet  se  pare  d'une  multitude  délicieuse  de  fleurs  sauvages.  Dans  le  Finistère 
même  côte  déchiquetée,  mais  montagnes  sèches,  coupées  de  gouffres  affreux  ;  et  l'Océan  verdâtre 
caresse  caps,  pointes,  pénètre  dans  les  rades  ;  dans  le  Morbihan  la  douceur  de  la  température  permet  aux 
camélias,  aux  lauriers,  aux  myrthes  de  pousser  librement.  La  lande  bretonne  si  captivante  dans  sa  mono- 
tonie règne  sur  de  vastes  espaces. 

La  Bretagne  est  arrosée  par  l'Ille,  la  Vilaine,  la  Loire,  la  Sèvre-Nantaise,  le  Maine. 
Elle  est  riche  surtout  par  ses  marais  salants,  ses  pêcheries  (sardines,  maquereaux),  ses  céréales,  ses 
toiles,  l'élevage  des  chevaux  et  des  bœufs,  le  tabac,  les  beurres,  le  miel  et  surtout  les  huîtres.  Forges, 
aciéries,  usines  métallurgiques  de  toutes  sortes,  filatures,  fabriques  de  chaussures,  carrières  de  granit 
bleu,  tanneries,  etc.  occupent  une  multitude  d'ouvriers.  Nombreuses  stations  balnéaires. 
Sont  nés  dans  cette  curieuse  province  :  Anne  de  Bretagne,  Dugay-Trouin,  Surcoût,  La  Bourdonnais,  La 
Tour  d'Auvergne,  Chateaubriand,  Lamennais,  Cambronne,  Lamoricière,  J.  Verne,  J.  Simon,  V.  Massé, 
Laënnec. 


50 


Description  des  Blasons  N^"  1  à  9 

LOIRE-INFÉRIEURE 

1  Ancenis.  Chef-lieu  d'arrondissement,  5.000  habitants  (Anceniens).  De  gueules  à  trois  quinterfeuilles 
d'hermines   posées  2  et   1. 

C'est  en  cette  ville  que  fut  signé  le  traité  de  1468,  entre  le  duc  de  Bretagne  François  II  et  Louis  XI,  qui 
prépara  la  réunion  de  la  Bretagne  à  la  France.  On  y  voit  les  restes  d'un  château  du  XV  siècle. 

2  Btain.  Chef-lieu  de  canton,  6.730  habitants  (Hedains).  De  vair  au  croissant  de  gueules. 

La  position  du  château,  son  étendue,  ses  fortifications  firent  autrefois  de  Blain,  une  des  places  impor- 
tantes de  Bretagne.  Elle  fut  assiégée  en  1586  par  le  duc  de  Mercoeur.  En  1628.  Louis  XIII,  pour  punir  le 
duc  de  Rohan  de  s'être  joint  aux  calvinistes,  ordonna  la  démolition  du  château.  Patrie  du  duc  de  Rohan. 

3  Chàteaubriant  (en  breton  :  Kastel  Briant).  Chef-lieu  d'arrondissement,  7.990  habitants  (Château- 
briantais).  D'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or  posées  2  et  1,  brisé  en  abîme  d'un  bâton  raccourci  et  péri 
en  bande  de  gueules,  qui  est  de  Condé. 

L'origine  de  la  ville  paraît  remonter  à  l'époque  romaine.  En  1015,  Briant,  comte  de  Penthièvre,  y  f't  bâtir 
un  château  auquel  il  donna  son  nom,  ainsi  qu'à  la  ville,  qui  perdit  celui  de  CADÈTE  qu'elle  avait  porté 
jusqu'alors.  Sous  le  règne  de  Charles  VIII,  La  Trémouille  assiégea  la  ville. 

4  Clisson.  Chef-lieu  de  canton,  2.790  habitants  (Clissonnais).  De  gueules  au  lion  d'argent,  armé,  lam- 
passé  et  couronné  d'or  qui  sont  les  armes  du  connétable  Olivier  de  (tlisson. 

Cette  localité,  complètement  détruite  en  1793,  a  été  rebâtie  au  début  du  XIX*  siècle.  Elle  est  surtout 
intéressante  par  son  château,  berceau  de  la  famille  de  Clisson  qui  l'habita  jusqu'à  la  Révolution. 

5  Guérande  (du  breton  Gwen  rann  :  région  blanche).  Chef-lieu  de  canton,  6.080  habitants  (Guérandais). 
D'argent  à  quinze  mouchetures  d'hermines  posées  5,  4,  3,  2, 1  (armes  accordées  sous  cette  forme  par 
Charles  X). 

On  ne  sait  presque  rien  de  cette  ville  avant  le  IX*  siècle  si  ce  n'est  que  les  Romains  y  bâtirent  en  470, 
une  forteresse  appelée  Grannona.  Son  nom  lui  vient  de  GUÉRECH  ou  OUIRIACUS,  évéque  de  Nantes 
sacré  en  1055  qui  vécut  à  cet  endroit.  En  1342,  pendant  les  guerres  de  Jean  de  Montfort  et  de  Charles 
de  Blois,  Louis  d'Espagne  qui  avait  pris  le  parti  de  ce  dernier  embarqua  ses  troupes  sur  les  vaisseaux 
de  commerce  qui  se  trouvaient  au  Croisic  et  vint  assiéger  Guérande,  qui  fut  mise  à  sac.  Olivier  de  Clis- 
son l'assiégea  en  1373  sans  succès,  mais  en  1379  Duguesclin  la  prit.  Les  restes  de  fortifications  que  l'on 
voit  encore  aujourd'hui  datent  de  1431. 

6  Machecoul  (Machicolium).  Chef-lieu  de  canton,  4.210  habitants.  D'argent  à  trois  chevrons  de  gueules 
(d'après  un  sceau  de  1276). 

Était  anciennement  la  capitale  du  duché  de  Retz.  Les  seigneurs  avaient  pour  habitation  un 
château  construit  au  cours  du  X"  siècle.  La  ville  était  en  outre  fortifiée,  et  défendue  par  une 
citadelle,  qui  soutint  plusieurs  sièges,  mais  fut  démolie  sous  Louis  XIV.  Machecoul  est  la  première 
ville  qui  soit  tombée  au  pouvoir  des  Vendéens  au  début  de  la  guerre  civile  de  1793. 

7  Nantes.  Chef-lieu  du  département,  184.510  habitants  (Nantais).  De  gueules  au  navire  d'argent  voguant 
sur  des  ondes  de  sinople,  au  chef  d'hermines. 

C'était,  avant  la  conquête  des  Gaules  par  les  Romains,  la  capitale  des  Namnètes,  qui  prit  plus  tard,  le 
nom  de  PORTUS  NAMNETUM.  En  445,  Nantes  soutint  un  siège  contre  les  Huns,  mais  fut  prise  en  843 
par  les  Normands.  C'est  vers  1213,  agrandi  par  Pierre  de  Dreux,  que  le  port  commença  à  prendre  de 
l'importance.  Pendant  une  bonne  partie  du  XIV*  siècle  (1343-1373-1379).  la  ville  fut  successivement 
assiégée  par  les  Anglais  et  les  seigneurs  des  environs.  C'est  en  1477  que  naquit  au  château  de  Nantes, 
Anne  de  Bretagne  qui,  par  son  mariage  avec  Charles  VIII  en  1491,  réunit  la  Bretagne  à  la  France.  En 
1532,  Henri  II  fit  son  entrée  solennelle  a  Nantes.  Henri  IV  y  séjourna  en  1598  et  c'est  en  cette  ville  qu'il 
rendit  le  fameux  Edit  par  lequel  les  calvinistes  obtinrent  le  libre  exercice  de  leur  religion,  et  dont  la 
révocation  en  1685,  par  Louis  XIV,  causa  un  grave  préjudice  à  la  prospérité  du  pays.  Le  29  juin  1793  les 
troupes  vendéennes,  fortes  de  50.000  hommes,  attaquèrent  la  ville  sous  les  ordres  de  Cathelineau,  mais 
furent  vigoureusement  repoussées.  La  ville  souffrit  beaucoup  des  excès  révolutionnaires,  et  les  noyades 
de  Nantes  resteront  tristement  célèbres.  En  1832,  à  l'instigation  de  la  duchesse  de  Berry,  un  mouvement 
insurrectionnel  assez  sérieux  se  déclancha,  mais  l'attitude  ferme  des  troupes  rendit  impossible  le 
rétablissement  de  la  Vendée  et  l'arrestation  de  la  duchesse  de  Berry  mit  fin  à  la  guerre  civile. 
Nantes  offre  quelaues  intéressants  monuments,  notamment  le  château  datant  de  l'an  938.  L'église- 
cathédrale  dédiée  a  saint  Pierre,  datant  de  1434,  l'Hôtel  de  la  Préfecture  bâti  en  1777, la  Bourse  ache- 
vée en  1812. 

8  RezA.  Commune,  8.920  habitants  (Rezéens).  Losange  d'argent  et  de  sable. 

Ce  bourg  passe  pour  être  bâti  sur  l'emplacement  de  l'ancienne  RATIATE  détruite  par  les  Romains. 

9  Saint-Nazair».  Chef-lieu  d'arrondissement,  41.631  habitants  (Nazariens).  D'azur  à  la  galère  d'argent 
portant  une  clef  de  sable  sur  la  voile,  au  chef  d'argent  de  cinq  mouchetures  d'hermines  à  une  clef 
d'argent  posée  en  fasce  brochante  sur  les  mouchetures. 

Il  semble  bien,  d'après  les  découvertes  faites  lors  des  travaux  du  port,  qu'on  doive  Identifier  Saint- 
Nazaire  à  l'important  port  gallo-romain  de  CORBILON.  Grégoire  de  Tours  mentionne  cette  ville  au 
VI*  siècle,  sous  le  nom  de  VIC-SAINT-NAZAIRE.  Aux  XIV*  et  XV*  siècles,  le  port  appartenait  aux  ducs 
de  Bretagne,  qu'ils  défendirent  par  un  château.  Pendant  la  Révolution,  le  bourg  fut  appelé  Port- 
Nazaire.  Les  causes  de  développements  considérables  de  cette  ville  pendant  la  seconde  moitié  du 
XIX*  siècle  tiennent  aux  difficultés  de  la  navigation  sur  la  Loire  entre  Nantes  et  Saint-Nazaire.  C'est 
actuellement,  un  port  très  important  qui  comporte  de  nombreux  chantiers  maritimes,  notamment 
celui  de  Penhouët. 


51 


1         BRETAGNE        4  2        BRETAGNE        4 

ANCENIS         B    L    A    I    N 


LOIRE-INFÉRIEURE 


LOIRE-INFERIEURE 


3        BRETAGNE        4 

CHATEAUBRIANT 

LOIRE-INFERIEURE 


ÉÉÉÉ 


¥¥!¥ 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4        BRETAGNE        4  5        BRETAGNE        4 

CLISSON        GUÉRANDE 

LOIRE-INFÉRIEURE  LOIRE-INFÉRIEURE 


6        BRETAGNE        4 

MACHECOUL 

LOIRE-INFÉRIEURE 


w 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 

I 


SANKA 


7        BRETAGNE        4  8        BRETAGNE        4 

NANTES  REZÉ 

LOIRE-INFÉRIEURE  LOIRE-INFÉRIEURE 


9        BRETAGNE        4 

ST-NAZAIRE 

LOIRE-INFÉRIEURE 


HttH^ 


►♦♦♦4 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


LOIRE-INFERIEURE 


LE    CAFE    SANKA    EST    LIBÉRÉ    DE    LA    CAFÉINE  ET    N'EMPÊCHE    PAS  DE  DORMIR 


52 


Description  des  Blasons  N^^  10  à  18 

MORBIHAN 

10  Auray.  Chef-lieu  de  canton.  7.150  habitants.  De  gueules  à  une  hermine  passante  d'argent  couronnée 
d'or,  chargé  d'une  écharpe  d'hermine  flottant  sur  ses  épaules,  accompagnée  en  chef  d'un  tourteau 
de  France. 

Cette  ville  se  divise  en  deux  parties  que  réunit  un  pont  de  pierre  :  Saint-Gildas  sur  la  rive  droite  et  Saint- 
Goustan  sur  la  rive  gauche.  Les  environs  d'Auray  furent  le  29  septembre  1364  le  théâtre  de  la  célèbre 
bataille  qui  assura  à  Jean  de  Montfort  la  possession  du  duché  de  Bretagne.  Dans  la  chapelle  du  Père 
Éternel,  qui  était  l'ancien  couvent  des  cordeliers,  se  trouvent  des  stalles  sculptées  provenant  de  la 
chartreuse  de  Brech. 

11  Henncbont.  Chef-lieu  de  canton,  8.300  habitants  (Hennebontais).  D'azur  à  un  navire  d'or,  les  voiles 
d'hermines,  surmonté  d'un  guidon  de  gueules  et  voguant  sur  une  mer  d'argent. 

Fut,  au  XIV*  siècle,  le  théâtre  d'opérations  militaires.  Les  partisans  de  Jean  de  Montfort  s'en  empa- 
rèrent en  1341.  Cette  même  année,  puis  en  1342,  Charles  de  Blois  essaya,  mais  vainement,  delà  prencfre. 
Duguesclin  la  prit  en  1375,  alors  qu'elle  était  passée  aux  mains  des  Anglais  après  la  mort  de  Montfort 
en  1345. 

12  JoBselin.  Chef-lieu  de  canton,  2.240  habitants  (Josselinais).  De  gueules  au  lion  d'argent. 

Cette  cité  est  surtout  connue  pour  son  château  qui  était  à  l'origine  une  importante  forteresse.  L'édi- 
fice tel  qu'on  le  voit  actuellement  date  du  début  du  XIV*  siècle  ;  Marguerite  de  Rohan  l'ayant  apporté 
en  dot  au  connétable  de  Clisson,  ce  seigneur  se  plut  à  l'embellir  ;  Il  y  m.ourut  en  1407  et  fut  inhumé 
dans  la  chapelle  attenante.  Les  ligueurs  s'emparèrent  du  château  de  Josselin  en  1589,  mais  dix  ans 
plus  tard  Henri  IV   le  fit  démanteler.  Belle  église  à  la  chaire  remarquable. 

13  Lorient.  Chef-lieu  d'arrondissement,  41.500  habitants  (Lorienfais).  De  gueules  à  un  vaisseau  d'argent 
voguant  sur  une  mer  de  sinople  au  soleil  rayonnant  d'or  se  levant  derrière  des  montagnes  d'argent 
posées  au  flanc  dextre  de  l'écu,  surmontées  d'un  franc-canton  d'hermine,  au  chef  d'azur  semé  de 
besants  d'or. 

Lorient  fut  fondé  en  1664  par  la  Compagnie  Française  des  Indes,  qui  lui  donna  le  nom  de  «l'Orient» 
d'où  le  nom  actuel.  Un  port,  des  magasins  généraux,  de  vastes  chantiers  de  constructions  navales 
furent  créés  à  l'origine,  mais  la  ville  ne  prit  une  réelle  extension  que  sous  Louis  XV.  L'existence  de  ce 
port  éveilla  de  bonne  heure  les  craintes  des  Anglais  qui  vinrent  l'assiéger  inutilement  en  1746.  La  ruine 
de  la  Compagnie  des  Indes  causa  un  grave  préjudice  à  la  ville,  à  la  fin  du  XVIII*  siècle.  Napoléon 
agrandit  et  améliora  considérablement  le  port.  C'est  actuellement  un  centre  Important  de  constructions 
maritimes.  Commerce  d'huîtres  dites  «  armoricaines  ». 

14  Malestroit.  Chef-lieu  de  canton.  1.895  habitants  (Malestrois).  De  gueules  à  neuf  besants  d'or  posés 
3,  3,  3. 

C'est  en  cette  ville  que  fut  signée  en  1343  une  trêve  entre  Edouard  III  d'Angleterre  et  Philippe  IV, 
mettant  fin,  provisoirement,  aux  incursions  anglaises.  Malestroit  fut  fortifiée  vers  1463  et  fut  prise 
plusieurs  fois  par  le  duc  de  Mercœur,  notamment  en  1589  et  1592. 

15  Ploërmel.  Chef-lieu  d'arrondissement,  5.432  habitants  (Ploermelais).  D'azur  au  léopard  d'or  portant 
une   bannière  d'hermine. 

PIoérmel  était  déjà  important  au  X*  siècle.  Le  premier  fait  qui  s'y  rattache  ne  date  cependant  que  de 
1222.  Armauri  de  Craon,  baron  de  Bretagne,  s'étant  révolté  contre  son  duc,  Pierre  de  Dreux,  fut  fait 
prisonnier  et  dut  abandonner  Ploërmel  a  son  souverain.  Charles  VIII  s'en  empara  en  1487.  En  1591, 
après  une  résistance  opiniâtre,  la  ville  fut  prise  d'assaut  par  les  troupes  de  Henri  IV,  les  habitants 
ayant  pris  parti  pour  le  duc  de  Mercœur,  chef  de  la  Ligue. 
Possède  une  jolie  église  paroissiale  du  XIII*  siècle  renfermant  les  tombeaux  des  ducs  Jean  II  et  Jean  III. 

1(  Pontivy.  Chef-lieu  d'arrondissement,  9.440  habitants.  D'azur  au  pont  de  trois  arches  surmonté  en  chef 
de  deux  mâcles,  le  tout  d'argent  et  soutenu  en  pointe  d'une  moucheture  d'hermine  de  sable. 
Des  vestiges  de  fortifications  qu'on  y  voit  encore  prouvent  qu'elle  était  jadis  une  ville  forte.  En  660,  il 
n'existait  encore  qu'un  monastère  où  mourut  saint  Fosse.  Le  vieux  château  des  ducs  de  Rohan  rebâti 
vers  1485,  concourut  avec  le  monastère  à  la  formation  de  la  cité.  Pendant  le  I*'  Empire,  Pontivy  s'appela 
Napoléonville,  nom  qu'elle  conserva  jusqu'à  la  Restauration.  En  1793,  les  Vendéens  l'assiégèrent  au 
nombre  de  6.000  hommes  sans  pouvoir  cependant  s'en  emparer. 

17  Sarieau.  Chef-lieu  de  canton,  3.970  habitants  (Sarzeautins).  Parti  :  D'azur  à  une  fleur  de  lis  d'or 
soutenue  d'une  demi  fleur  de  lis  du  même,  mouvante  de  la  partition,  et  d'hermines  au  chef  cousu  de 
gueules  chargé  d'un  navire  d'or. 

Est  intéressante  par  ses  environs  où  l'on  remarque  plusieurs  monuments  druidiques  et  les  châteaux 
de  Klévénan  et  de  Sucinio. 

Il  Vannas  (Dariorigum  Vaneti).  Chef-lieu  du  département,  22.090  habitants  (Vannois).  De  gueules  A 

l'hermine  ailée. 

Vannes  est  d'origine  très  ancienne  et  fut  ravagée  par  les  Normands  en  847  et  865.  A  l'époque  où  les 
comtes  de  Blois  et  de  Montfort  se  disputèrent  la  souveraineté  de  la  Bretagne.  Vannes  fut  souvent 
dévastée.  Pendant  soixante  et  onze  ans,  elle  fut  le  siège  d'un  parlement  créé  par  le  duc  François  II. 
Les  États  de  Bretagne  s'y  rassemblèrent  en  1532.  La  ville  était  autrefois  parfaitement  fortifiée  et  avait 
six  portes,  dont  la  plus  remarquable  était  celle  de  Samt-Vincent.  La  cathédrale  est  l'édifice  le  plus  inté- 
ressant ;  elle  renferme  les  sépultures  de  saint  Vincent  Ferrier  et  de  l'évoque  Bertin. 


53 


10      BRETAGNE     S4  11       BRETAGNE     S4  12      BRETAGNE     S4 

A    U    R    A   Y        HENNEBONT        JOSSEILIN 


MORBIHAN 


MORBIHAN 


SANKA 


13      BRETAGNE     S4  14      BRETAGNE     S4  15      BRETAGNE     S4 

LORIENT        MALESTROIT        PLOERMEL 

MORBIHAN 


MORBIHAN 


ooo 
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CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


16      BRETAGNE     S4 

PONTI  VY 

MORBIHAN 


17      BRETAGNE     S4  18      BRETAGNE     S4 

SARZEAU        VANNES 

MORBIHAN  MORBIHAN 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


MORBIHAN 


NERVEUX,    RHUMATISANTS,  SURMENÉS,  BUVEZ  DU  CAFÉ  SANKA  SANS  CAFÉINE 


54 


Description  des  Blasons  N"^  19  à  27 

FINISTÈRE 

19  Brest.  Chef-lieu  d'arrondissement,  67.860  habitants  (Brestois).  Parti  d'azur  à  uie  fleur  de  lis  d'or; 
soutenu  d'une  demi  tieur  de  lis  du  rrôme,  au  deuxi  rre  d'hermine. 

L'antique  port  gaulois,  puis  gallo-romain  de  GESOCRIBATE  fut,  durant  la  seconde  partie  du  Moyen 
âge,  une  ville  maritimetrès  importante  et  une  place  forte  de  premier  ordre  qui,  de  1342  à  1397,  fut  occu- 
pée par  les  Anglais.  Ceux-ci  depuis  lors,  jusqu'à  la  Révolution,  ont  souvent  tenté  de  s'emparer  de  la 
ville,  notamment  en  1513  et  '-.94.  C'est  à  Richelieu  et  â  Colbert  que  sont  dus  les  développements  qui 
ont  fait  de  Brest  le  premier  port  militaire  de  France.  Brest  à  l'intérieur,  est  d'aspect  maussade  ;  à  part 
le  port  militaire,  ses  vastes  ateliers,  la  ville  n'offre  guère  d'autres  curiosités  que  son  château-fort:  bâti 
sur  un  rocher  escarpé  formant  une  sorte  de  promontoire,  il  a  remplacé  au  XII* siècle  un  castellum  romain 
dont  quelques  assises  sont  encore  visibles. 

20  Concarneau.  Chef-lieu  de  canton,  6.000  habitants  (Concarnois).  D'hermine  à  trois  haches  d'armes  de 
gueules  rangées  en  pal. 

Quoique  située  au  fond  d'un  petitfiord,  qui  s'est  ensablé  peu  à  peu,  cette  localité  reste  un  port  de  pêche 
Important  et  un  centre  de  pisciculture  et  d'élevage.  La  Ville-Close  ou  ancien  ConcarneatJ  est  entourée 
d'une  enceinte  fortifiée,  bâtie  au  XIV*  siècle.  La  principale  industrie  est  celle  de  la  pêche  à  la  sardine. 
Chapelle  Notre-Dame-de-Bon-Secours  du  XV*  siècle  ;  dans  les  environs  monuments  mégalithiques. 

21  ChAteaulin.  Chef-liej  d'arrondissement,  3.765  habitants  (Castellinois).  D'azur  à  une  fleur  de  lis  soute- 
nue en  parti  d'une  demi-fleur  de  lis  d'or  sénestrées  d'hermines,  le  tout  surmonté  d'un  poisson  d'or  en 
chef. 

Cette  petite  ville  est  située  à  2  kilomètres  de  Port-Launay  qui  est  son  port  véritable.  On  y  exploite 
d'importantes  ardoisières.  Sur  une  colline  élevée  qui  domine  la  ville,  se  trouvent  les  ruines  de  l'ancien 
château  des  seigneurs  de  Châteaulin,  construit  vers  l'an  1000  par  Budie,  comte  de  Cornouailles. 

22  Landerneau.  Chef-lieu  de  canton,  7.425  habitants  (Landernois).  D'or  au  lion  de  sable. 

Etait  autrefois  une  place  fortifiée  dont  s'empara  Jean  IV,  duc  de  Bretagne  en  1374.  Guy-Eder  dit  Fon- 
tenelle,  la  prit  et  la  pilla  en  1592.  On  y  voit  encore  quelques  maisons  fort  anciennes  dont  une  des  plus 
remarquables  date  de  1518.  L'église  principale  de  Saint-Houardon  est  un  édifice  gothique  du  XVI*  siè- 
cle, intéressant  par  l'élégance  de  son  portique. 

23  Morlaix.  Chef-lieu  d'arrondissement,  13.960  habitants  (Morlaisiens).  De  gueules  au  navire  d'or  sur  des 
ondes  d'argent,  les  voiles  d'hermines,  surmonté  d'une  bannière  d'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or  (devise  : 
S'ils  te  mordent,  mords-les). 

La  ville  daterait  du  I*'  siècle  de  l'ère  chrétienne  si  l'on  s'en  rapporte  à  la  relation  de  Drennalus  qui 
convertit  les  habitants  de  ce  lieu  qui  se  nommait  alors  SALIOCAN  ou  HANTERALLEN.  En  382,  Fla- 
vius, voguant  à  la  conquête  des  Gaules  aborda  au  port  de  Saliocan  et  logea  au  manoir  de  l'Armorique 
qui  en  1637,  appartenait  à  la  maison  de  Goazriant.  Plus  tard,  les  ducs  de  Bretagne  et  les  princes  de 
Léon  se  disputèrent  souvent  la  possession  de  cette  ville,  qui  fut  prise  finalement  par  les  Anglais 
bientôt  chassés  eux-mêmes  par  Duguesclin.  En  1521  cependant,  les  Anglais  la  reprirent  ;  et  c'est  pour 
éviter  le  retour  de  désastres  semblables  que  François  1"  fit  ériger  en  1525  une  forteresse  appelée 
château  du  Tameau.  Sous  la  ligue.  Morlaix  fut  en  proie  à  la  guerre  civile;  les  ligueurs  s'en  étant  emparés 
en  1589.  le  duc  d'Aumont  la  reprit  au  nom  d'Henri  IV.  Port  actif.  Morlaix  possède  également  quelques 
intéressants  vestiges  du  passé,  notamment  les  églises  Saint-Mathieu  et  Sainte-f*/lélanie  du  XV*  siècle. 

24  Pont-l'Abbé  ou  Pont-l'Abbé-Lambour.  Chef-lieu  de  canton,  6.725  habitants  (Pont-l'Abbistes) 
D'or  à  un  lion  de  gueules. 

Située  à  l'extrémité  d'une  anse,  dans  une  contrée  très  fertile,  cette  petite  ville  forme  un  port  peu  fré- 
quenté. Restes  d'un  ancien  château  dont  une  partie  sert  d'Hôtel-de-Ville. 

25  Quimper  ou  Quimpar-Corentin  (De  Kember,  en  bas  breton  :  confluent  et  de  Saint-Corentin,  premier 
évêque  de  Cornouailles).  Chef-lieu  du  département,  18.685  habitants  (Ouimperois).  D  azur  au  n  outon 
passant  d'a'oent  au  chef  d'hermine. 

C'était  primitivement  la  capitale  du  royaume  de  Cornouailles-Armorique.  Jusqu'au  XIII*  siècle,  elle 
n'eut  aucun  moyen  de  protection  ;  ce  n'est  qu'en  1209  que  furent  construites  ses  premières  fortifica- 
tions, qui,  peu  après  démolies  sur  les  représentations  de  l'évêque,  furent  rétablies  par  Pierre  de 
Dreux.  Ouimper  fut  assiégée  et  prise  plusieurs  fois;  en  1344,  Charles  de  Blois  l'emporta  d'assaut.  Pen- 
dant les  guerres  de  la  Ligue,  elle  prit  parti  contre  Henri  IV,  fut  assiégée  par  le  duc  d'Aumont,  mais 
ne  se  rendit  qu'après  une  vigoureuse  résistance.  La  cathédrale  datant  de  1424  est  très  intéressante  par 
ses  détails  d'ornementation.  Patrie  du  médecin  Laennec. 

26  Quimp«rlé.  Chef-lieu  de  canton,  7.845  habitants  (Ouimperlois).  D'hermines  au  coq  de  gueules 
membre  et  crête  d'or. 

Doit  son  origine  à  un  collège  de  Druides  qui  tenait  ses  assises  en  l'église  souterraine  de  l'abbaye  de 
Sainte-Croix.  La  ville  se  nomma  d'abord  AVANTOT.  En  1029,  les  évoques  de  Cornouailles  rétablirent 
le  couvent  de  Sainte-Croix  de  l'Ordre  de  saint  Benoît,  où  fut  enterré  le  comte  de  Montfort  en  1345. 
Ouimperlé  fut  pris  en  1373  par  Olivier  de  Clisson  ;  puis  deux  siècles  plus  tard  en  1590  par  les  troupes 
du  Roi,  parce  que  ses  habitants  avaient  pris  parti  pour  le  duc  de  Mercœur,  chef  de  la  Ligue.  En  1680, 
on  fit  sauter  les  murailles  qui  servirent  alors  à  la  construction  des  quais.  On  y  visite  une  église  gothique 
et  un  ancien  couvent  des  Ursulines.  Joli  port. 

27  Saint-Pol-de-Léon  (Sancti  Pauli  Leonini).  D'hermine  au  sanglier  de  sable  couronné  d'or,  rampant 
et  supportant  une  tour  de  gueules,  donjonnée  de  trois  pièces,  posées  au  canton  dextre  du  chef. 

Est  surtout  intéressante  par  son  église  de  Kreizker  (du  milieu  de  la  ville  en  celtique)  construite  vers 
la  fin  du  XIV*  siècle  par  le  duc  Jean  IV,  sur  l'emplacement  d'une  ancienne  chapelle  érigée  en  ce  lieu 
au  VI*  siècle  par  saint  Kirech,  et  dont  le  clocherde  123  mètres  de  hauteur  est  remarquable  par  ses  pro- 
portions harmonieuses.  La  cathédrale  datant  du  XV*  siècle  renferme  la  sépulture  de  saint  Léon. 


55 


19      BRETAGNE     S4 

BREST 

FINISTÈRE 

If 


20     BRETAGNE     S4 

CONCARNEAU 


21      BRETAGNE     S4 

CHÂTEAULIN 

FINISTÈRE 


CAR 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


SANKA 


22  BRETAGNE  S4      23  BRETAGNE  S4 

LANDERNEAU        M  O  R  L  A I  X 


24     BRETAGNE     S4 

PONT- L'ABBÉ 


FINISTÈRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


25     BRETAGNE     S4 

QUIMPER 


FINISTERE 

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26     BRETAGNE     S4 

QUIMPERLÉ 

FINISTÈRE 


27     BRETAGNE     S4 

ST-POL-DE-LÉON 

FINISTÈRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


L     Jfl     JfL    JfL-J 


SANK* 


FINISTERE 


NERVEUX,  RHUMATISANTS,   SURMENÉS,  BUVEZ  DU  CAFÉ  SANKA   SANS   CAFÉINE 


56 


Description  des  Blasons  N°8  28  à  36 

COTES-DU-NORD 

28  ChAtelaudran.  Chef-lieu  de  canton,  1.180  habitants.  D'or  à  un  pommier  arraché  au  naturel  chargé 
de  trois  pommes  d'or. 

Doit  son  nom  à  Audren,  quatrième  roi  de  Bretagne,  et  au  château  qu'il  fit  construire  en  444.  Cet  édifice 
fut  plus  tard  démoli  sur  l'ordre  de  Jean  V,  duc  de  Bretagne,  et  c  est  sur  son  emplacement  qu'a  été 
étatjlie  la  promenade  en  1808. 

29  Dinan.  Chef-lieu  d'arrondissement,  10.160  habitants  (Dinandois).  De  gueules  à  une  porte  de  ville  d'or, 
au  chef  cousu  d'hermines. 

D'origine  féodale,  Dinan  eut  depuis  le  X*  siècle  jusqu'en  1265  des  seigneurs  particuliers  ;  la  ville  appar- 
tint ensuite  aux  ducs  de  Bretagne  qui  en  firent  une  place  forte.  La  fidélité  des  Dinandois  à  la  cause  de 
Charles  de  Blois,  qui  disputait  au  XIV*  siècle  la  Bretagne  à  Jean  de  Monfort,  leur  attira  deux  sièges 
meurtriers  dirigés  l'un  en  1344  par  Thomas  d'Ageworfh,  l'autre  en  1359  par  le  duc  de  Lancastre.  La 
première  fois,  la  ville  fut  pillée,  mais  ensuite,  fut  secourue  à  temps  par  Duguesclin  qui  en  provoquant 
en  combat  singulierjunchevalieranglais,  levainquit  et,  en  vertu  des  conditions  du  combat,  obligea  les 
assiégeants  à  se  retirer.  En  1598,  un  coup  de  main  hardi,  tenté  contre  le  château  par  le  Gouverneur  de 
Saint-Malo,  Henri  deCoëtquen  valutà  Henri  IV  la  possession  de  Dinan,  à  laquelle  il  attachait  une  grosse 
importance.  On  y  voit  encore  d'importants  vestiges  de  l'ancienne  enceinte  fortifiée  ;  et  le  château 
bâti  de  1458  à  1488  par  le  duc  François  II. 

30  Guingamp  (Gicampum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  8.575  habitants  (Guingampois).  Fascé  d'aiur  et 
d'argent  de  quatre  pièces. 

C'était  jadis  une  des  villes  les  plus  considérables  du  duché  de  Penthièvre.  Elle  était  alors  entourée 
de  belles  murailles  dont  une   partie  seulement   subsiste   encore.  Guingamp  offre  en  outre  plusieurs 
vieilles  maisons  intéressantes,  et  d'agréables  environs. 
Fabrique  de  toiles,  tanneries,  commerce  de  grains,  cuirs. 

31  Lamballe.  Chef-lieu  de  canton,  4.710  habitants  (Lamballais).  De  gueules  à  trois  gerbes  de  blé  d'or, 
liées  de  sable. 

De  l'ancienne  appellation  AMBILIATES  LAMBALIUM,  il  semble  qu'elle  ait  été  la  capitale  des  Ambi- 
liates,  dont  parle  César.  En  1084,  un  monastère  fut  construit  par  Geoffroy  I"  comte  de  Penthièvre, 
sur  une  montagne  nommée  la  Vieille-Lamballe  sur  l'emplacement  de  la  cité  armoricaine  détruite 
au  IX*  siècle  par  les  Normands.  Lamballe  devint  plus  tard  une  place  forte  qui  fut  souvent  assiégée, 
en  1626  notamment,  le  comte  de  Penthièvre  ayant  pris  parti  contre  le  cardinal  de  Richelieu. 

32  Lannion  (Lanionum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.275  habitants  (Lannionais).  D'azur  à  l'agneau 
pascal  d'argent  couché  portant  une  bannière  chargée  des  mots  «  LAUS  DEO  »  d'argent. 

Lannion  était  autrefois  le  chef-lieu  d'un  comté.  Elle  était  fortifiée  et  fut  prise  en  1346  par  les  Anglais 
qui  la  saccagèrent  et  rançonnèrent  ses  habitants.  C'estun  petit  portd'accès  facile.  La  construction  de 
son  intéressante  église  paroissiale  semble  remonter  au  XII*  siècle.  Non  loin  de  la  ville,  source  minérale 
ferrugineuse. 

33  Loudéac.  Chef-lieu  de  canton,  5.435  habitants  (Loudéacois).  D'azur  à  trois  fusées  d'argent,  au  chef 
de  gueules  chargé  de  trois  mâcles  d'or. 

N'était  au  cours  du  X*  siècle,  qu'un  rendez-vous  de  chasse  désigné  sous  le  nom  de  LOUPlAT.  Les  docu- 
ments authentiques,  qui  en  font  mention  sous  le  nom  actuel  ne  datent  que  du  XII*  siècle.  On  retrouve 
aux  alentours  des  vestiges  de  fortifications  qui  remontent  au  temps  de  la  Ligue.  Loudéac  est  le  centre 
de  la  fabrication  des  toiles  dites  de  Bretagne. 

34  Paimpol  (du  breton  pen-poull,  tête  d'étang).  Chef-lieu  de  canton,  2.690  habitants  (Paimpolais). 
D'azur  au  navire  d'argent. 

Petite  ville  maritime  qui  existait  déjà  au  XIV*  siècle,  et  était  alors  défendue  par  un  château-fort  dont  on 
voit  encore  quelques  ruines.  Ce  château  était  en  1370  la  propriété  de  Charles  de  Halgoet.  En  1590. 
elle  fut  occupée  par  les  Anglais,  auxiliaires  des  troupes  royales  contre  le  duc  de  Mercœur.  En  1595, 
la  ville  fut  reprise  par  les  ligueurs  qui  la  brûlèrent  en  partie.  Jolie  église  de  Nofre-Dame-de-Bon- 
Secours.  Port  de  pêche  et  armements  pour  la  pêche  à  la  morue  au  banc  de  Terre-Neuve. 

35  Salnt-Bricuc  (Brioci).  Chef-lieu  du  département,  28.320  habitants  (Briochins).  D'azur  au  griffon 
rampant  d'or  armé  et  lampassé  de  gueules. 

La  ville  de  Saint-Brieuc  doit  son  origine  à  un  monastère  fondé  vers  le  V*  siècle  au  milieu  d'un  bois, 
par  le  saint  dont  elle  porte  le  nom.  Les  anciens  rois  de  Bretagne  favorisèrent  beaucoup  son  dévelop- 
pement. Durant  les  guerres  qui  précédèrent  la  réunion  de  la  Bretagne  à  la  France,  Saint-Brieuc  eut  h 
souffrir  de  nombreuses  attaques,  notamment  parles  Normands,  qui  y  furent  cependant  vaincus  sous 
ses  murs  en  937.  Le  «  Chronicon  Briocense  »  parle  de  la  prise  et  du  pillage  de  Saint-Brieuc  par  Olivier 
de  Clisson  pendant  la  guerre  qu'il  fit  en  1394  à  Jean  IV.  En  1799,  les  Chouans  y  entrèrent,  mais  furent 
chassés  par  les  habitants.  On  y  voit  encore  les  restes  de  la  tour  de  Cesson  qui,  bâtie  en  1394  pour 
défendre  l'entrée  du  Gouet,  fut  prise  et  reprise  plusieurs  fois  pendant  les  guerres  de  la  Ligue  et  démolie 
en  1598  sur  l'ordre  d'Henri  IV.  On  jouit  de  cet  endroit,  d'une  vue  magnifique.  La  cathédrale,  dont  la 
construction  remonte  au  milieu  du  XIII*  siècle  comporte  de  belles  rosaces  et  des  orgues  en  bois  sculpté 
de  1540. 

36  Tr*gul«r  (Trecorium).  Chef-lieu  de  canton  (Trécorais).  D'azur  à  un  navire  aux  voiles  déployées 
voguant  sur  une  mer  d'argent  accompagnée  en  chef  à  senestre  d'un  écusson  d'azur  chargé  de  trcis 
fleurs  de  lis  d'or  et  à  dextre,  d'un  écusson  d'hermines  qui  est  de  Bretagne. 

Doit  son  origine  à  un  monastère  bâti  dans  la  presqu'île  du  Trécor  sur  l'emplacement  duquel  une  cathé- 
drale fut  élevée  en  848.  Tréguier  fut  prise  et  dévastée  par  les  Anglais  en  1346.  A  l'époque  de  la  Ligue, 
elle  resta  fidèle  au  roi  Henri  III  et  fut  alors  ravagée  en  1 589  par  le  duc  de  Mercœur.  On  y  visite  la  cathé- 
drale et  le  cloitre  percé  de  50  arcades  et  construit  vers  1461. 
Port  très  avantageusement  placé. 


57 


2S      BRETAGNE        4 

CHATELAUDREN 

CÔTES-DU-NORD 


29      BRETAGNE        4 

D    I    N    A    N 

CÔTES-DU-NORD 


—      -*-      «-4-»      «4-»      >- 


30       BRETAGNE         4 

GUING  AMP 

CÔTES-DU-NORD 


CAFÉ 


SANKA 


51        BRETAGNE         4 

LA  M  BALLE 

CÔTES-DU-NORD 


32       BRETAGNE         4 

LANNION 

CÔTES-DU-NORD 


33      BRETAGNE        4 

LOUDÉAC 

CÔTES-DU-NORD 


CAFÉ 


SANKA 


CAF 


SANKA 


34      BRETAGNE         4 

PAIMPOL 

CÔTES-DU-NORD 


SANKA 


35      BRETAGNE        4 

SAINT-BRIEUC 

CÔTES-DU-NORD 


55       BRETAGNE        4 

TRÉG  U I ER 

CÔTES-DU-NORD 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


COTES-DU-NORD 


LE  CAFÉ  SANKA,   SANS  CAFÉINE,   SAUVE  VOTRE  COEUR,   LE  PREMIER  DÉCAFÉINÉ   FRANÇAIS 


58 


Description  des  Blasons  N'*  37  à  45 

ILLE-ET-VILAINE 

37  Dol  ou  Ool-d»-Bratagn«  (Dola  ou  Dolum).  Chef-lieu  de  canton,  4.565  habitants  (Dolois).  D'argent 
à  trois  mouchetures  d'hermines  de  sable. 

Doit  son  origine  à  un  évêque  de  l'île  de  Bretagne  qui  vint  s'y  fixer  en  548  et  y  établit  un  siège  épis- 
copal.  Ce  siège  fut  érigé  par  Nomenoë  au  IX*  siècle  en  métropole  du  royaume  de  Bretagne.  Dol,  à  la 
fin  du  Xll'siècle,  redevint  un  simple  évêché,  d'ailleurs  supprimé  en  1790.  La  ville  fut  occupée  à  deux 
reprises  par  les  Vendéens  en  1793  qui  battirent  en  novembre  de  la  môme  année,  les  troupes  de  Wes- 
termann.  Belle  église  Saint-Samson  dont  la  plus  grande  partie  remonte  au  XIII*  siècle. 

38  Fougèrss  (Fulgarioe).  Chef-lieu  de  canton,  21.033  habitants  (Fougerais).  D'azur  à  une  plante  de  fou- 
gères d'or,  au  chef  d'argent  chargé  de  trois  mouchetures  d'hermines. 

C'était  à  l'origine,  le  chef-lieu  du  Fougerais  ;  canton  situé  sur  les  confins  du  Maine  et  de  la  Normandie. 
Ville  très  forte,  Henri  II,  roi  d'Angleterre,  s'en  empara  en  1166.  C'est  alors  que  fut  détruit  le  château 
que  Raoul  de  Fougères  reconstruisit  et  dont  on  voit  encore  les  restes  de  nos  jours.  La  ville  fut  assiégée 
en  1202  par  Jean-sans-Terre,  puis  en  1372  par  Duguesclin.  En  1448,  les  Anglais  s'enétant  emparés  par 
surprise,  ce  fut  le  signal  d'une  guerre  dont  le  résultat  fut  la  reprise  de  la  Normandie  et  des  provinces 
usurpées  à  la  France.  Le  territoire  de  la  ville  fut,  le  13  novembre  1793,  le  théâtre  d'un  combat  mémo- 
rable entre  les  Républicains  et  les  Vendéens. 

39  La  Guerche-de-Bretagne.  Chef-lieu  de  canton,  3.099  habitants  (Guerchais).  De  gueules  à  deux  léo- 
pards d'or. 

Cette  localité  doit  son  importance  à  la  fabrication  de  toiles  fines.  Marché  aux  bestiaux. 

40  Janzé.  Chef-lieu  de  canton,  4.148  habitants  (Janzéens).  D'azur  àtrois  bandes  mouchetées  d'hermines. 
Bourg  agricole  faisant  le  commerce  de  volaille  dont  l'élevage  se  fait  en  grand.  Fabrique  de  toile  à  voile. 

41  Montfort-sur-Meu  (Mons  Fortis).  Chef-lieu  d'arrondissement,  2.270  habitants  (Montforfais).  D'argent 
à  la  croix  ancrée  de  gueules,  gringolée  d'or. 

On  croit  que  cette  ville  est  d'origine  romaine,  d'après  certains  vestiges.  Sous  le  règne  de  Charles  V. 
Duguesclin  l'assiégea  et  la  prit  aux  Anglais.  Montfort  envoyait  un  député  aux  États  de  Bretagne.  Non 
loin  de  la  ville,  setrouvait  une  abbaye  commendataire  de  l'Ordre  de  Saint-Augustin,  fondée  en  1152  et 
occupée  plus  tard  par  des  religieuses  bénédictines.  Les  environs  de  Montfort  sont  très  pittoresques. 

42  Redon.  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.698  habitants  (Redonnais).  D'azur  à  un  navire  équipé  d'argent, 
voguant  à  pleines  voiles  sur  des  ondes  de  même,  au  chef  d'hermines. 

Doit  son  origine  à  un  monastère  fondé  vers  l'an  832  parConvoion,  archidiacre  de  Vannes.  Ce  monastère 
qui  devint  célèbre,  et  rivalisait  de  richesses  avec  les  plus  fastueuses  abbayes,  fut  pillé  par  les  Nor- 
mands en  869.  En  1588,  la  ville  fut  entourée  de  murailles,  ce  qui  la  mit  en  état  de  soutenir  un  siège  du 
duc  de  Mercœur,  Redon  fut  érigé  en  évêché  en  1449.  C'est  un  petit  port  très  sûr. 

43  Rennes  (Condate  Rhedonum).  Chef-lieu  du  département,  88.655  habitants  (Rennois).  Paie  d'argent 
et  de  sable  de  six  pièces,  au  chef  d'argent  chargé  de  cinq  mouchetures  d'hermines. 

C'était  une  ville  gauloise  dont  les  itinéraires  romains  font  mention  sous  le  nom  de  CONDATE,  capitale 
des  Rhedones.  A  la  chute  de  l'empire  romain,  les  Bretons  s'en  emparèrent  et  en  firent  un  état  indépen- 
dant, sous  le  régime  des  ducs  de  Bretagne  qui  le  gouvernèrent  de  l'an  458  jusqu'en  1491,  époque  où 
Anne  de  Bretagne  épousa  Charles  VIII.  Au  cours  des  guerres  qui  agitèrent  la  Bretagne,  Rennes  eut  â 
subir  de  nombreux  sièges,  notamment  de  la  part  des  Anglais.  Lors  des  guerres  de  la  Ligue,  le  duc  de 
Mercœur  envahit  la  ville,  mais  la  population  qui  avait  pris  le  parti  du  roi  ne  se  laissa  point  détourner, 
et  l'arrivée  de  Henri  IV  en  1598  mit  Tin  à  ce  conflit.  En  1720,  un  terrible  incendie  consuma  une  grande 
partie  de  la  ville.  Les  conséquences  de  la  Révolution  se  firent  particulièrement  sentir  dans  cette  réaion. 
mais  l'attitude  des  Rennais  fut  remarquable  lorsqu'ils  durent  tenir  tête  aux  Vendéens. 
On  visite  à  Rennes  la  cathédrale,  métropole  des  églises  bretonnes,  commencée  par  Charles  de  Blois 
vers  1345,  et  l'ancien  palais  des  ducs. 
Patrie  de  Duguesclin. 

44  Saint-Maio.  Chef-lieu  d'arrondissement,  12.864  habitants  (Malouins).  De  gueules  à  une  herse  d'or 
mouvante  de  la  pointe  de  l'écu,  surmontée  d'une  hermine  passante  d'argent,  accolée  et  bouclée  d'or 
lampassée  de  sable. 

Doit  son  origine  à  l'ancienne  cité  d'ALETH,  située  sur  l'emplacement  actuel  de  Saint-Servan.  A  l'époque 
de  Charles  V,  Duguesclin  s'empara  de  Saint-Malo,  mais  le  caractère  de  la  population  fut  de  ne  jamais 
se  soumettre  et  jusqu'en  1594,  date  à  laquelle  ils  reconnurent  Henri  IV,  ils  constituaient  une  sorte  de 
principauté  antonome.  Très  bons  marins,  les  Malouins  rendirent  très  souvent  service  à  l'Etat,  notam- 
ment en  1627  où  ils  équipèrent  une  flotte  à  leurs  frais  qui  contribua  pour  une  grosse  part  à  la  prise  de  la 
Rochelle.  Les  Anglais  essayèrent,  mais  vainement,  de  la  prendre  en  la  bombardant  en  1693,  puis  en 
1695.  En  1758,  renouvelant  leur  tentative,  les  Anglais  débarquèrent  dans  les  environs  de  Saint-Malo. 
mais  sans  succès.  Port  d'une  certaine  importance,  Saint-Malo  s'est  surtout  développé  les  dernières 
années  comme  station  balnéaire. 

45  Vitré  (Vitriacum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  8.326  habitants  (Vitréens).  De  gueules  au  lion  d'argent 
couronné  d'or. 

L'histoire  de  cette  ville  est  très  peu  connue  ;  cependant,  son  château  et  ses  anciennes  fortifications 
laissent  supposer  qu'elle  était  jadis  une  place  importante,  qui  dut  soutenir  plusieurs  sièges,  notam- 
ment du  duc  de  Mercœur  en  1588. 


59 


37  BRETAGNE  S4      38  BRETAGNE  S4      39  BRETAGNE  S4 

DOL  FOUGÈRES        LA    GUERCHE 

ILLE-ET-VILAiNE  ILLE-ET-VILAINE  ILLE-ET-VILAINE 


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CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4-0  BRETAGNE  S4      41   BRETAGNE  S4      42  BRETAGNE  S4 

J    A    N    Z    É         MONTFORT        REDON 


ILLE-ET-VILAINE 


ILLE-ET-VILAINE 


ILLE-ET-VILAINE 


SANKA 


KA  CAFÉ 


SANKA 


43  BRETAGNE  S4      44  BRETAGNE  S4     45  BRETAGNE  S4 

RENNES        SAINT-MALO        VITRÉ 


ILLE-ET-VILAINE 


ILLE-ET-VILAINE 


ILLE-ET-VILAINE 


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CAFÉ 


SANKA 


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ILLE-ET-VILAINE 


SANKA     EST    LE     PREMIER     CAFÉ     FRANÇAIS     QUI     A     ÉTÉ     DÉCAFÉINÉ      A    98% 


61 


1 


:    LIMOUSIN    ; 


LIMOUSIN 

QeScr^iiùm  el/ustonçuedu/dhsan 


D'hermines  à  la  bordure  de  gueules. 

Le  Limousin  a  partagé  longtemps  les  destinées  de  l'Aquitaine,  Eléonore  de 

Guyenne  ayant  porté,  par  son  mariage,    la  souveraineté  de  cette  province 

au  roi  d'Angleterre. 

Au  Xlll"  siècle,  le  Limousin  passa  aux  ducs  de  Bretagne,  par  le  mariage 

d'Arthur  de  Bretagne  avec  Marie,   héritière  des  vicomtes  de  Limoges.    Il 

devint  dans  la  suite  la  propriété  de  la  maison  d'Albret,  et  par  l'avènement 

d'Henri  IV  au  trône  de  France  il  fut  définitivement  réuni  à  la  couronne. 

Sous  les  ducs  de  Bretagne   le  Limousin  eut  un   blason   d'hermines,  à  la 

bordure  de  gueules.   D'Hojzier  lui  attribua,  en  1696,  le  blason  que  voici  - 

D'argent,  parti  de  gueules  chape  de  l'un  en  l'autre. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LE  LIMOUSIN 

Cette  province  est  bornée  au  nord  par  la  Manche,  à  l'ouest  par  l'Angoumois 
et  le  Périgord,  au  sud  par  le  Ouercy,  à  l'est  par  l'Auvergne. 


EDITION  '^SANKA 


63 


Grand  gouvernement  de  l'ancienne  France  où  sont  actuellement  enclavés  les  départements  de  la  Corrèze 
et  de  la  Haute-Vienne. 

Sa  capitale  est  Limoges. 

Les  Lémovices  résistèrent  vivement  aux  Romains  et  10.000  combattants  tentèrent  de  faire  lever,  à  César, 
le  siège  d'Alésia.  La  fin  de  cette  tragédie  guerrière  est  trop  connue  pour  y  revenir.  Les  Wisigoths  s'en 
emparèrent  au  V«  siècle  ;  reprise  par  Clovis,  elle  eut  plusieurs  maîtres  différents  jusqu'à  Dagobert.  A 
ce  moment  elle  fut  assujettie  aux  rois  de  Neustrie  et  enfin  Eudes  la  posséda  complètement.  Au  Vlll«  siècle 
Pépin  s'en  empara.  Dot  d'Eléonore  d'Aquitaine  quand  elle  épousa  Henri  II  Plantagenet,  elle  passa  à 
l'Angleterre  (1152).  Richard  Cœur  de  Lion  et  Jean  sans  Terre,  après  sa  mort,  en  eurent  la  possession. 
En  1203,  prise  par  Philippe-Auguste,  elle  fut  rendue  aux  Anglais  en  1259  par  Saint  Louis.  Charles  V  la 
leur  reprit  en  1369  et  elle  fit  partie  dorénavant  et  définitivement  du  domaine  de  la  couronne.  Sous 
Henri  IV,  elle  devint  une  généralité,  avec  Limoges,  comme  chef-lieu.  Turgot,  au  XVIII"  siècle,  l'administra 
avec  un  succès  d'essai  qui  l'encouragea,  plus  tard,  devenu  ministre,  à  reprendre  et  à  poursuivre  cer- 
taines applications  des  principes  du  Gouvernement.  C'est  en  1791  qu'elle  fut  scindée  en  deux  départe- 
ments. 

Les  habitants  sont  les  Limousins. 

Les  villes  principales  : 

Limoges  (76.439  habitants),  Henri  II  d'Angleterre  la  prit  en  1155.  En  1183  son  fils  Richard  Coeur  de  Lion 
fit  de  même  et  y  reçut  la  couronne  du  duc  d'Aquitaine,  en  église  Saint-Martial.  Les  guerres  de  religion 
l'éprouvèrent  beaucoup.  Plusieurs  belles  églises  s'y  dressent,  entre  autres  celle  de  Saint-Michel-des- 
Lions  du  XIV*  siècle  et  la  cathédrale  Saint-Etienne  dont  un  jubé  de  la  Renaissance  est  une  merveille. 
Beaucoup  d'objets  d'art  de  haute  valeur  y  sont  à  admirer. 

Saint-Yrieix,  possède  un  intéressant  moutier  (église  du  XII"  et  XIII'  siècles).  On  y  exploite  des  carrières 
de  kaolin. 

Beliac,  est  rem.arquable  par  une  intéressante  église  à  deux  nefs  l'une  romane,  l'autre  du  XV"  siècle. 

Tulle,  épargnée  par  les  guerres  et  autres  fléaux,  s'étage  sur  les  versants  d'une  vallée  que  baigne  la 
Corrèze  et  est  entourée  de  sites  charmants.  La  «  maison  Sage  »  du  XIV"  siècle,  élevée  sur  la  plus  belle 
place  de  la  ville,  très  bien  conservée,  présente  une  façade  gothique  dont  les  détails  et  l'exécution  sont 
merveilleux. 

Brive,  presque  aussi  importante  que  Tulle.  Ses  habitants  jouissent  beaucoup  d'une  belle  promenade 
ombragée  sur  les  bords  de  la  Cotrèze.  Aux  environs  est  le  château  de  Mme  de  Pompadour;  et 
plus  loin  la  tour  penchée  du  château  de  Turenne,  garde  au  village  qu'elle  domine  un  joli  cachet 
moyenâgeux. 

Ussel,  semble  avoir  été  bâtie  sur  un  ancien  camp  romain  ;  on  retrouve  aux  alentours  bien  des  objets 
de  cette  époque.  La  guerre,  le  feu,  la  peste  la  ravagèrent  à  plusieurs  reprises. 

Au  point  de  vue  archéologique,  il  y  a  beaucoup  à  dire  sur  le  Limousin.  On  y  trouve  des  vestiges  de  for- 
teresses gauloises  qui  dateraient  d'une  époque  antérieure  aux  Romains.  Situées  très  haut  sur  des  som- 
mets, protégées  par  des  murailles  perpendiculaires,  faites  de  formidables  morceaux  de  rocher,  elles 
étaient  fortement  défendues.  La  plus  célèbre  est  celle  de  Roc-de-Vic.  Huit  autres  forts  de  moindre  impor- 
tance appelés  Puys  s'y  éparpillent.  Beaucoup  d'autres  ruines  y  sont  appréciées  des  savants.  La  Pierre 
de  Maumont  est  connue  comme  étant  celle  où  Richard  Cceur-de-Lion  fut  frappé  mortellement  d'une 
flèche.  Fontaines,  aqueducs,  émaux,  ouvrages  de  cuivre  ciselés  ne  sont  pas  à  dédaigner. 
De  superbes  cascades  (Gimel,  Treignac),  des  grottes,  une  étrange  muraille  en  basalte,  appelée  les 
Orgues  de  Bort  et  du  Saut  de  la  Sole,  sont  aussi  étranges  que  pittoresques. 
Le  Limousin  est  arrosé  par  la  Ccrrèze,  la  Dordogne,  la  Cère,  la  Vézère  et  la  Vienne. 
L'Agriculture  y  est  médiocre.  Mais  de  belles  châtaigneraies  y  fournissent  la  majeure  partie  de  la  nourri- 
ture des  Limousins  avec  les  pommes  de  terre.  Belle  race  de  chevaux  et  de  boeufs.  Beaucoup  de  res- 
sources minérales  :  mica,  amiante,  pierres  précieuses,  émeraudes  surtout,  mines  de  cuivre,  d'étain,  de 
houille.  Les  terres  à  porcelaine  sont  employées  pour  la  fabrication  des  belles  faïences  de  Limoges  et 
aussi  dans  notre  manufacture  de  Sèvres  (S.-et-O.).  Fabriques  de  papier.-?,  d'étoffe  et  surtout  d'armes 
renommées. 

Y  naquirent  :  Saint  Eloi,  les  de  Ségur,  Noailles,  Turenne,  Bugeaud,  Sadi-Carnot  etc. 


64 


Description  des  Blasons  N^M  à  9 

CORRÈZE 

1  Bort  ou  Bort-les-Orgucs.  Chef-lieu  de  canton,  3.670  habitants  (Bortois).  D'azur  onde  de  trois  pièces 

d'or  en  bande. 

Était  autrefois  entourée  de  murailles  dont  on  voit  encore  quelques  restes.  Pendant  les  guerres  de  la 
Ligue,  les  habitants  prirent  parti  pour  Henri  IV  qui  leur  témoigna  sa  reconnaissance  par  une  lettre 
écrite  de  sa  main.  Non  loin  de  la  ville  se  trouve  une  montagne  basaltique  appelée  les  Orgues-de-Bort 
à  cause  du  curieux  aspect  de  la  roche  formée  de  prismes  irréguliers. 

2  Brive  (anciennement  Brive-la-Gaillarde).  Chef-lieu  de  canton,  18.000  habitants  (Brivois).  De  gueules 
à  neuf  épis  de  blé  d'argent  mis  en  trois  fleurs  de  lis  2  et  1,  au  chef  d'azur  semé  de  croix  alésées 
d'argent. 

C'est  une  ancienne  cité  où  Gondebaud  qui  se  disait  fils  de  Clotaire  fut  élevé  et  proclamé  roi  d'Aqui- 
taine en  585.  Sous  les  Mérovingiens,  la  ville  qui  se  nommait  alors  BRIVA  TENSIS  VICUS  jouissait  du 
droit  de  battre  monnaie.  Elle  dépendit  plus  tard  du  Périgord,  et  en  fut  détachée  sous  Charles  V  pour 
être  réunie  au  Limousin  sur  la  demande  du  pape  Grégoire  VI. 

3  Égletons.  Chef-lieu  de  canton,  1.855  habitants  (Egletonnais),  Échiqueté  d'or  et  de  gueules. 
Bourg  agricole.  Foires. 

4  Meymac.  Chef-lieu  de  canton,  3.160  habitants  (Meymacois).  D'azur  à  trois  pals  ondes  d'argent. 
Située  dans  une  vallée  agréable,  cette  petite  ville  possédait  autrefois  un  monastère  de  l'Ordre  de  Saint- 
Benoit,  auquel  les  seigneurs  de  Ventadour  firent  des  dons  considérables  en  1080.  On  y  remarque  une 
intéressante  église. 

5  Treignac.  Chef-lieu  de  canton,  2.375  habitants  (Treignacois).  D'argent  onde  de  trois  pièces  de  sable 
en  bande. 

Village  agricole  situé  sur  la  Vézère.  Possède  quelques  restes  de  remparts  et  un  château  ruiné  du 
XV'  siècle.  Non  loin  de  la  localité,  vestiges  de  l'oppidum  gallo-romain  au  Montceix. 

6  Tulle  (Tutella).  Chef-lieu  du  département,  15.020  habitants  (Tullois).  De  gueules  à  trois  rocs  d'or  au 
chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

C'était  à  l'origine  un  oppidum  gaulois,  où  saint  Martial,  apôtre  d'Aquitaine,  fit  sa  première  prédication 
vers  l'an  46.  Le  célèbre  monastère  de  Saint-Martin  y  fut  établi  vers  360  sous  l'invocation  de  saint  Michel. 
Dans  les  dernières  années  du  IV'  siècle,  les  Vandales  ravageant  l'Aquitaine  détruisirent  probable- 
ment la  ville  que  les  Romains  avaient  bâtie  au  lieu  dit  des  Arènes  de  Tintignac,  où  l'on  voit  encore 
les  restes  d'un  amphithéâtre.  Pendant  la  guerre  des  Anglais,  Tulle,  constamment  fidèle  aux  rois  de 
France,  fut  assiégée  deux  fois  par  Henri  de  Lancastre  qui  s'en  rendit  maître  le  1"  novembre  1346.  après 
plusieurs  sièges  au  cours  desquels  la  ville  repassa  successivement  aux  mains  des  Anglais  et  des 
Français  ;  Tulle  revint  définitivement  à  ces  derniers  en  1369.  Charles  V  voulant  témoigner  sa  recon- 
naissance à  la  population,  l'affranchit  de  tous  impôts.  Henri,  vicomte  de  Turenne,  s'empara  de  Tulle 
en  1585  pour  le  roi  de  Navarre. 

7  Turenne  (Turena).  Commune,  1.100  habitants.  D'or  à  trois  bandes  de  gueules. 

La  ville  est  construite  sur  un  rocher  escarpé,  couronné  par  les  ruines  d'un  antique  château  que  Pépin 
le  Bref  et  Louis  le  Débonnaire  prirent  en  767  et  839.  Les  seigneurs  de  Turenne  reçurent  le  titre  de 
vicomtes  des  ducs  d'Aquitaine,  qui  leur  cédèrent  aussi  des  droits  régaliens.  Peu  à  peu.  ils  s'affran- 
chirent même  de  la  suzeraineté  des  ducs  d'Aquitaine  pour  ne  relever  que  du  roi.  La  vicomte  de 
Turenne  fut  vendue  à  Louis  XV  en  1 738.  Son  château  est  le  berceau  de  la  famille  rendue  célèb.-e  par  le 
maréchal  de  Turenne. 

8  Ussel.  Chef-lieu  de  canton,  6.120  habitants  (LIsselois).  De  gueules  onde  de  trois  pièces  d'or  en  barre. 
Parait  avoir  été  construite  sur  l'emplacement  d'un  ancien  camp  romain.  On  y  voit  d'ailleurs  les  restes 
d'une  voie  militaire.  Ussel  était  autrefois  entourée  de  murailles,  mais  eut  à  souffrir  des  sièges  des 
Anglais.  Elle  fut  à  plusieurs  reprises  incendiée  en  1358,  1404  et  1472.  La  peste  ne  l'épargna  pas  non 
plus. 

9  Uzerche  (Userca).  Chef-lieu  de  canton,  3.030  habitants  (Uzerchois).  D'azur  semé  d'étoiles  de  six 
rais  d'argent  et  de  deux  bouvards  d'or  brochant  sur  le  tout. 

Suivant  certains  auteurs,  la  ville  aurait  été  fortifiée  par  Pépin,  pour  tenir  en  respect  les  comtes  du 
Limousin.  Uzerche  soutint  plusieurs  sièges,  notamment  celui  des  protestants  qui  s'en  emparèrent 
cependant  en  1559.  mais  furent  obligés  de  l'abandonner  quelques  temps  après. 


65 


1  LIMOUSIN  4  2  LIMOUSIN  4  3  LIMOUSIN  4 

BORT  B    R    I    V    E        EGLETONS 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4  LIMOUSIN  4  5  LIMOUSIN  4 

MEYMAC        TREIGNAC 

CORRÈZE  CORRÈZE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


7  LIMOUSIN  4  8  LIMOUSIN  4 

TURENNE        U    S    S    E    L 


CORRÈZE 


CORRÈZE 


CAFÉ 


SANKA 


CORREZE 


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CAFÉ 

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SANKA 

6  LIMOUSIN  4 

TULLE 

CORRÈZE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


9  LIMOUSIN  4 

UZERCHE 

CORRÈZE 


CAFÉ 


SANKA 


TU    TE    LÈVES,    BOIS  SANKA  ET  TU  SORS  .  .  .    BOIS  SANKA,  TU  TE  COUCHES  ET  TU 


DORS 


66 


Description  des  Blasons  N"»  10  à  18 

HAUTE-VIENNE 

10  B«llac.  Chef-lieu  d'arrondissement,  3.718  habitants  (Bellacois).  D'azur  à  la  tour  d'or  crénelée,  maçon- 
née et  ajourée  de  sable,  sur  une  terrasse  d'argent  surmontée  en  chef  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

On  ne  connaît  pas  l'époque  de  la  fondation  de  Bellac.  Au  IX*  siècle,  un  château  y  fut  construit  et  qui 
devint  une  des  places  fortes  du  pays.  En  997  Bellac  fut  assiégée  par  Guillaume,  comte  d'Aquitaine, 
qui  ne  put  cependant  s'en  rendre  maître.  La  ville  soutint  avec  succès  en  1591  un  siège  des  ligueurs, 
et  ne  put  être  forcée  par  le  duc  de  Longueville  lors  de  la  Fronde.  Bellac  fut  du  XV  siècle  à  1789  la 
capitale  de  la  Basse-Marche.  Elle  possède  une  intéressante  église  à  deux  nefs.  Beau  dolmen  dans  les 
environs. 

11  Chfttaauponsac.  Chef-lieu  de  canton,  4.025  habitants.  D'azur  à  une  fasce  d'argent. 

Localité  agricole,  intéressante  par  son  église  paroissiale  Sainte-Thyrse  des  XII'  et  XV*  siècles,  renfer- 
mant dans  son  trésor  des  reliquaires  de  l'époque. 

12  L«  Dorât  (Oratorium).  Chef-lieu  de  canton,  2.530  habitants  (Dorachons).  D'azur  à  trois  fleurs  de  lis 
d'or  posées  2  et  1  à  la  bande  de  gueules,  chargées  de  trois  lions  rampants  d'argent. 

Cette  petite  ville  possédait  à  l'origine  un  oratoire  bâti  par  Clovis,  et  sur  l'emplacement  duquel  on  a 
construit  une  collégiale  vers  le  XI*  siècle.  Les  Normands  dévastèrent  la  ville  en  886,  mais  par  la  suite, 
les  comtes  de  la  Marche  en  rétablirent  et  en  augmentèrent  les  fortifications.  Ils  avaient  au  Dorât,  un 
château  fort  bâti  par  Albert  III  pour  se  défendre  contre  les  Lusignan,  qui  leur  disputaient  la  propriété 
de  leur  comté.  Ce  château  résista  aux  Anglais  qui  en  firent  le  siège.  A  l'époque  des  guerres  religieuses, 
les  ligueurs  s'en  emparèrent,  mais  ils  furent  contraints  par  les  royalistes  de  capituler  ;  c'est  alors  que 
le  château  fut  détruit.  On  y  remarque  l'ancienne  collégiale,  qui  est  un  édifice  du  X*  siècle. 

13  Limoges.  Chef-lieu  du  département,  92.577  habitants  (Limousins).  De  gueules  au  chef  de  saint  Mar- 
tial vôtu  et  diadème  d'or,  accosté  d'un  S  et  d'un  M  gothiques  du  même,  au  chef  cousu  d'azur  chargé 
de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Limoges  se  trouvait  sur  l'itinéraire  que  suivit  Antonin  lors  de  la  conquête  des  Gaules,  sous  le  nom 
d'AUGUSTORITUM,  capitale  des  Lémovices.  Elle  passa  successivement  des  Wisigoths  auxquels  Clovis 
l'enleva  après  la  bataille  de  Vouillé,  aux  Normands,  qui  l'incendièrent  en  836.  Au  XII*  siècle,  Henri  II 
d'Angleterre  s'y  fit  couronner  duc  d'Aquitaine.  Sous  Charles  V,  la  ville  vécut  des  jours  plus  prospères 
surtout  lorsque  Dunois  en  1452  en  eut  entièrement  expulsé  les  Anglais.  Limoges  eut  par  contre  à  souf- 
frir des  guerres  de  religion.  La  ville  était  anciennement  remarquable  pour  ses  édifices  ;  elle  avait  un 
capitule  et  un  amphithéâtre,  mais  tout  fut  détruit  au  cours  des  guerres  qui  suivirent  la  chute  de  l'empire 
romain.  On  visite  actuellement  la  remarquable  cathédrale  dédiée  à  saint  Etienne,  commencée  en  l'an 
1272  et  consacrée  par  le  pape  Urbain  II.  C'est  dans  le  chœur  que  se  trouve  le  tombeau  de  Jean  de 
Langeac,  évêque  de  Limoges,  mort  en  1541.  Patrie  de  Clément  vl.  Importantes  manufactures  de  por- 
celaines universellement  connues. 

14  P«yrat-le-ChM«au.  Commune,  2.535  habitants  (Peyratois).  De  sable  à  trois  chevrons  ondes  d'or, 
posés  l'un  au-dessus  de  l'autre. 

Doit  son  importance  à  l'exploitation  des  forêts  de  chênes  et  de  hêtres  qui  l'entourent.  On  y  voit  encore 
une  haute  tour  carrée,  reste  d  un  château  du  XIII*  siècle. 

15  Rochechouart  (Rupes  Cavardi),  4.050  habitants  (Rochechouarts).  Fascé,  onde,  enté  d'argent  et  de 
gueules  qui  sont  les  armes  de  la  maison  de  ce  nom. 

Les  annales  du  pays  n'ont  laissé  aucun  détail  sur  son  origine.  Construite  sur  un  rocher  et  fortifiée, 
elle  résista  aux  Anglais  qui  l'assiégèrent  sous  le  règne  de  Charles  V.  On  y  volt  encore  son  château 
très  pittoresque  par  sa  position. 

16  Saint-Junicn  (Junianus).  Chef-lieu  de  canton,  10.085  habitants.  D'azur  au  lion  d'or  couronné  et 
lampassé  de  gueules. 

L'origine  de  la  ville  est  presque  identique  à  celle  de  Saint-Léonard  ;  c'est  autour  du  tombeau  de  saint 
Junien  qu'elle  se  forma  vers  587.  Les  calvinistes  la  ravagèrent  en  15^.  On  voit  dans  les  environs  le 
vieux  château  de  Châtelard.  A  la  tête  du  pont  sur  la  Vienne  se  trouve  une  chapelle  dédiée  à  la  Vierge, 
à  laquelle  Louis  XI  avait  une  dévotion  particulière;  il  donna  des  ordres  pour  sa  reconstruction  et  son 
embellissement. 

17  Saint-LAonard-d»-Noblat  (Nobiliacum).  Chef-lieu  de  canton,  5.630  habitants.  D'azur  au  lion  passant 
d'or  soutenu  de  deux  arcs  d'or  posés  en  sautoir  d'or  tendus  d'argent. 

L'emplacement  qu'occupe  la  ville  était  autrefois  couvert  de  bois.  Saint  Léonard,  fils  de  Rigomer, 
comte  du  Mans,  de  la  famille  de  Clovis,  s'y  retira,  y  bâtit  un  oratoire  autour  duquel  peu  à  peu  la  cité 
s'éleva.  Pendant  le  Moyen  âge,  Saint-Léonard  était  assez  bien  fortifié,  et  possédait  un  château  qui 
fut  plusieurs  fois  pris  par  les  Anglais.  L'église  actuelle,  sous  l'invocation  de  saint  Léonard,  était  celle 
d'un  monastère,  devenu  depuis  une  collégiale,  fondé,  à  ce  qu'on  suppose,  au  cours  du  IX*  siècle  par 
l'évêque  Ithier  Chabot  et  qui  fut  en  1062  occupé  par  des  chanoines  réguliers. 

18  Saint-Yri«ix-la-P«rch«.  Chef-lieu  de  canton.  7.102  habitants  (Arédiens).  Parti  :  D'azur  ô  trois  fleurs 
de  lis  d'or,  et  de  gueules  à  une  crosse  d'or. 

C'était  à  l'origine  le  siège  d'un  monastère  fondé  vers  le  VI*  siècle  par  saint  Yrieix.  La  ville  fut  fortifiée 
pendant  les  guerres  de  la  Ligue.  Possède  une  église  paroissiale,  autrefois  église  de  l'abbaye,  devenue 
collégiale  en  l'an  1100.  Non  loin  s'élève  la  tour  dite  «  de  Rio  »  du  XI*  siècle.  Exploitation  de  kaolin. 


67 


10         LIMOUSIN       S4  11         LIMOUSIN       S4  12         LIMOUSIN       S4 

B  E  L  L  A  C         CHATEAU  PONSAC         LE    DORAT 


HAUTE-VIENNE 


HAUTE-VIENNE 


HAUTE-VIENNE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


I 
13         LIMOUSIN        S4  14         LIMOUSIN       S4 

LIMOGES        PEYRAT 


HAUTE-VIENNE 


HAUTE-VIENNE 


15        LIMOUSIN       S4 

ROCHECHOUART 

HAUTE-VIENNE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


16        LIMOUSIN       S4  17        LIMOUSIN       S4 

SAINT-JUNIEN        ST-LÉONARD 


HAUTE-VIENNE 


HAUTE-VIENNE 


18         LIMOUSIN       S4 

SAINT-YRIEIX 

HAUTE-VIENNE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


HAUTE-VIENNE 


LE  CAFÉ   SANKA    EST    LIBÉRÉ    DE    LA   CAFÉINE   ET    N'EMPÊCHE   PAS    DE   DORMIR 


69 


pi«  m  •  ■  1 1 1 1 1  f  ii  iT^M^iwv^ 


MAIN 


CAFÉ         "'•n.^^'         SANKA 


MAINE 


D'argent  â  deux  canons  de  sable  en  sautoir  au  chef  d'azur  chargé  d'une 

fleur  de  lys  d'or. 

Les  destinées  du  Maine  et  de  l'Anjou  furent  constamment   unies,   dès   le 

XII»  siècle,  le  Maine  ?yant  été  porté  par  héritage  de  ses  derniers  comtes 

dans  la  Maison  d'Anjou. 

Le  titre  du  duc  du  Maine  fut  donné  à  un  fils  de  Louis  XIV  et  de  Mme  de 

Montespan,  né   en  1670,   mort  en    1736  et  dont    l'épouse    fut   la   célèbre 

duchesse  du  Maine. 

NOTES    HISTORIQUES    ET    GÉOGRAPHIQUES    SUR  LE  MAINE 

Cette  province  est  bornée  au  nord  par  la  Normandie,  à  l'est  par  le  Perche, 
au  sud  par  l'Anjou,  à  l'ouest  par  la  Bretagne. 

Elle  a  fermé  les  départements:  de  la  Sarthe  et  de  la  Mayenne,  l'arrondisse- 
ment de  Mortagne  dans  l'Orne  et  une  fraction  de  ceux  de  Nogent-le-Rotrou 
et  de  Dreux  (Eure-et-Loir). 


EDITION  Çp  SANKA 


71 


Sa  capitale  est  Le  Mans. 

Au  \/'  siècle,  Regnomer,  chef  franc,  parent  de  Clovis,  soumit  le  Maine.  Allant  en  Espagne,  Charlemagne 
traversa  le  Mans  en  778  ;  il  fut  plusieurs  fois  ravagé  par  les  Normands.  Hugues  1"'  fut  fait  comte  hérédi- 
taire du  Mans  par  Hugues  Capet,  il  devenait  ainsi  vassal  du  roi  de  France.  Pendant  une  absence  de 
Guillaume  le  Bâtard  voyageant  en  Angleterre,  les  nobles  de  la  Ville  prirent  pour  comte  Hugues  II!  et 
établirent  la  commune  du  Mans.  Guillaume  le  Conquérant  en  reçut  les  clefs  des  mains  des  bourgeois 
(1072)  mais  leur  laissa  leurs  lois  et  coutumes.  Jean  sans  Terre  possédait  plusieurs  fiefs  en  France. 
Philippe-Auguste  s'en  empara  (1203).  Le  Maine  entra  dans  le  domaine  royal.  Il  fut  douaire  de  la  mère 
de  François  I",  apanage  des  troisième  et  quatrième  fils  d'Henri  II  (1560)  et  du  troisième  fils  d'Henri  IV. 
La  guerre  de  Cent  Ans  l'éprouva  beaucoup.  Pendant  25  longues  années  les  Anglais  y  résidèrent.  Ce  fut 
Duguesclin  qui  les  mit  dehors.  C'est  dans  la  forêt  du  Mans  que  Charles  VI  subit  les  premières  atteintes 
de  la  folie.  La  religion  protestante  y  fut  apportée  par  H.  Salvert  et  Guillaume  de  la  Rochelle.  La  guerre 
civile  divisa  le  pays  en  1561  après  la  promulgation  d'un  édit  qui  donnait  l'exclusivité  au  culte  catholique. 
Le  Mans  fut  pris  et  repris  par  les  deux  partis  alternativement.  La  province  ne  connut  la  paix  qu'après  de 
terribles  heures.  Le  plus  grand  nombre  de  ses  forts  fut  rasé  par  Henri  IV  et  Richelieu.  A  la  bataille  du 
Mans,  les  Républicains,  sous  les  ordres  de  Marceau,  écrasèrent  les  Vendéens  en  1793  et  en  firent  un 
affreux   carnage. 

Les  habitants  s'appellent  Manceaux  et  Mancelles. 

Comme  villes  principales  : 

L«  Mans  (60.000  habitants),  eut  beaucoup  à  souffrir  des  Normands  qui  l'envahirent,  des  guerres,  des 
incendies,  de  la  peste  et  de  la  famine.  Les  Chouans  la  pillèrent.  Elle  possède  de  curieuses  maisons  en 
bois  du  XV*  et  XVI'  siècles,  spécialement  le  Grabatoire  et  la  maison  de  la  reine  Bérangère.  La  noble 
église  de  Notre-Dame  de  la  Couture  commencée  au  X«  siècle  ne  fut  achevée  qu'au  Xlll«.  Et  les  plus  an- 
ciens vitraux  de  France  sont  le  trésor  de  la  cathédrale  Saint-Julien.  Le  général  Chanzy  y  a  sa  statue 
(souvenirs  de  1871). 

La  Flèche,  possède  un  Prytanée  militaire.  Descartes  et  Eugène  de  Savoie  y  firent  leur  éducation.  La 
célèbre  abbaye  des  Bénédictins  de  Solesmes  est  aux  environs.  La  situation  de  la  ville  est  charmante. 
Mamers,  possède  de  vrais  trésors  dans  son  église  Notre-Dame  et  aux  environs,  à  la  Ferté-Bernard,  dans 
deux  superbes  tours  encadrant  une  porte  monumentale  du  XV'  siècle.  Les  fossés  de  Robert-le-Diable 
encerclent  Mamers.  Ils  datent  du  XI'  siècle. 

Sablé,  est  dominée  par  un  des  plus  importants  châteaux  de  la  région,  qui  s'élève  à  pic  sur  la  Sarthe. 

Laval,  dans  une  situation  charmante  au-dessus  de  la  Mayenne,  est  pourtant  mal  bâtie,  très  en  pente. 
Mais  des  hauteurs  sur  lesquelles  elle  s'élève  on  a  une  vue  fort  intéressante. 

Mayenne,  défendue  par  des  fortifications  et  un  château  jugé  inexpugnable,  devint  un  duché-pairie 
sous  Charles  IX.  Il  fut  acheté  par  le  cardinal  Mazarin.  Ses  rues  sont  fort  roides  et  mal  ouvertes. 

Château-Gontier,  possédait  aussi  un  curieux  château  qui  a  disparu.  Sous  la  place  de  la  ville  qu'il 
occupait,  régnent  parait-il  de  nombreux  souterrains,  qui  vont  jusqu'à  la  Mayenne. 
Cette  province  renferme  de  nombreux  souvenirs  druidiques,  entre  autres  la  Chaise  du  Diable.  L'époque 
romaine  est  représentée  par  des  cercueils  de  pierre  couverts  de  tuiles,  par  des  poteries,  dcs  monnaies, 
des  médailes.une  importante  mosaïque, les  ruines  d'un  camp,  des  voies  romaines  et  les  ruines  d'Alonnes. 
Il  ne  faut  pas  oublier  de  citer  les  ruines  de  l'Abbaye  de  Persaigne. 

Les  grottes  de  Sauges,  appelées  Caves  à  Margot,  ornées  de  stalactites  et  de  stalagmites  formant  plusieurs 
salles,  avec  des  fentes  d'une  profondeur  inconnue,  sont  d'une  grande  beauté  naturelle. 
Le  Maine  est  arrosé  par  la  Sarthe  et  la  Mayenne. 

Il  produit  des  grès,  des  schistes,  de  beaux  granits  bleus,  des  porphyres  admirables,  de  la  chaux,  des 
ardoises,  de  l'anthracite.  Dans  la  Sarthe,  Il  a  une  grande  réputation  par  ses  volailles  grasses  et  ses 
bestiaux.  Son  industrie  s'occupe  d'étoffes,  de  papiers,  de  métaux  ;  on  y  fabrique  beaucoup  de  cidre  et 
de  poiré. 

Cette  province  est  riche  en  enfants  illustres  :  Henri  II  d'Angleterre,  Jean  le  Bon,  les  frères  du  Bellay, 
Ambroise  Paré,  le  maréchal  de  Brissac,  Dom  Guéranger,  Chappe  (l'inventeur  du  télégraphe),  le  général 
de  Négrier,  Volney,  y  virent  le  jour. 


72 


Description  des  Blasons  No"  1  à  9 

MAYENNE 

1  Ambrières-le-Grand.  Chef-lieu  de  canton,  1.940  habitants  (Ambriérois).  D'argent  au  sautoir  bWolé 
de  gueules  (qui  étaient  les  armes  du  corps  de  la  Juridiction  de  la  ville). 

Petite  ville  dont  Guillaume  le  Conquérant,  alors  duc  de  Normandie,  s'empara  en  1069.  Il  y  fit  bâtir  un 
château  qui  par  sa  position  sur  la  rive  droite  de  la  Mayenne,  fit  d'Ambrières  une  place  importante. 
Un  détachement  anglais  fut  défait  sous  ses  murs  en  1450.  Ruines  du  château. 

2  Craon  (Credonium).  Chef-lieu  de  canton,  3.580  habitants  (Craonnais).  Losange  d'or  et  de  gueules. 
D'origine  gallo-romaine,  mais  sans  importance  jusqu'au  milieu  du  IX«  siècle.  Craon  devint  dès  cette 
époque  le  siège  d'une  des  principales  seigneuries  de  l'Anjou,  qui  eut  titre  de  baron  nie  et  que  possédait 
à  la  fin  du  XIV'  siècle  Pierre  de  Craon,  le  meurtrier  du  connétable  de  Clisson. 

3  Ernée.  Chef-lieu  de  canton,  4.840  habitants  (Ernacéens).  De  gueules  à  trois  sifflets  d'or  posés  2  et  1. 
Doit  son  origine  à  une  chapelle  bâtie  sur  le  tombeau  d'un  missionnaire  qui  vint  prêcher  le  catholicisme 
dans  la  contrée  au  Vil*  siècle.  Elle  était  autrefois  défendue  par  un  château  fort  qui  fut  détruit,  et  dont 
les  matériaux  servirent  à  la  construction  de  l'église  paroissiale.  Les  Vendéens  s'emparèrent  de  la  ville 
en  1793. 

4  Évron  (Ebronium).  Chef-lieu  de  canton,  3.539  habitants  (Évronais).  Écartelé  auxl  et  4  d'argent  fretté 
de  sable  au  chef  d'or  chargé  de  trois  merlettes  de  sable,  aux  2  et  3  d'or  au  lion  d'azur  couronné  et  lam- 
passé  du  même  (ce  sont  les  armes  du  corps  de  Juridiction  de  l'ancienne  baronnie). 

Cette  cité  est  fort  ancienne,  et  doit  son  origine  à  une  abbaye  de  Bénédictins  fondée  au  VII*  siècle  par 
Hadouin,  comte  du  Mans.  Les  majestueux  bâtiments  de  ce  monastère  existent  encore  en  entier. 
L'église  est  une  des  plus  belles  de  la  contrée,  non  loin  se  trouve  la  chapelle  dite  de  Saint-Crispin, 
remarquable  pour  son  architecture  romane. 

5  Landivy.  Chef-lieu  de  canton,  1.745  habitants  (Landivysiens).  D'azur  à  deux  léopards  d'or  posés 
l'un  sur  l'autre  (ce  sont  les  armes  de  l'ancien  corps  de  bailliage  de  la  ville). 

Village  agricole  faisant  le  commerce  des  produits  laitiers. 

6  Lassay.  Chef-lieu  de  canton,  1.765  habitants.  D'argent  à  un  caducée  d'azur  en  pal. 

Doit  son  nom  et  son  origine  à  un  ancien  château  qui  avait  autrefois  le  titre  de  marquisat,  et  dont  la 
construction  remonte  à  I  an  825.  Ce  château  est  un  des  mieux  conservés  de  tout  le  département.  Il  fut 
attaqué  et  pris  par  Guillaume  le  Conquérant  en  1054.  Sous  le  règne  de  Charles  VI,  les  Anglais  s'en 
emparèrent  et  en  firent  une  place  d'armes.  Ce  fut  Ambroise  de  Loré,  un  seigneur  de  la  région,  qui  les 
obligea  à  capituler,  libérant  ainsi  le  pays  de  leur  domination. 

7  Laval  (Lavalleum,  Vallis  Guidonis).  Chef-lieu  du  département,  28.100  habitants  (Lavallois).  De  gueules 
au  léopard  d'or. 

Laval  paraît  devoir  son  origine  à  un  antique  château,  bâti  au  Vlll*  siècle.  Plusieurs  fois  détruit  par  les 
Normands,  il  fut  relevé  en  l'an  840  par  Guyon,  fils  de  Guy-Valla,  comte  du  Maine.  Plusieurs  habitations 
s'étant  groupées  autour  du  château,  Guyonfit  entourer  son  fief  de  murailles.  Au  XII*  siècle,  Laval  devint 
chef -lieu  d'une  baronnie,  puis  d'un  comté  sous  Charles  VII  et  finalement  fut  érigé  en  duché  par  Louis  XI 
en  1481.  C'était  à  cette  époque  une  ville  importante  qui  fut  prise  en  1466  par  les  Anglais,  mais  revint 
à  ses  seigneurs  l'année  suivante  ;  c'est  dans  les  environs  de  Laval,  qu'a  pris  naissance  la  chouannerie, 
et  non  loin  de  la  ville  qu'eut  lieu  en  1793  une  bataille  sanglante  où  le  général  Léchelle  commandant  les 
troupes  républicaines  fut  écrasé  par  les  Vendéens. 

8  Mayenne  (Meduana).  Chef-lieu  d'arrondissement,  8.750  habitants  (Mayennais).  De  gueules  à  six 
écus  d'or  posés  3,  2  et  1. 

L'origine  de  Mayenne  est  peu  connue,  et  son  histoire  certaine  ne  remonte  pas  au  delà  du  IX*  siècle. 
Elle  devint  par  la  suite  une  importante  place  forte  et  eut  à  soutenir  plusieurs  sièges,  dont  le  plus  remar- 
quable est  celui  de  1424  contre  les  Anglais  du  comte  de  Salisbury,  auquel  elle  ne  se  rendit  qu'après 
avoir  obtenu  une  capitulation  honorable.  Mayenne  a  porté  primitivement  le  nom  de  Mayenne-la-Juhel, 
nom  de  celui  de  ses  seigneurs  qui  fit  bâtir  le  château.  C'était  une  baronnie  appartenant  à  la  maison 
de  Lorraine  et  de  Guise,  que  François  I*'  érigea  en  marquisat  en  1544.  Charles  IX  en  fit  un  duché-pairie 
en  faveur  de  Charles  de  Lorraine,  qui  prit  le  nom  de  Mayenne  et  devint  un  des  chefs  de  la  Ligue. 

9  Saint-Ouën-des-Toits  ou  des  Vallons.  Commune,  910  habitants  (Ouannais).  De  sinople  à  une 
crosse  d'argent,  au  chef  d'or  chargé  d'une  croix  de  gueules. 

Bourg  agricole. 


73 


1  MAINE  4 

AMBRIÈRES 


2  MAINE  4 

C    R   A   O   N 


I 

3  MAINE  4 

E   R   N    É    E 


CAFÉ 


SANKA  CAFE 


SANKA 


4  MAINE  4  5  MAINE  4 

EVRON        LANDIVY 


6  MAINE  4 

L  A  S  S  AY 

MAYENNE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7  MAINE  4  8  MAINE  4  9  MAINE  4 

LAVAL         MAYENNE        ST-OUEN-DES-TOITS 

MAYENNE  MAYENNE  MAYENNE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


TS 


SANKA 


MAYENNE 

LE   CAFÉ  SANKA.  SANS  CAFÉINE,  SAUVE  VOTRE  COEUR.  LE    PREMIER    DÉCAFÉINÉ    FRANÇAIS 


74 


Description  des  Blasons  N"«  1  à  9 

8ARTHE 

1  Ballon.  Chef-lieu  de  canton,  1.270  habitants  (Ballonais).  D'azur  à  une  fasce  d'or  accompagnée  de 
trois  besants  d'argent. 

Est  intéressante  par  les  restes  d'un  ancien  château  fort  qui  ne  consiste  plus  qu'en  une  grosse  tour 
accompagnée  de  deux  tourelles,  dont  la  construction  parait  postérieure  au  XIII'  siècle.  Philippe- 
Auguste  assiégea  cette  ville  en  1199  et  en  fit  démolir  les  fortifications  qu'on  rétablit  peu  de  temps  après. 
Les  Anglais 's  en  emparèrent  en  1417,  et  en  furent  chassés  ainsi  que  du  reste  de  la  Province  par 
Charles  VII. .Ballon  avait  anciennement  le  titre  de  marquisat. 

2  Bonnétablo.  Chef-lieu  de  canton,  3.620  habitants  (Bonnétablais).  D'azur  à  trois  gerbes  d'or  posées 
2  et  1. 

La  cité  est  remarquable  par  ses  grandes  et  belles  halles  et  son  château  gothique,  fort  bien  conservé, 
fondé  à  l'époque  féodale  et  reconstruit  en  1479  par  Jean  de  Harcourt.  Après  avoir  été  successivement 
la  propriété  de  Marie  de  Bourbon  d'Orléans,  puis  d'Amédée  de  Savoie,  Il  devint  celle  de  la  duchesse 
de  Montmorency. 

3  La  Flèche.  Chef-lieu  d'arrondissement,  9.840  habitants  (Fléchois).  Eca'-telé  aux  1  et  4  de  siiitple  à 
la  bande  a'or,  aux  2  et  3  d'or  au  pal  de  gueules  cnaroé  d'une  flèche  d'argent  en  pal  la  pointe 
6"  haut  et  accosté  de  dpux  tours  de  gueules,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 
Dès  le  X*  siècle,  La  Flèche  était  une  des  principales  villes  de  l'Anjou.  Au  cours  du  XIV*  siècle,  ellet  n  ba 
dans  une  extrême  décadence  dont  elle  ne  se  releva  qu'à  la  fin  du  XVI*  siècle  par  l'intérêt  qu'y  nrrta 
alors  Henri  IV.  Elle  fut  plusieurs  fois  assiégée,  notamment  en  1090  par  Foulques  le  Réchin,  puis  vers 
1426  par  le  connétable  de  Richement  qui  luttait  contre  les  Anglais.  Les  Vendéens  pénétrèrent  dans  la 
ville  en  1793;  mais  les  Chouans  firent  d'inutiles  efforts  pour  s'en  emparer  en  1789.  L'édifice  le  plus 
remarquable  à  La  Flèche,  est  l'ancien  collège  des  Jésuites  fondé  par  Henri  IV  en  1603.  Église  Saint- 
Thomas  de  construction  romane. 

4  La  Ferté-Bernard  (FIrmitas  Bernard!).  Chef-lieu  de  canton,  4.545  habitants  (Fertois).  De  gueules  au 
lion  passant  d'or,  au  chef  d'azur. 

L'origine  de  cette  ville  est  inconnue;  c'était  cependant  au  Xi*  siècle  déjà  une  place  importante  qu'Her- 
bert (*',  comte  du  Maine,  prit  en  1036.  Philippe-Auguste  s'en  empara  à  son  tour  en  1189,  puis  les  Anglais 
l'assaillirent  plusieurs  fois,  entre  autres  en  1424  par  capitulation.  La  Ferté-Bernard  ne  leur  fut  reprise 
qu'en  1590  par  le  prince  de  Conti,  un  mois  avant  son  investissement  au  royaume  par  Henri  IV.  Possède 
une  jolie  église  gothique  construite  vers  le  milieu  du  XVI*  siècle,  et  orioinale  par  sa  décoration  inté- 
rieure. 

5  L»  Luda  (Ludum).  Chef-lieu  de  canton,  3.345  habitants  (Ludins).  Contre-palé  d'azur  et  d'argent. 
Cette  petite  localité,  assez  bien  bâtie,  est  intéressante  par  son  château  construit  sur  une  position 

dominante. 

6  Le  Mans  (Vindinum  Coenomanum).  Chef-  lieu  du  département,  72.865  habitants.  De  gueules  à  la 
croix  d'or  chargée  d'une  clef  de  sable  en  pal  et  cantonnée  de  quatre  chandeliers  d'argent,  cousu 
d'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or,  l'écu  bordé  d'or. 

Ville  d'origine  gauloise,  elle  fut  fondée  à  nouveau  au  M*  siècle  par  les  Romains  qui  en  firent  une  place 
importante.  C'est  au  Mans  que  se  forma  une  association  de  citoyens  qui  forçait  les  nobles  à  s'unir  à 
eux  pour  éviter  les  exactions  du  régime  féodal.  Le  Mans  fut  maintes  fois  disputée  par  les  seigneurs 
du  pays  pour  revenir  aux  Anglais  en  1424,  qui  en  furent  chassés  en  1448.  Plus  tard,  la  ville  ayant 
embrassé  le  parti  de  la  Ligue,  Henri  IV  l'assiégeaen  personne  et  la  prit  par  capitulation  en  1589  C'est 
le  1*'  décembre  1793  qu'eut  lieu  sous  les  murs  du  Mans,  la  fameuse  bataille  qui  portait  le  dernier  coup 
à  la  cause  des  Vendéens  insurgés.  Le  Mans  possède  une  très  belle  cathédrale  datant  du  III*  siècle 
et  qui  fut  souvent  remaniée  ;  l'église  Notre-Dame-du-Pré  datant  du  XI*  siècle  et  l'église  del  'ancienne 
Visitation,  qui  est  de  construction  plus  récente  (1737). 

Patrie  de  Henri  II,  duc  de  Normandie  et  d'Aquitaine,  et  ensuite  roi  d'Angleterre  et  du  célèbre  sculp- 
teur Germain  Pilon. 

7  Mamers  (Mamercia).  Chef-lieu  d'arrondissement,  4.600  habitants  (Mamertins).  Coupé  De  France 
au  lion  rampant  d'or  et  d'argent  au  lion  léopardé  de  sable. 

La  tradition  veut  que  Mamers  ait  été  bâtie  sur  l'emplacement  d'un  temple  de  Mars,  détruit  vers  le  milieu 
du  VII*  siècle.  Au  Moyen  âge,  c'était  une  des  plus  fortes  places  de  la  contrée.  Au  XI*  siècle,  elle  soutint 
un  siège  contre  le  comte  Roger  de  Montgomery.  En  1359,  les  Anolais  la  prirent  et  ne  la  restituèrent 
à  leurs  seigneurs  qu'en  vertu  du  traité  de  Brétigny,  ce  qui  ne  les  empêcha  pas  de  s'en  emparer 
encore  en  1417.  Le  comte  de  Salisbury  en  fit  môme  raser  les  fortifications  en  1428.  On  rapporte  ù  l'an 
1145  la  fondation  du  prieuré  conventuel  de  Notre-Dame  de  l'Ordre  de  Saint-Benoît,  par  Guillaume 
Talvas  III,  comte  du  Perche  et  qui  dépendait  de  l'abbaye  de  Saint-Laumer  à  Blois.  En  1743,  les  moines 
quittèrent  le  prieuré,  et  l'église  fut  cédée  aux  paroissiens. 

8  Sablé  ou  Sabl4-sur-Sarthe.  Chef-lieu  de  canton,  5.810  habitants  (Sablésiens).  D'argent  à  une  tour 
de  sable,  ajourée  du  champ. 

Dont  la  fondation  remonte  aux  IV*  ou  V*  siècle  était  autrefois  une  des  fortes  places  du  Maine  et  pour  en 
éviter  le  siège  Geoffroy  le  Bel,  comte  d'Anjou,  éleva  une  forteresse  qui,  par  suite,  fut  une  des  seules 
qui  resta  au  pouvoir  des  seigneurs  français  lors  des  invasions  anglaises  du  XV*  siècle.  Il  n'en  reste 
plus  actuellement  que  quelques  ruines.  Un  nouveau  château  remarquable  par  ses  vastes  proportions 
fut  construit  au  XVII*  par  Mansard.  Église  paroissiale  ornée  de  magnifiques  vitraux  du  début  du 
XVI*  siècle. 

9  Saint-Calais.  Chef-lieu  de  canton,  3.335  habitants  (Calaisiens).  D'azur  à  trois  calebasses  d'or  posées 
?  et  1. 

Cette  petite  ville  a  porté  primitivement  le  nom  d'ANILLE,  du  nom  de  la  rivière  sur  laquelle  elle  se  trouve. 
Ce  n'est  que  vers  515  qu'elle  prit  son  nom  actuel,  de  celui  d'un  moine  qui  y  bâtit  un  monastère. 


75 


10  MAINE         S4  11  MAINE         S4 

BALLON         BONNÉTABLE 


12  MAINE        S4 

LA     FLÈCHE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


13  MAINE        S4  14  MAINE        S4 

LA-FERTÉ-BERNARD         LE     L  U  D  E 


15  MAINE        S4 

LE     MANS 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


16  MAINE        S4 

MAMERS 


17         MAINE        S4 

SABLÉ 

SARTHE 


18  MAINE        S4 

SAINT-CALAIS 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


SARTHE 


TU  TE   LÈVES,    BOIS   SANKA  ET  TU  SORS  .  .  .    BOIS  SANKA,  TU  TE  COUCHES  ET  TU  DORS 


77 


MARCHE • 


CAFÉ         '"^^P^  SANKA 


MARCHE 

Qeêœ^ùon  éfustopiqiiedu(^&îson 

Semé  de  France  à  la  bande  de  gueules  chargée  de  trois  lionceaux  a'argent. 
Ce  pays  frontière  du  Berry  et  du  Poitou  eut  ses  comtes  particuliers,  puis 
il  passa  par  alliance  à  une  branche  de  Montgomerv,  comte  de  Lancastre. 
Cette  seconde  race  étant  éteinte,  Richard  III,  roi  d'Angleterre,  donna  la 
Marche  à  un  Lusignan.  A  ia  mort  de  Hugues  III  de  Lusignan,  Philippe  le 
Bel,  roi  de  France,  recueillit  cette  succession  en  1303.  Puis  la  Marche 
changea  plusieurs  fois  de  possesseurs  :  Louis  de  Bourbon,  Eléonore  de 
Bourbon,  Bernard  d'Armagnac,  Pierre  de  Bourbon-Beaujeu,  le  connétable 
de  Bourbon.  La  Marche  fut  réunie  à  la  couronne  en  1527. 
Les  comtés  de  la  Marche  de  la  Maison  de  Lusignan  portaient  :  burelé 
d'argent  et  d'azur  ;  ceux  de  la  race  capétienne,  comme  ci-dessus. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LA  MARCHE 

Cette  province  était  bornée  au  nord  par  le  Berry,  au  sud  par  le  Limousin,  à 
l'ouest  par  l'Angoumois,  à  l'est  par  le  Bourbonnais  et  l'Auvergne. 


iEDITIOnÇ?  SANKA: 


79 


Les  arrondissements  de  Guéret  et  d'Aubusson  dans  la  Creuse  et  de  Bellac  dans  la  Haute-Vienne, 
faisaient  à  peu  près  la  figure  de  cette  ancienne  province  de  France.  Elle  avait  pour  Capitale  Charroux 
qui  fut  rennpiacée  au  XV»  siècle  par  Guéret. 

Sa  capitale  actuelle  est  Guéret. 

D'abord  Marquisat,  elle  devint  Comté  assez  vite  et  les  Comtes  de  Poitou  en  furent  les  chefs.  Les  familles 
de  Charroux  (944  à  1091),  de  Montgomerv,  des  Rois  d'Angleterre  et  des  Comtés  de  Poitou,  l'eurent 
sous  leur  domination,  mais  Philippe-le-Bel  ne  voulut  pas  qu'elle  fît  partie  du  domaine  royal.  Charles  iV 
la  reçut  en  apanage  en  1314.  Il  était  devenu  Roi  en  1322,  et  la  passa  à  la  famille  de  Bourbon  en  1327.  Elle 
y  resta  jusqu'en  1435.  Ce  furent  les  familles  d'Armagnac  (1435-1477),  de  Bourbon-Beaujeu  (1477-1522) 
et  celle  de  Bourbon  Montpensier  (1522-1527)  qui  la  possédèrent  ensuite.  Fiençois  I"  la  reprit  au  conné- 
table de  Bourbon.  Philippe-le-Long  en  avait  fait  un  comté-pairie  en  1316  et  Charles  IV  en  fit  un  duché- 
pairie.  La  noblesse  trop  turbulente  lui  causa  bien  des  souffrances  et  nécessita  de  fréquentes  «  Sessions 
des  grands  jours  ».  Le  département  de  la  Creuse  en  est  formé  en  grande  partie. 

On  y  remarque  : 

Guéret  (7.427  habitants),  qui  se  construisit  au  VIII*  siècle  autour  de  l'Abbaye  de  Saint-Pardoux,  contient 
l'admirable  Hôtel  des  Monneyroux  du  XV«  siècle  que  l'on  appelle  à  tort  l'Hôtel  des  Comtes  de  la  Marche. 
Quelques  restes  de  vieilles  murailles  et  d'anciennes  tours  indiquent  qu'elle  fut  fortifiée.  L'imprimerie 
lui  fut  apportée  en  1716. 

Aubusson,  prise  par  les  Anglais  en  1350,  souffrit  beaucoup,  indirectement,  au  XVI»  siècle,  des  guerres 

de  religion,  et  en  1685  de  la  Révocation  de  l'Edit  de  Nantes.  Ses  tapisseries  y  ont  acquis  une  réputation 

mondiale.  Elle  possède  14  manufactures.  Colbert  en  1465  leur  avait  donné  une  activité  florissante,  qui 

connut  quelques  arrêts,  mais  reprit  ensuite  son  essor. 

Pierre  d'Aubusson  y  naquit  dans  un  château  du  Xlll«  siècle  dont  on  voit  les  ruines  au-dessus  de  la  ville. 

Ce  grand  maître  de  l'Ordre  de  Jérusalem  s'illustra  dans  la  défense  de  Rhodes  contre  Mahomet  II  en 

1480. 

Bourganeuf  fut  illustrée  par  le  Prince  Zizim,  fils  de  Mahomet  II  qui  y  séjourna.  La  construction  d'une 
grosse  tour  carrée  semblable  à  une  véritable  prison  aurait  été  faite  par  lui,  dit-on.  Les  murs  en  sont  si 
épais  qu'un  bel  escalier  tournant  y  est  pratiqué  dans  leur  épaisseur. 

Boussac,  assise  sur  un  rocher  hostile,  ceinte  de  murailles  hérissées  de  tours,  subit  la  protection  d'un 
ancien  château  crénelé,  aggripé  à  un  rocher  très  difficilement  accessible.  La  singulière  position  de  la 
ville  impose  à  ses  rues  une  pente  pénible. 

Felletin,  au  contraire  de  ce  paysage  rude  et  sauvage,  celui  ou  s'élève  Felletin  est  riant  et  doux.  Elle 
s'enrichit  d'une  manufacture  de  tapis  de  pieds  comme  Aubusson. 

Enfin  Crocq,  siège  d'une  espèce  de  fédération,  appelée  «  les  communes  assemblées  »  dont  les  membres 
furent  appelés  croquans.  Sully  et  Henri  IV  la  dissipèrent,  heureusement  pour  la  paix  de  la  contrée. 
Le  département  de  la  Creuse  est  extrêmement  riche  en  antiquités  druidiques  et  romaines.  Citons  seule- 
ment le  temple  de  Chambon,  devenu  la  Chapelle  Sainte-Valérie,  puis  un  dolmen  énorme,  aux  envirors 
de  Guéret,  et  enfin  la  ville  de  Toull,  aujourd'hui  devenue  Toull-Sainte-Croix,  qui  aurait  été  une  ville  gau- 
loise importante,  défendue  par  trois  enceintes.  Beaucoup  des  anciennes  maisons  qu'on  y  trouve  sont 
rondes  et  recouvertes  de  plusieurs  pieds  de  couche  végétale.  Le  chaume  devait  les  couvrir.  Au  cœur 
de  la  ville,  un  puits  curieux.  De  nombreux  souterrains  creusent  la  montagne  au  pied  de  laquelle  est 
cftte  curieuse  cité. 

Le  sol  du  département  de  la  Creuse  est  très  mouvementé  :  Hauts  plateaux,  vallons  mystérieux,  landes 
semées  d'étangs  se  contrarient  et  s'harmonisent.  Les  bords  de  la  rivière  qui  lui  donne  son  nom  en  sont 
la  partie  la  plus  pittoresque. 
La  Creuse,  le  Cher,  la  Gartempe  et  le  Chavanon  arrosent  cette  intéressante  contrée. 

L'agriculture  y  est  peu  importante.  Le  seigle  et  les  châtaigniers,  quelques  vignobles  en  sont  les  princi- 
paux échantillons.  Mais  le  commerce  des  bois  de  chauffage  et  de  construction  est  très  important.  Beau- 
coup de  vanneries,  de  tanneries,  de  teintureries,  de  fabriques  de  sabots,  de  porcelaines,  le  complètent. 
On  trouve  des  sources  thermales  à  Evaux  et  un  important  bassin  houillier  s'étend  entre  Aubusson  et 
Ahun. 

Assolant  et  Jules  Sandeau  y  sont  nés. 


80 


Description  des  Blasons  N^a  1  à  9 

CREUSE 

Aubusson.  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.320  habitants  (Aubussonnais).  D'argent  au  buisson  de 
sinople,  au  chef  de  gueules  chargé  d'un  croissant  d'argent  accosté  de  deux  étoiles  du  même. 
Il  est  vraisemblable  que  l'origine  de  la  ville  remonte  au  début  du  VIII'  siècle.  Il  y  avait  alors  un  chiteau 
fort  dont  on  attribue  la  construction  à  César.  C'est  après  la  défaite  d'Abdérame  écrasé  à  Poitiers  par 
Charles-Martel  en  732,  qu'un  certain  nombre  de  soldats  trouvant  la  position  favorable  s'y  installèrent 
et  avec  l'agrément  du  seigneur  inaugurèrent  l'industrie  des  textiles  qui  devait  par  la  suite,  faire  la 
prospérité  de  la  ville.  Le  château  d'Aubusson  était  le  plus  considérable  de  la  province.  On  voit  encore 
de  belles  ruines  non  loin  desquelles  se  décèlent  des  traces  de  constructions  romaines.  On  y  a  exploité 
des  mines  de  plomb  aujourd'hui  abandonnées. 

Auzanca.  Chef-lieu  de  canton,  1.390  habitants  (Auzançais).  D'or  à  trois  fasces  de  gueules,  à  l'aigle 

éployée  d'argent  brochant  sur  le  tout. 

Située  non  loin  de  la  source  du  Cher,  cette  localité  doit  son  importance  à  son  commerce  de  toile  de  fil. 

Bourganeuf.  Chef-lieu  de  canton,  3.560  habitants  (Bourganiauds).  De  sable  à  trois  chevrons  ondes 
d'argent  posés  l'un  au-dessus  de  l'autre. 

Est  surtout  célèbre  par  le  séjour  qu'y  fit,  au  XV*  siècle,  le  prince  Zizim,  fils  de  Mahomet  II  et  vaincu 
par  son  frère  Bajazet  II  auquel  il  disputait  la  couronne  de  l'empire  ottoman,  et  qui  n'ayant  point  réussi 
dans  cette  entreprise,  se  réfugia  chez  les  chevaliers  de  Rhodes,  qui  l'envoyèrent  en  France.  C'est  à  ce 
prince  qu'on  attribue  la  construction  d'une  tour  élevée  qu'on  remarque  à  l'entrée  de  la  ville  et  qui  porte 
son  nom. 

Chambon-sur-Vou»iz«  ou  Chambon-Ville.  Chef-lieu  de  canton,  1.600  habitants  (Chambonois). 
D'argent  à  quatre  champignons  de  gueules  posés  2  et  2. 

C'était  la  capitale  des  Cambiovicenses  qui,  au  VI*  siècle,  jouissait  d'une  si  grande  réputation  comme 
ville  forte,  qu'on  y  transporta  de  Limoges,  les  reliques  de  sainte  Valérie,  afin  de  les  soustraire  à  la  rapa- 
cité de  Chilpéric,  qui  ravageait  alors  le  Limousin.  Au  cours  des  fouilles  effectuées  en  IKte  on  a  retrouvé 
les  fondations  d'un  château  qui  occupait  l'emplacement  de  la  promenade  actuelle. 

Chénérailles  (Canalis).  Chef-lieu  de  canton,  965  habitants  (Chénéraillins).  De  gueules  à  trois  touffes 
ou  bottes  de  chènevis  d'or  posés  en  bande. 

L'origine  de  la  ville  remonte  au  temps  des  Romains  ainsi  que  le  prouvent  certains  vestiges  qu'on  y  a 
retrouvés.  Elle  souffrit  beaucoup  des  invasions  anglaises  au  cours  du  XV*  siècle  ;  elle  fut  même  entiè- 
rement détruite  ;  mais  Bernard  et  Jacques  d'Armagnac,  comte  de  la  Marche  la  firent  reconstruire  vers 
1440.  En  1592,  Chénérailles  passée  au  parti  de  la  Ligue,  opposa  aux  royalistes  une  vigoureuse  résis- 
tance, et  ne  se  rendit  qu'après  un  blocus  de  huit  mois,  lorsque  les  habitants  eurent  épuisé  tous  les 
moyens  de  subsistance. 

Évaux-les-Bains.  Chef-lieu  de  canton,  2.580  habitants  (Évalois).  De  sable  à  trois  chevrons  d'or  sou- 
tenus en  pointe  d'une  étoile  du  même  de  cinq  branches. 

Ancienne  capitale  du  pays  de  Combrailles,  Évaux  était  connue  dans  l'antiquité  pour  la  vertu  de  ses 
eaux,  sous  le  nom  d'EVAHONIUM.  On  y  voit  encore  quelques  restes  des  anciens  thermes  romains. 
L'établissement  thermal  actuel  se  trouve  à  1  kilomètre  au  nord  de  la  ville. 

Fslletin  (Fellesinum).  Chef-lieu  de  canton,  3.050  habitants  (Felletinois).  D'or  à  trois  fasces  de  gueules. 
Celle  du  milieu  chargée  de  petites  feuilles  d'argent  posées  en  pal. 

La  ville  est  désignée  sous  le  nom  d'ARISTODUNUM  dans  l'itinéraire  d'Antonin,  et  Vénus  y  était  jadis 
adorée  sous  le  surnom  de  Félix  en  un  curieux  édifice  qui  servit  longtemps  d'église  paroissiale,  mais  fut 
démoli  en  1248.  Felletin  fut  presque  entièrement  incendiée  en  11M,  mais  elle  se  releva  promptement 
par  son  industrie  des  draps,  qui,  déjà  à  cette  époque,  avait  une  certaine  importance. 

Guéret.  Chef-lieu  du  département,  7.985  habitants  (Guéretois).  D'azur  à  une  forêt  de  sinople.  sur  une 
terrasse  du  même,  au  cerf  passant  d'or,  brochant  sur  le  tout. 

Guéret  doit  son  origine  à  un  couvent  fondé  en  ce  lieu  vers  l'an  720,  et  autour  duquel  se  forma  peu  à  peu 
la  ville.  Ancienne  résidence  des  comtes  de  la  Marche,  c'était  une  place  bien  fortifiée.  On  y  voit  encore 
leur  château  où  séjourna  également  Charles  VII. 

La  SouUrralna  (Subterranea).  Chef-lieu  de  canton,  4.206  habitants  (Souterralniers).  Burelé  d'azur 

et  d'or  de  sept   pièces. 

Existait  déjà  à  l'époque  romaine.  Gérard  de  Crozant  la  donna  en  1015  au  monastère  de  Saint-Martial 
de  Limoçes.  Un  des  comtes  de  la  Marche  l'assiégea  et  en  démolit  les  murs  en  1207.  L'église  paroissiale 
très  ancienne  renferme  une  vaste  crypte.  On  visite  dans  les  environs  de  la  ville,  une  excavation  pro- 
fonde au  fond  de  laquelle  se  trouve  un  cours  d'eau  souterrain. 


81 


1  MARCHE        4 

AUBUSSON 


2        MARCHE        4 

AUZANCE 


3        MARCHE        4 

BOURGANEUF 


AW^ 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAF 


SANKA 


4        MARCHE        4 

CHAMBON 


5        MARCHE        4 

CHÉNÉRAILLES 


6        MARCHE        4 

EVAUX-LES-BAINS 


CAFÉ 


SANKA  CAF( 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7        MARCHE        4 

FELLETIN 

CREUSE 


8        MARCHE        4 

G  U  É  R  ET 

CREUSE 


9        MARCHE        4 

LA  SOUTERRAINE 


6)  ©  @ 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


CREUSE 


SANKA     EST     LE     PREMIER     CAFÉ    FRANÇAIS    QUI    A    ÉTÉ    DÉCAFÉINÉ    A    98% 


83 


r^n^Fvi^^^niM^wvwwvM 


NIVERNAIS 


NIVERNAIS 

Qeècn^iiùm  d/ustopiçueda/^&isort 

D'azur  semé  de  billettes  d'or,  au  lion  du  même  brochant  sur  le  tout. 
Le  Nivernais,  qui  prit  son  nom  de  Nevers,  appartint  d'abord  à  des  seigneurs 
particuliers,  avec  les  comtés  d'Auxerre  et  de  Tonnerre. 
Le  dernier  comte  étant  mort  sans  héritier  mâle,  Mahaut,  sa  fille,  épousa 
Hugues  IV,  djc  de  Bourgogne,  dont  elle  n'eut  que  trois  filles.  L'une  d'elles 
épousa  Tristan,  fils  de  saint  Louis,  et  se  remaria  au  comte  de  Flandre. 
Le  Nivernais,  apanage  d'un  cadet  de  la  seconde  maison  de  Bourgogne, 
passa  ensuite  à  celle  de  Clèves  et  fut  érigé  en  duché-pairie  en  1539. 
Il  appartint  ensuite  aux  Gonzague  Mantoue  et  aux  Mancini. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LE  NIVERNAIS 

Cette  ancienne   province   est   située  entre   l'Orléanais  au  nord-ouest,  la 
Bourgogne  à  l'est,  le  Bourbonnais  au  sud,  le  Berry  à  l'ouest. 
Sa  capitale  est  Nevers. 


EDITION  (^SANKA: 


85 


En  1792,  le  Nivernais  forma  quelques  parties  du  département  de  l'Yonne  et  la  plus  grande  partie  de  celui 
de  la  Nièvre. 

D'abord,  partie  du  royaume  des  Burgondes  au  V»  siècle  (534),  quand  les  rois  de  France  firent  leur 
partage,  le  Nivernais  devint  la  part  de  Théodebert.  Puis  il  entra  dans  le  domaii>e  de  Contran  (561).  En 
1194,  une  charte  de  liberté  fut  dressée  entre  le  comte  de  Courtenay  et  Its  bourgeois  de  Nevers,  mais 
elle  s'est  perdue.  Une  deuxième  charte  de  liberté  fut  accordée  en  1231,  par  la  Comtesse  Mahant  et  son 
époux  Guy  de  Forez,  aux  mêmes  bourgeois  de  Nevers.  Les  seigneurs  renonçaient  à  certaines  coutumes 
de  prélèvements  et  mentionnaient  certaines  franchises  que  le  Pape  approuva  en  1245.  Saint  Louis,  le 
dauphin  Charles  (1356),  le  duc  François  (1549)  et  le  duc  Louis  de  Gonzague,  en  1566,  suivirent  cet 
exemple. 

Nevers  resta  fidèle  au  roi  pendant  les  guerres  de  religion.  Elle  refusa  d'adhérer  à  la  Ligue.  Quand  le 
prince  de  Condé  fut  arrêté  en  1616.  le  duc  de  Bourgogne  prit  les  armes.  Sa  femme  s'enferma  dans  cette 
ville  qui  soutint  un  siège  sévère  du  Maréchal  de  Montigny.  La  paix  revint  à  la  mort  du  Maréchal  d'Ancre 
et  le  siège  fut  levé. 

Par  ordre  de  Jehan  de  Bourgogne,  comte  de  Nevers,  la  coutume  du  Nivernais  fut  dressée  en  1490  une 
première  fois.  En  1534,  elle  le  fut  une  seconde  fois,  parce  que  François  I",  pour  satisfaire  Marie  d'Albret, 
Comtesse  de  Nevers,  lui  accorda  des  lettres-patentes.  Rédigée  dans  le  sûr  esprit  du  vieux  droit  coutu- 
mier,  opposé  au  droit  écrit,  cette  coutume  est  très  complète  ;  les  devoirs  des  manants  et  vilains  envers 
leurs  seigneurs  y  sont  abondamment  expliqués  ;  elle  parle  de  la  terre,  appelée  par  Guy  Coquille  «  le 
ménage  des  champs  »  ;  ce  terme  est  justifié  par  la  nature  nettement  agricole  du  Nivernais.  On  y  voit 
pour  la  première  fois  la  coutume  du  «  préciput  »,  système  que  nous  retrouvons  en  grande  partie  dans 
notre  Code  Civil. 

Les  habitants  s'appellent  les  Nivernais. 
Comme  villes  principales  parlons  d'abord  de  : 

Nevers  (27.110  habitants),  joliment  placée  au  confluent  de  la  Loire  et  de  la  Nièvre.  Agréablement 
décorée  par  son  ancien  palais  ducal  converti  en  Palais  de  Justice  ;  c'est  une  ville  très  pittoresque.  Une 
cathédrale  fort  ancienne  gothique,  s'y  fait  remarquer. 

Chàteau-Chinon,  étagée  sur  une  montagne,  et  par  le  fait  que  le  Morvan  l'entoure  de  toutes  parts,  son 
commerce  et  son  industrie  sont  des  plus  insignifiants. 

Clamecy,  dont  le  commerce  de  bois  et  de  charbon  avec  Paris  est  des  plus  actifs.  Elle  fut  fortifiée  à 
plusieurs  reprises  et  les  guerres  civiles  l'éprouvèrent  beaucoup. 

Cosne,  située  près  d'une  rivière  Importante  et  de  la  grande  route  de  Paris  à  Lyon,  fut  souvent  éprouvée 
par  les  guerres,  fortifiée,  mais  assiégée  à  plusieurs  reprises,  les  guerres  de  religion  lui  causèrent  de 
grands  dommages. 

La  Charité  s'embellit  d'un  magnifique  pont  sur  la  Loire,  construit  à  la  place  d'un  autre  plus  ancien 
qui  facilita  souvent  l'envahissement  des  troupes  de  façon  bien  cruelle  pour  la  ville.  Les  Anglais  et  les 
protestants  surtout  lui  furent  néfastes. 

Au  point  de  vue  archéologique,  l'époque  romaine  a  laissé  peu  de  traces,  quelques  monnaies,  ustensiles 
de  bronze,  ruines  de  thermes,  poteries.  Le  Moyen  âge  a  laissé  une  statue  de  reine  posée  sur  des  pieds 
d'oie.  Il  paraîtrait  .que  c'est  celle  de  la  reine  Berthe,  que  le  roi  Robert  aurait  répudiée  parce  qu'elle 
aurait  donné  le  jour  à  un  enfant  affligé  d'une  tête  et  d'un  cou  d'oie. 

Les  étangs  abondent  dans  le  Nivernais,  400  environ.  Le  plus  considérable  est  celui  de  Saint-Pierre-Ie- 
Moustier. 

Le  Nivernais  est  arrosé  par  la  Loire,  l'Allier  et  l'Yonne,  toutes  trois  navigables.  Le  canal  du  Nivernais 
réunit  la  Loire  à  l'Yonne,  de  Decise  à  Auxerre.  En  totalisant  le  cours  des  rivières  et  canaux,  on  arrive 
à  84.000  mètres  navigables.  La  Nièvre  est  seulement  flottable.  Ces  cours  d'eau  ajoutent  heureusement 
leur  note  claire  au  charme  pittoresque,  un  peu  sauvage  de  certaines  parties  du  département,  entre 
autres  le  Morvan. 

La  culture  du  blé  et  de  la  vigne  y  est  en  grand  progrès.  Plus  de  100.000  hectares  de  prairies  sont  pour  les 
beaux  bœufs  blancs  du  Nivernais  une  table  toujours  copieuse.  Des  mines  de  fer.  de  houille,  de  kaolin 
ont  facilité  l'établissement  d'usines  métallurgiques  importantes,  à  Fourchambault,  à  Guérigny.  Les 
faïences  de  Nevers  ont  une  grande  réputation  ;  des  eaux  thermales  connues  et  bienfaisantes  sont 
exploitées  à  Pougues  et  à  Saint-Honoré. 

Il  fut  le  berceau  de  nombreux  personnages  en  vue.  Les  plus  célèbres  sont  :  Bussy-Rabutin,  Vauban, 
le  général  Lespinasse  et  Charles  de  Lespinasse,  Saint-Just  le  Conventionnel. 


Description  des   Blasons    N'"  1  à  9 

NIÈVRE 

1  Chât*au-Chinon.  Chef-lieu  d'arrondissement,  1.670  habitants  (Château-Chinonais).  D'azur  à  l'orme 
arraché  de  sinople. 

Connue  sous  le  nom  de  CASTRUM  CANINUM.  la  ville  semble  avoir  été  fondée  par  les  Romains  qui  y 
construisirent  une  forteresse.  Au  Moyen  âge,  c'était  une  place  importante  entourée  de  fortifications 
et  défendue  par  un  château  considérable  dont  il  subsiste  encore  de  nombreux  vestiges.  Les  Anglais 
s'emparèrent  de  la  ville  en  1467  et  la  saccagèrent.  En  1475,  Louis  XI  défit  sous  ses  murs  l'armée  du  duc 
de  Bourgogne.  Fabrique  de  draperie. 

2  Corbigny.  Chef-lieu  de  canton,  2.930  habitants  (Corbigeois).  D'azur  à  trois  corbeilles  d'or. 

Doit  son  origine  à  un  monastère  fondé  en  798.  La  ville  n  acquit  cependant  quelque  importance  qu'en 
1^0,  époque  où  les  corps  de  saint  Léonard  et  de  saint  Valérien  y  furent  transportés,  ce  qui  attira  un 
grand  nombre  de  pèlerins.  Détruite  par  un  Incendie  au  début  du  XV*  siècle,  elle  fut  reconstruite  vers 
1425  et  fortifiée,  mais  les  Calvinistes  s'en  emparèrent  de  vive  force  en  1563.  Il  y  avait  à  Corbigny,  à 
l'époque  de  Charlemagne,  une  maison  royale  dont  plus  tard  Charles  le  Chauve  fit  sa  résidence.  Elle 
passa  par  la  suite  à  l'abbaye  de  Saint-Rémy  de  Reims  qui  y  fit  établir  une  communauté  de  religieux, 
où  les  rois  de  France  allaient  après  leur  sacre  faire  une  neuvaine. 

3  Cosn*.  Chef-lieu  de  canton,  7.033  habitants  (Cosnois).  D'azur  à  trois  canettes  d'argent  becquées  et 
membrées  d'or. 

Existait  déjà  à  l'époque  gallo-romaine  sous  le  nom  de  CONDATE,  et  était  défendue  par  un  castrum 
qu'un  château  gothique  remplaça  au  Moyen  âge.  En  875,  Wala,  évêqued'Auxerre,  y  fit  éleverunecha- 
pelle  sous  le  nom  de  Notre-Dame-de-Gale,  beau  monument  gothique  qui  s'agrandit  en  1490.  La  ville 
fut  fortifiée  au  IX«  siècle,  mais  eut  beaucoup  à  souffrir  des  guerres  de  religion.  C'est  une  localité  essen- 
tiellement industrielle  devant  son  importance  à  l'exploitation  de  minerais  de  fer  et  de  phosphates. 
L'ancienne  église  romane  de  Saint-Aignan  qui  fut  plusieurs  fois  remaniée,  est  très  intéressante  par 
ses  colonnes  à  chapiteaux  historiés. 

4  Dacizs  (Decetia).  Chef-lieu  de  canton,  4.385  habitants  (Decizois).  D'or  au  lion  de  sable,  armé  et  lam- 
passé  de  gueules,  à  la  bordure  componée  d'argent  et  de  gueules. 

C'était  autrefois  une  ville  forte  qui  fut  assiégée  en  1525  par  un  corps  de  troupe  italien  aux  ordres  du 
comte  de  Belle-Joyeuse,  qui  s'en  empara  et  la  livra  au  pillage.  Decize  fut  presque  entièrement  détruite 
en  1529  par  un  incendie.  Pendant  la  Révolution,  la  ville  s'appela  ROCHÉR-LA-MONTAGNL  Verrerie. 
Bassin  houiller. 

5  Donzy  (Donziacum).  Chef-lieu  de  canton,  2.500  habitants  (Donziais).  D'azur  à  onze  billettes  d'or 
posées  3,  3,  3,  2. 

C'est  une  ancienne  baronnie  du  Nivernais,  érigée  en  duché  en  1660.  Les  barons  de  Donzy  s'attirèrent 
plus  d'une  fois  l'inimitié  des  rois  de  France  par  leurs  attaques  contre  les  seigneurs  voisins.  En  1170, 
même  le  roi  de  France  assiégea  la  ville  avec  le  comte  de  Nevers,  et  en  démolit  le  château.  Église  parois- 
siale remarquable. 

6  La  Charité-sur-Loir*  (Caritas).  Chef-lieu  de  canton,  4.800  habitants  (Charitois).  D'azur  à  trois  tours 
d'argent  ajourées  et  maçonnées  de  sable,  rangées  en  fasce,  surmontées  de  trois  fleurs  de  lis  d'or, 
également  en  fasce,  les  tours  posées  sur  une  terrasse  échiquetée  d'or  et  de  gueules. 

C  est  une  ville  ancienne,  jadis  fortifiée  et  beaucoup  plus  considérable  Qu'elle  ne  l'est  aujourd'hui. 
Elle  fut  plusieurs  fois  prise  et  dévastée  notamment  par  les  Anglais,  puis  plus  tard  par  les  protestants. 

7  Lormss.  Chef-lieu  de  canton,  2.090  habitants  (Lormois).  D'or  à  l'orme  arraché  de  sinople. 

Située  sur  un  plateau  élevé,  c'est  une  petite  cité  d'origine  moyenâgeuse,  autrefois  fortifiée  et  défendue 
par  un  château  encore  existant,  bâti  hors  des  murs  et  sur  une  position  dominante  et  très  pittoresque. 
Exploitation  de  pierres  de  taille. 

8  N«v«r«.  Chef-lieu  du  département,  29.305  habitants  (Nivernais).  D'azur  semé  de  billettes  d'or,  au 
lion  du  môme,  armé  et  lampassé  de  gueules,  brochant  sur  le  tout. 

Nevers  est  une  ancienne  cité  gauloise  dont  il  est  fait  mention  dans  les  «  Commentaires  de  César  », 
sous  le  nom  de  NOVIODUNUM.  A  cette  époque  déjà,  c'était  un  camp  fortifié.  L'ancienne  enceinte 
dont  on  voit  encore  quelques  vestiges  fut  commencée  en  1194  par  Pierre  de  Courtenay,  comte  de 
Nevers.  Outre  la  force  de  sa  citadelle,  Nevers  par  sa  position,  était  une  place  très  importante.  Un  évôché 
fut  établi  vers  la  fin  du  V  siècle,  et  en  865,  la  ville  Devenait  le  chef-lieu  d'un  comté  :  Le  Nivernais,  qui 
fut  érigé  beaucoup  plus  tard  (1538),  en  duché-pairie.  L'établissement  de  la  commune  de  Nevers  ne 
fut  confirmé  qu'en  juillet  1231,  époque  où  Guy  II,  comte  de  Forez  et  de  Nevers,  concéda  de  plus 
amples  privilèges  aux  habitants.  Dans  la  haute  partie  de  la  cité,  on  visite  le  château  et  la  cathédrale, 
datant  du  VIII»  siècle.  A  l'entrée  de  la  ville,  se  trouve  un  arc  de  triomphe  qui  fut  élevé  en  1746  à  l'occa- 
sion de  la  victoire  de  Fontenoy. 

9  Saint-Pi*rr»-U-Moatl«r  (Monasterium  Sancti  Pétri).  Chef-lieu  de  canton,  2.205  habitants.  De  gueules 
à  l'église  d'argent  à  la  clef  double  du  môme  en  pointe,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 
Bâtie  dans  une  région  d'étangs  très  poissonneux,  cette  petite  ville  doit  son  origme  à  un  monastère  de 
l'Ordre  deCluny,  supprimé  en  1790.  Elle  a  porté  pendant  la  Révolution  le  nom  de  BRUTUS-LE-MA6NA- 
NIME. 


87 


1  NIVERNAIS         4  2         NIVERNAIS         4  3        NIVERNAIS        4 

CHATEAUCHINON        CORBIGNY        COSNE 


NIÈVRE 


NIÈVRE 


NIÈVRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4         NIVERNAIS        4 

D  E  C  I  Z  E 

NIÈVRE 


5         NIVERNAIS        4 

D  O   N   Z  Y 

NIÈVRE 


6        NIVERNAIS        4 

LA    CHARITÉ 


NIÈVRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


RE 


SANKA 


7        NIVERNAIS         4 

LORM  ES 

NIÈVRE 


8        NIVERNAIS        4 

N  EVE  RS 

NIÈVRE 


9        NIVERNAIS         4 

STPIERRELEMOUTIER 

NIÈVRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


NIEVRE 


SANKA  FUT.  EST  ET  RESTERA  LE  PREMIER  CAFÉ  DÉCAFÉINÉ  FRANÇAIS 


89 


F^ 


mmmmm 


:  ORLÉANAIS 


CAFE 


SANKA 


ORLEANAIS 


De  France  au  lambel  de  trois  pendants  d'argent. 

Cette  province,  qui  faisait  partie  du  patrimoine  de  Hugues  Capet,  fut  réunie 

au  domaine  royal  par  l'avènement  au  trône  de  ce  prince. 

Sous  les  Valois  et  sous  les  Bourbons,  Orléans  érigé  en  duché-pairie  devint 

un  apanage  des  princes  de  la  famille   royale. 

Paillot  dit  que  le  royaume  d'Orléans  portait,  sous  les  Mérovingiens,  un  écu 

d'azur  semé  de  cailloux  d'or. 

On  lui  donne  encore  un  blason  de  gueules  à  trois  besants  d'argent  en  pal. 

Nous  préférons  lui   attribuer  les  armes  des  ducs  d'Orléans. 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  L'ORLÉANAIS 

Bornée  au  nord  par  l'Ile  de  France,  à  l'ouest  par  la  Normandie,  le  Perche  et 
le  Maine,  au  sud  par  le  Berry  et  la  Touraine,  à  l'est  par  le  Nivernais  et  la 
Champagne,  elle  a  formé  les  départements  d'Eure-et-Loir,  Loiret,  Loir-et-Cher. 
Sa  capitale  est  Orléans. 


EDITION  Çp  SANKA: 


91 


C'est  en  511  que  fut  créé  le  royaume  d'Orléans  pour  le  fils  de  Clovis,  Clodomir,  mais  II  ne  garda  pas  son 
nom  et  devint  royaume  de  Bourgogne  en  567.  Orléans  vit  le  sacre  de  Charles  le  Chauve  en  841.  Puis  en 
861,  il  fit  de  l'Orléanais  un  duché  de  France  pour  Robert  le  Fort,  son  fils,  qui  fut  alors  Comte  de  Paris  et 
d'Orléans.  Orléans  fut  ravagée  deux  fois  par  les  Normands  (855  et  895). 

Cette  province  fut  réunie  au  domaine  royal  en  987  par  Hugues  Capet,  En  1344,  elle  devint  duché  d'Orléans 
par  la  volonté  de  Philippe  de  Valois  pour  son  fils.  Charles  VI  l'offrit  à  son  frère  Louis.  Louis  XII,  un  de 
ses  descendants,  l'ajouta  de  nouveau  au  domaine  royal.  Louis  XIV,  après  Gaston,  le  donna  à  son  fils 
Philippe. 

L'événement  dont  l'Orièanais  tire  le  plus  de  gloire  fut,  sous  Charles  d'Orléans,  la  résistance  magnifique 
de  cette  ville,  assiégée  par  les  Anglais,  et  sa  délivrance  par  Sainte  Jeanne  d'Arc  (1429).  Nous  trouvons 
ensuite  dans  son  histoire  une  session  des  Etats-Généraux  (1560),  une  grave  ordonnance  du  chevalier 
de  l'Hospital,  le  Triumvirat  de  ce  moment,  le  début  des  guerres  de  religion  (1562)  et  l'édit  de  Romo- 
rantin. 

A  la  Révolution,  un  décret  de  la  Convention  le  réunit  définitivement  aux  biens  d'Etat  (1793).  Les  armées 
étrangères  l'occupèrent  en  1815  et  1870.  A  cette  date,  le  Général  de  Wittich  prit  Orléans;  la  bataille  de 
Coulmiers  le  rendit  aux  Français,  qui  le  reperdirent  à  Joigny  le  4  décembre. 
Les  habitants  sont  les  Orléanais. 
Villes  principales  : 

Orléans  (66.700  habitants),  fut  le  théâtre  de  très  importants  faits  de  notre  histoire.  Elle  a  un  aspect  noble 
et  fidèle  que  ses  beaux  monuments,  l'église  de  Saint-Aignan,  la  cathédrale,  la  maison  d'Agnès  Sorel, 
l'Hôtel  Groslot,  etc.  affirment  encore.  Les  premiers  succès  de  Sainte  Jeanne  d'Arc  se  retrouvent  à 
Jargeau,  Beaugency  et  Patay.  Ses  environs  sont  jolis,  la  Loire  y  passe  navigable  et  utile. 

Gi«n,  pittoresquement  posée  sur  la  Loire,  possède  encore  le  château  d'Anne  de  Beaujeu. 

Chartres,  dont  la  splendeur  de  sa  cathédrale  fait  la  célébrité.  L'ensemble  et  les  détails  en  font  un  des 
joyaux  de  la  France.  Le  sacre  d'Henri  IV  y  fut  célébré  en  1594  ;  aux  environs  s'élève  le  superbe  château 
de   Maintenon,  don  de  Louis  XIV  à  Françoise  d'Aubigné. 

Dreux  possède  de  superbes  œuvres  d'art  parce  qu'elle  s'intitule  chapelle  funéraire  des  d'Orléans. 
Aux  environs,  en  forêt,  on  peut  admirer  les  ruines  du  château  d'Anet  qui  appartint  à  Diane  de  Poitiers. 

Blois,  très  heureusement  située  sur  une  colline  surplombant  la  Loire  est  d'un  aspect  très  attirant  auquel 
contribue  son  magnifique  château,  théâtre  de  tant  de  grands  faits  de  notre  histoire. 
On  trouve  plusieurs  curieux  dolmen  dans  l'Orléanais,  entre  autres  le  Pierre  Levée  de  Saint-Bohaire, 
celui  de  Beaugency.  Les  Druides  ont  laissé  de  nombreuses  et  intéressantes  autres  traces  en  Eure-et- 
Loir.  Quant  aux  Romains  on  retrouve  leurs  marques  dans  nombre  d'ustensiles,  de  monnaies,  médailles, 
statuettes,  camps,  aqueducs  et  voies.  Enfin  citons  avec  admiration  des  somptueux  châteaux  de  Blois, 
Chambord,  Meslay,  de  Ménars,  de  Cheverny,  de  Chaumont  qui  font  la  gloire  du  Loir-et-Cher.  Cette  riche 
région  coupée  de  jolies  petites  rivières,  de  prairies  verdoyantes,  embellie  des  immenses  forêts  d'Or- 
léans et  de  Montargis,  présente  un  charme  puissant,  malgré  le  manque  de  montagnes.  La  Sologne  en 
est  le  point  terne  et  peu  productif,  mais  les  chasseurs  y  font  fortune. 
La  province  est  arrosée  par  l'Eure,  le  Loir,  la  Loire,  le  Loiret  et  le  Cher. 

Sa  prospérité  provient  surtout  de  la  culture  des  céréales,  si  importante  qu'on  l'a  appelée  le  grenier  de 
la  France.  De  nombreux  troupeaux  y  paissent.  La  vigne  y  pousse  facilement  et  donne  des  crus  appréciés. 
D'excellents  vinaigres  y  sont  fabriqués.  Quelques  spécialités  y  sont  réputées  :  cotignacs,  fromages, 
pâtés  aux  alouettes,  miel  parfumé.  Les  asperges  du  Loiret  sont  connues.  L'industrie  produit  des  savons, 
boutons,  faïence  (Gien),  caoutchoucs,  couvertures,  briques,  tissus,  chaussures,  gants,  etc.  De  nom- 
breux moulins  fonctionnent  ;  aussi  une  fonderie  de  cloches,  des  tanneries  et  des  fonderies. 
Y  sont  nés  :  Louis  Xll,  Coligny,  Régnier,  Rotrou,  Ronsart,  le  Cardinal  d'Amboise,  Denis  Papin,  Mirabeau, 
Marceau,  A.  et  A.  Thierry,  L.  Veuillot,  Lavedan. 


92 


Description  des  Blasons  N^"  1  à  9 

LOIR-ET-CHER 

1  Blois  (BlesiumV  Chef-lieu  du  département,  24.000  habitants  (Blaisois).  D'or  au  porc-épic  contourné 
de  sable,  accolé,  armé  et  allumé  de  gueules  portant  un  écusson  d'azur  chargé  d'une  fleur  de  Ils  d'or, 
le  dit  porc-épic  affronté  d'un  renard  de  sable,  armé  et  allumé  de  gueules. 

Les  débris  de  constructions  antiques  qu'on  a  découverts  à  Blois  semblent  bien  prouver  qu'elle  existait 
déjà  à  l'époque  romaine.  Sous  Charles  le  Chauve,  c'était  une  ville  importante  qui  revint  plus  tard  à 
Thibaud,  comte  de  Chartres,  et  enfin  à  la  maison  de  Châtillon.  Les  comtes  de  Blois  la  possédèrent 
jusqu'en  1391,  où  Guy  II  de  Châtillon  la  vendit  avec  tout  le  comté  au  duc  d'Orléans,  qui  fut  depuis 
Louis  XII.  Blois  fut  le  siège  des  États  Généraux  en  1577  et  1588,  et  eut  à  souffrir  des  guerres  de  reli- 
gion. En  1814,  lorsque  les  armées  coalisées  menaçaient  Paris,  l'impératrice  Marie-Louise  s'y  retira 
momentanément  et  y  transporta  le  siège  du  gouvernement  impérial. 

On  y  visite  encore  le  château  dans  lequel  François  I",  Henri  II  et  Charles  IX  tinrent  leur  cour;  l'évôché 
date  de  Louis  XIV.  Patrie  de  Louis  XII,  Denis  Papin  et  Augustin  Thierry. 

2  Mondoubleau.  Chef-lieu  de  canton,  1.485  habitants  (Mondoublotiers).  De  gueules  à  un  globe  ou 
monde  d'argent. 

Possède  un  château  et  les  restes  d'une  enceinte,  qui  témoignent  de  son  origine  féodale.  C'était  alors 
une  place  forte  qui  défendait  de  ce  côté  avec  Montmirail,  Saint-Calais  et  Troo,  les  frontières  de 
l'ancienne  province  du  Maine. 

3  Montoire-8ur-le-Loir  (Aureus  Mons).  Chef-lieu  de  canton,  3.860  habitants  (Montoiriens).  D'azur  et 
de  vair  à  la  bande  d'hermine  (ce  sont  les  armoiries  de  l'ancien  prieuré). 

Située  sur  la  rive  droite  du  Loir  au  pied  du  château  de  Saint-Outrille,  c'était  autrefois  une  place  forte 
dont  une  partie  des  murailles  existe  encore.  Belle  place  construite  par  le  duc  de  Tallard.  Les  voûtes 
de  l'église  Saint-Gilles  sont  décorées  de  fresques  exécutées  en  1840  par  le  peintre  Launay. 

4  Mores.  Chef-lieu  de  canton,  1.030  habitants.  D'argent  à  trois  fasces  d'azur  (ce  sont  les  armoiries  de 
l'ancien   prieuré). 

Cette  petite  bourgade  est  caractéristique  par  sa  disposition  en  carré,  entourée  de  murailles  flanquées 
d'un  bastion  à  chaque  angle. 

5  Romorantin.  Chef-lieu  de  canton,  8.000  habitants  (Romorantinois).  Écartelé  aux  1  et  4  d'azur  à  la 
salamandre  d'or  couronnée  du  même  lampasséede  gueules  sur  sa  patience  de  pourpre;  aux  2  et  3  de 
sable  à  deux  clefs  d'argent  mises  en  sautoir. 

Romorantin  semble  devoir  son  origine  à  un  château  bâti  dans  une  île  que  forme  la  Sauldre,  et  autour 
duquel  s'installa  une  population  venue  des  environs.  La  ville  fut  assiégée  en  1366  par  le  prince  de  Galles 
fils  d'Edouard  III,  roi  d'Angleterre.  Froissard  parle  de  son  artillerie,  et  c'est  la  première  fois  qu'il  est 
fait  mention  dans  l'histoire  de  France  de  l'usage  de  cette  nouvelle  arme  pour  le  siège  des  places. 
C'est  à  Romorantin  que  le  célèbre  Chancelier  de  l'Hôpital  sauva  la  France  des  excès  de  l'inquisition, 
par  l'édit  connu  sous  le  nom  d'édit  de  Romorantin.  Importantes  manufactures  de  draps. 

6  Saint-Aignan-de-Berry.  Chef-lieu  de  canton,  2.770  habitants  (Saint-Aignans).  D'or  à  une  fasce  de 
sable  chargée  d'un  rocher  d'argent. 

Était  autrefois  défendue  par  un  château  fort  dont  on  voit  encore  les  ruines,  entre  autres  une  tour  bien 
conservée  qui  porte  le  nom  d'Agar.  Saint-Aignan  doit  son  origine  à  une  maison  d'ermites  sortis  de 
l'abbaye  de  Saint-Martin-de-Tours.  C'est  en  août  1019  que  ses  habitants  dédièrent  l'église  qu'on  voit 
encore  de  nos  jours  à  saint  Aignan,  dont  la  ville  prit  le  nom.  Dans  les  environs,  carrières  de  silex  dont 
on  tirait  jadis  les  pierres  à  fusils. 

7  Savigny-Bur-Bray«.  Chef-lieu  de  canton,  2.610  habitants  (Saviniens).  D'or  à  une  plante  de  fougères 
de  sinople  chargée  au  pied  d'un  S  d'argent. 

Localité  agricole  où  l'on  pratique  aussi  l'élevage  des  chevaux  percherons.  Dans  les  environs,  restes 
de  l'ancien  château  des  Pâtis. 

8  8«llet-tur-Ch«r.  Chef-lieu  de  canton,  3.760  habitants  (Sellois).  D'azur  à  trois  selles  d'or  posées  2  et  1. 
Doit  son  origine  à  un  ermitage  fondé  au  V*  siècle  par  un  pieux  solitaire  nommé  EUSIN.  Le  roi  Chil- 
debert  s'étant  recommandé  aux  prières  de  cet  homme  et  ayant  eu  plein  succès  dans  ses  entreprises, 
crut  lui  être  redevable  en  fondant  un  monastère  qui  fut  d'abord  occupé  par  des  bénédictins,  puis  par 
des  feuillants  qui  l'habitaient  encore  en  1789.  Les  environs  de  Selles  sonttrès  agréables,  on  y  voit  encore 
un  beau  château  construit  par  Philippe  de  Béthune,  frère  de  Sully. 

9  Vanddme  (Vindcinum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  9.300  habitants  (Vendômois).  D'argent  au  chef 
de  gueules,  au  lion  d'azur  armé  et  couronné  d'or  brochant  sur  le  tout. 

Vendôme  doit  son  origine  à  un  castrum  romain.  En  1514,  c'était  le  siège  d'un  comté  qui  fut  par  la  suite 
érigé  en  duché-pairie  et  passa  aux  mains  de  César  de  Vendôme,  bâtard  de  Henri  IV.  Vers  1585,  les  réfor- 
més, puis  les  Ligueurs  s'en  emparèrent,  Henri  IV  ayant  sommé,  mais  sans  résultat,  la  ville  de  se  rendre, 
la  prit  d'assaut.  Par  son  ordre,  Vendôme  fut  démantelée  et  il  ne  reste  plus  aujourd'hui  que  des  ruines 
de  son  ancienne  forteresse.  Le  parlement  de  Paris  s'y  assembla  en  1227  pendant  la  minorité  de  saint 
Louis  et  en  1458  pour  juger  le  duc  d'Alençon,  accusé  d'avoir  voulu  livrer  la  France  aux  Anglais. 
Charles  VII  et  François  I"  l'habitèrent  pendant  quelque  temps. 
Église  de  la  Trinité  très  Intéressante. 


93 


1  ORLÉANAIS        4 

B    L    O    I    S 

LOIR-ET-CHER 


2        ORLÉANAIS        4 

MONDOUBLEAU 

LOIR-ET-CHER 


3        ORLÉANAIS        4 

MONTOIRE 

LOIR-ET-CHER 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


IR 


SANKA 


4        ORLÉANAIS        4 

M  O  R  É   E 

LOIR-ET-CHER 


5        ORLÉANAIS        4  6        ORLÉANAIS        4 

ROMORANTIN         S  T  -  A  I  G  N  A  N 


LOIR-ET-CHER 


LOIR-ET-CHER 


CAFÉ 


SANKA 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7        ORLÉANAIS        4 

SAVIGNY-SUR-BRAYE 

LOIR-ET-CHER 


8        ORLÉANAIS        4 

SELLESSUR-CHER 

LOIR-ET-CHER 


9        ORLÉANAIS        4 

VENDÔME 

LOIR-ET-CHER 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


LOIR-ET-CHER 


TU  TE  LÈVES,  BOIS  SANKA  ET  TU  SORS  .  .  .  BOIS  SANKA,  TU  TE  COUCHES  ET  TU  DORS 


94 


Description  des  Blasons  N°»  10  à  18 

LOIRET 

10  Beaugancy.  Chef-lieu  de  canton,  3.290  habitants  (Balgencéens).  Fascé  d'or  et  d'azur  de  six  pièces, 
semé  de  fleurs  de  lis  de  l'un  en  l'autre. 

C'est  sous  le  nom  de  BALGENTI  CASTRUM  qu'il  est  fait  mention  de  la  ville  pour  la  première  fois  en 
1022.  Elle  eut  à  souffrir  des  invasions  normandes  et  plus  tard  anglo-saxonnes,  auxquels  le  duc  d'Alen- 
çon  et  Jeanne  d'Arc  l'enlevèrent  en  1429.  En  1562,  la  ville  tomba  aux  mains  des  protestants,  aussi  la 
Saint-Barthélémy  fut-elle  particulièrement  rude.  Beaugency  fut  toujours  fidèle  à  Henri  III  et  à  Henri  IV, 
qui  y  transportèrent  momentanément  l'université  d'Orléans. 
Intéressante  tour  et  Hôtel  de  Ville. 

11  Courtenay  (Cortiniacum).  Chef-lieu  de  canton,  2.660  habitants  (Courtenais).  D'or  à  trois  tourteaux 
de  gueules. 

Possède  un  ancien  château  qui  fut  le  berceau  de  la  famille  de  Courtenay,  dont  un  des  ancêtres  était 
fils  de  Louis-le-Gros. 

12  Ferrières  (Ferrariae).  Chef-lieu  de  canton,  1.350  habitants  (Ferrièrois).  D'azur  à  la  lettre  capitale  F 
d'argent  couronnée  d'or. 

Doit  son  origine  à  une  des  plus  anciennesabbayes  du  pays  érigée  sous  le  nom  de  BETHLÉEM.  Entourée 
de  murailles,  elle  fut  ruinée  par  Théodoric,  roi  d'Orléans,  puis  par  Clotaire  en  l'an  607  ;  Dagobert  II 
fit  rétablir  Ferrières  qui  fut  encore  dévastée  en  1426  par  les  Anglais.  Le  prince  de  Condé  prit  la  ville 
d'assaut  le  13  février  1568.  L'abbaye  de  Ferrières  possédait  une  école  qui  a  été  longtemps  célèbre  et 
quifuttrès  prospère,  notamment  au  VIII*  et  au  IX*  siècles.  L'église,  bien  conservée  est  très  intéressante. 

13^Gien.  Chef-lieu  de  canton,  8.195  habitants  (Giennois).  D'azur  au  chef  de  gueules,  au  château  d'argent 
couvert  et  en  croupe,  accompagné  de  deux  tours  couvertes  du  môme  brochant  sur  le  tout. 
Il  semble  bien  que  cette  ville  occupe  l'emplacement  de  l'antique  GENABUM  des  commentaires  de 
César.  Au  VIII*  siècle,  Charlemagne  y  fit  construire  le  château  qui  fut  plusieurs  fois  remanié,  et  dans 
lequel  Jeanne  d'Arc  détermina  Charles  VII  à  marcher  sur  Reims  pour  s'y  faire  sacrer  roi  de  France. 
En  1494,  Anne  de  France,  fille  de  Louis  XI,  régente  du  Royaume  pendant  la  minorité  de  Charles  VIII, 
fit  réparer  et  agrandir  le  château,  ainsi  que  l'enceinte  de  la  ville.  François  I*'  l'habita  en  1523  et  Louis  XIV 
y  fit  un  assez  long  séjour  avec  toute  sa  cour  en  1652. 

14  Jargeau  (Gergolium).  Chef-lieu  de  canton,  1.915  habitants  (Jargeaulois).  D'argent  à  trois  annelets 
de  gueules  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

C'était  autrefois  une  ville  forte  qui  fut  assiégée  par  le  comte  de  Salisbury  en  1428.  Les  rois  de  France  y 
eurent  une  résidence  au  cours  du  IX*  siècle. 

15  Lorris  (Loriacum).  Chef-lieu  de  canton,  1.965  habitants  (Lorrissois).  D'azur  à  la  lettre  capitale  L  cou- 
ronnée d'or,  accompagnée  de  trois  fleurs  de  lis  du  même  et  surmontée  d'un  lambel  d'argent  de  trois 
pendants  en  chef. 

Possédait  jadis  un  château  qui  fut  la  résidence  de  plusieurs  rois  de  France  et  notamment  de  Phi- 
lippe !•'  au  XI*  siècle,  puis  plus  tard  de  Philippe-Auguste.  Au  XIV*  siècle,  les  rois  de  France  cessèrent 
de  résider  à  Lorris  et  la  ville  perdit  beaucoup  de  son  importance.  La  chronique  a  consacré  sous  le 
nom  de  Paix  de  Lorris  le  traité  conclu  en  cette  ville  entre  saint  Louis  et  Raimond,  comte  de  Toulouse. 
Les  coutumes  de  Lorris  régirent  pendant  longtemps  une  grande  partie  de  la  France.  En  1187  un  incendie 
détruisit  une  grande  partie  de  la  ville. 

16  Montargis  (Senonum  Mons  Argisus).  Chef-lieu  d'arrondissement,  12.565  habitants  (Montargeois). 
D'azur  à  la  lettre  capitale  M  couronnée  d'or  accompagnée  de  trois  fleurs  de  lis  d'or,  celle  de  la  pointe 
accostée  de  la  lettre  L  d'or  à  dextre  et  de  la  lettre  F  du  même  à  senestre. 

Cette  ville  était  autrefois  célèbre  par  son  château,  construit  par  Charles  V  sur  l'emplacement  d'une 
tour  élevée  par  Clovis.  Les  Anglais  tentèrent  de  s'en  emparer  ainsi  que  de  la  ville  en  1427,  mais  les 
habitants  provoquèrent  une  inondation  qui  contraignit  les  assaillants  à  lever  le  siège.  En  1431,  les 
Anglais  s'en  emparèrent,  mais  durent  l'abandonner  définitivement  l'année  suivante.  Montargis  fut 
prise  par  le  duc  de  Bourbon  en  1585. 

17  Orléans.  Chef-lieu  du  département,  71.600  habitants  (Orléanais).  De  gueules  à  trois  cœurs  de  lis  d'ar- 
gent, au  chef  d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d  or. 

L'appellation  de  la  ville  lui  vient  d'AURELIANIS,  d'après  l'empereur  Aurélien  à  l'époque  romaine. 
A  la  chute  de  l'empire  romain,  Clovis  s'empara  d'Orléans.  En  1428,  les  Anglais  vinrent  assiéger  la 
ville  :  c'est  alors  qu'intervint  Jeanne  d'Arc  dont  le  prestige  sur  les  troupes  de  Charles  VII,  détermina 
la  défaite  des  assaillants.  Orléans  prit  une  certaine  extension  sous  Louis  XI  et  Louis  XII.  En  1562  la 
ville  fut  prise  par  le  prince  de  Condé  ;  ce  fut  le  début  des  troubles  de  la  Réforme.  Elle  dut  aussi  son 
importance  aux  nombreux  conciles  qui  s'y  tinrent  et  ayant  trait  à  la  discipline  ecclésiastique.  L'évôché 
d'Orléans,  fondé  au  III*  siècle,  fut  démembré  en  1623  de  l'archevêché  de  Sens. 
Possède  de  très  beaux  édifices,  notamment  la  cathédrale  érigée  sous  le  nom  de  Sainte-Croix  et  dont 
les  fondements  furent  jetés  par  l'évoque  saint  Euverte  et  l'Hôtel-de-Ville  commencé  sous  Charles  VIII, 
et  achevé  sous  Louis  XII,  en  1498. 

18  Pithiviors  (Pitivericum).  Chef-lieu  de  canton,  5.995  habitants  (Pithivériens).  D'azur  à  trois  chardons 
ci'or  tiaés  et  feuilles  du  môme,  posés  deux  en  chef  et  un  en  pointe  au  chef  de  gueules  chargé  d'une 
fleur  de  lis  d'or. 

Appelée  aussi  PIVIERS  et  autrefois  PLUVIERS,  était  connue  avant  le  X*  siècle.  Vers  990,  Aloise  de 
Cnampagne  y  fit  construire  un  château  quadranoulaire  flanqué  au  sud-est  d'une  tour  très  élevée 
dont  on  voit  encore  d'assez  beaux  restes.  En  1058  Henri  I*'  prit  la  ville  et  le  château  qui  furent  incen- 
diés. Les  Anglais  essayèrent,  mais  vainement,  de  la  prendre  en  1350  ;  ils  s'en  emparèrent  cependant 
en  1428,  puis  plus  tard  le  prince  de  Condé  en  15C2  et  1567  Henri  IV  en  fit  démanteler  les  fortifications 
en  1589. 


95 


10       ORLÉANAIS     S4 

BEAUGENCY 


11       ORLÉANAIS     S4 

COURTENAY 


12       ORLÉANAIS      S4 

FERRIÈRES 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


13       ORLÉANAIS     S4      \       14       ORLÉANAIS     S4 

GIEIN  JARGEAU 


15       ORLÉANAIS     S4 

L  O  R  R  I  S 

LOIRET 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


16      ORLÉANAIS     S4 

MONTARGIS 


17       ORLÉANAIS     S4 

ORLÉANS 


18       ORLÉANAIS     S4 

PITHIVIERS 


V 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


LOIRET 


LE  CAFÉ   SANKA   EST  LIBÉRÉ    DE   LA  CAFÉINE    ET    N'EMPÊCHE   PAS    DE   DORMIR 


06 


Description  des  Blasons  N°*  19  à  27 

EURE-ET-LOIR 

19  Authon.  Chef-lieu  de  canton,  1.220  habitants  (Authonniers).  D'azur  à  trois  fasces  d'or. 
Cette  bourgade  doit  son  importance  à  son  commerce  de  bestiaux  et  ses  foires. 

20  Bonneval  (Bonavallis).  Chef-lieu  de  canton,  3.620  habitants  (Bonnevalais).  D'azur  au  lion  sur  une  ter- 
rasse de  sinople,  tenant  dans  sa  patte  dextre  une  hache  d'armes,  le  tout  d'or,  et  supportant  de  sa 
patte  senestre  un  écu  de  France. 

Bonneval  était  autrefois  une  place  importante  par  sa  position  qu'Henri  V,  roi  d'Angleterre,  fit  détruire 
presque  complètement  lorsqu'il  assiégeait  Orléans.  Elle  a  été  rebâtie  par  les  successeurs  de 
Charles  VII.  On  y  voit  encore  les  bâtiments  d'une  abbaye  de  saint  Benoît,  fondée  par  Charles  le  Chauve 
en  841.  Avant  la  Révolution,  Bonneval  relevait  immédiatement  de  la  couronne,  et  avait  été  donné  en 
apanage  à  plusieurs  ducs  d'Orléans.  Non  loin  de  la  ville,  château  des  Coudreaux,  ancienne  habitation 
du  Maréchal  Ney,  datant  du  XVIII*  siècle. 

21  Chàteaudun.  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.530  habitants  (Dunois).  De  gueules  à  trois  croissants 
d'argent  posés  2  et  1,  au  chef  d'azur  chargé  d'une  croix  de  la  Légion  d'honneur. 

L'ancienne  appellation  de  CASTRODUNUM  atteste  bien  que  cette  ville  fut  fondée  à  l'époque  romaine. 
Elle  n'était  alors  qu'une  place  forte  que  Sigebert,  roi  d'Austrasie,  éleva  en  570  au  rang  de  ville  épis- 
copale.  Chàteaudun  devint  vers  la  fin  du  IX"  siècle  une  ville  féodale  et  la  capitale  du  Dunois.  Elle  eut  à 
souffrir  de  plusieurs  incendies,  notamment  en  1590  par  les  Ligueurs,  en  1723  et  en  1870.  On  y  visite 
encore  le  remarquable  édifice  qu'est  le  château  (966-978),  qui  donna  naissance  à  la  ville  et  qui  fut 
remanié  à  plusieurs  reprises.  En  1464  y  fut  ajoutée  la  chapelle.  Chàteaudun  possède  une  belle  église 
de  la  Madeleine,  aux  belles  arcatures  romaines  qui  dépendait,  avant  la  Révolution,  d'une  abbaye 
augustine,  fondée  au  VI'  siècle. 

22  Chartres.  Chef-lieu  du  département,  23.630  habitants  (Chartrains).  De  gueules  à  trois  besants  d'argent 
chargé  chacun  d'une  inscription  de  sable  ;  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 
L'antique  AUTRICUM,  capitale  des  Carmites  et  centre  du  druidisme  en  Gaule,  n'a  guère  d'autre  his- 
toire que  celle  de  sa  cathédrale  et  de  son  pèlerinage.  Les  évêques  y  exercèrent  au  Moyen  âge  l'autorité 
temporelle,  bien  que  Chartres  fût  le  centre  d'un  comté  important,  constitué  dès  le  commencement 
du  X«  siècle,  érigé  en  duché  en  1528  et  qui,  après  avoir  été  par  deux  fois  réuni  à  la  couronne  fut  jointe 
par  Louis  XIII  à  l'apanage  des  comtes  d'Orléans.  Parmi  les  sièges  soutenus  par  les  Chartrains,  on  cite 
particulièrement  celui  de  1568  durant  lequel  ils  résistèrent  victorieusement  aux  huguenots,  et  celui 
de  1591  qui  aboutit  à  la  prise  de  la  ville  par  Henri  IV  qui  vint  après  son  abjuration  se  faire  sacrer  dans 
la  cathédrale  en  1594.  Outre  la  cathédrale  qui  est  un  lieu  de  pèlerinage  fréquenté,  il  faut  citer  l'Hôtel 
de  Ville  du  XVII*  siècle  et  quelques  anciennes  demeures  patriciennes. 

23  Dreux  (Druldum  Civitas).  Chef-lieu  de  canton,  2.500  habitants.  Échiqueté  d'or  et  d'azur  de  cinq  tires 
à  la  bordure  de  gueules. 

C'est  une  des  plus  anciennes  villes  de  France,  qui  fut  à  l'époque  gauloise,  la  capitale  d'un  peuple 
appelé  Durocasses.  En  1031,  il  existait  un  comté  de  Dreux.  Les  Anglais  qui  s'en  emparèrent  en  1188 
l'incendièrent.  C'est  non  loin  de  la  ville  que  catholiques  et  calvinistes  se  livrèrent  en  1562  l'une  des 
batailles  les  plus  acharnées  de  cette  période  de  guerres  civiles.  En  1593,  Henri  IV  prit  Dreux  d'assaut, 
mais  ses  murailles  ne  furent  pas  relevées,  et  dès  lors  la  ville  perdit  son  importance  politique.  C'est  sur 
l'emplacement  de  l'ancienne  forteresse  des  comtes  de  Dreux  que  Louis-Philippe  fit  construire  une 
chapelle,  destinée  à  renfermer  les  sépultures  des  membres  de  la  famille  d'Orléans. 

24  Janville.  Chef-lieu  de  canton,  1.175  habitants  (Janvillois).  D'azur  à  une  tour  crénelée  d'argent, 
maçonnée  de  sable,  sommée  d'une  tourelle  du  môme  sans  créneaux,  accompagnée  en  chef  de  deux 
gerbes  d'or. 

Cette  petite  ville  était  jadis  défendue  par  un  mur  d'enceinte  flanqué  d'une  tour  énorme,  dont  il  ne  reste 
plus  que  la  base.  Les  rois  de  France  y  avaient  un  palais  au  XII*  siècle.  Janville  fut  assiégée  en  1428  par 
les  Anglais  ;  la  place  offrit  alors  de  capituler  ;  mais  les  termes  de  cette  capitulation  n  ayant  pas  été 
acceptés,  la  ville  fut  prise  d'assaut  et  tous  les  habitants  massacrés. 

25  La  Bazoche-Gouet.  Commune,  1.870  habitants  (Bazochais).  De  sinople  à  trois  fasces  d'or,  qui  est  le 
blason  de  l'ancien  prieuré. 

C'est  la  patrie  de  Jacques  l'Enfant,  prédicateur  du  roi  de  Prusse,  de  l'Académie  de  Berlin,  mort  en 

1728. 

26  Nogent-le-Rotrou  (Novigentum-Rotrudum).  Chef-lieu  de  canton,  7.220  habitants  (Nogentais).  D'azur 
au  lion  rampant  d'argent  accompagné  de  part  et  d'autre  de  deux  fleurs  de  lis  d'or. 

On  prétend  que  Nogent  était  anciennement  bâti  sur  une  montagne  voisine  nommée  Nogent-le-Châtel, 
détruit  par  les  Normands  et  que  Rotrou  1"  fit  réédifier.  La  ville  fut  souvent  assiégée  par  les  Anglais 
au  cours  du  XV*  siècle  (1428).  On  attribue  la  construction  du  château  tel  qu'il  se  présente  actuellement 
à  Geoffroi  I",  fils  de  Rotrou,  en  1030  ;  élevé  sur  les  débris  d'un  ancien  camp  romain  qu'il  nomma 
château  Saint-Jean,  nom  qu'il  a  conservé  depuis. 

On  a  voulu  plusieurs  fois  changer  le  nom  de  la  ville.  Henri  I",  comte  deCondé,  obtint  des  lettres  d'érec- 
tion en  duché-pairie  sous  le  nom  d'Enghien-le-Français  ou  plus  tard,  en  1632,  sous  le  titre  de  Nogent- 
le-Béthune,  mais  le  public  a  constamment  refusé  d  adopter  ces  dénominations. 

27  Thiron-Gardaia.  Chef-lieu  de  canton,  490  habitants  (Thironais).  Tiercé  en  fasce  d'argent,  d'or  et  de 
vair  (c'étaient  les  armoiries  de  l'ancienne  communauté  religieuse  de  Bénédictines). 

Bourgade  agricole.  Fabrique  de  draperies. 


97 


19       ORLÉANAIS     S4 

A  UTHON 

EURE-ET-LOIR 


20  ORLÉANAIS  S4     2  1   ORLÉANAIS  S4 

BONNEVAL        CHATEAUDUN 


EURE-ET-LOIR 


EURE-ET-LOIR 


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CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


22  ORLÉANAIS  S4     23  ORLÉANAIS  S4     24  ORLÉANAIS  S4 

CHARTRES         DREUX        JANVILLE 

EURE-ET-LOIR  EURE-ET-LOIR  EURE-ET-LOIR 


•l!lJ^I 


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CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


25     ORLÉANAIS     S4 

LA  BAZOCHE-GOUET 

EURE-ET-LOIR 


26     ORLÉANAIS     S4 

NOGENT-LE-ROTROU 

EURE-ET-LOIR 


27     ORLÉANAIS     S4 

THIRON-GARDAIS 

EURE-ET-LOIR 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 

I 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


EURE-ET-LOIR 


LE  CAFÉ  SANKA,  SANS  CAFÉINE,   SAUVE  VOTRE  COEUR,  LE  PREMIER  DÉCAFÉINÉ  FRANÇAIS 


99 


•   POITOU 


CAFÉ 


SANKA 


POITOU 

0e^m/i&m  d/ushrïgmdii/dhsan 

De  gueules  à  cinq  tours  d'or  en  sautoir. 

Le  Poitou  suivit  d'abord  le  sort  de  la  Guyen  ne  et  passa  aux  rois  d'Angle* 

terre,  par  le  nnariage  d'Eléonore  avec  Henri  !•',  duc  de  Normandie  et  roi 

d'Angleterre. 

Saint  Louis  le  donna  à  Alphonse,  comte  de  Poitiers,  son  frère  ;  Charles  V, 

aussi  à  son  frère,  le  duc  de  Berry,  et  Charles  VI,  à  Jean  son  fils,  mort  sans 

postérité.  Le  Poitou  revint  ensuite  à  la  couronne  de  France. 

NOTES  HISTORIQUES  ET   GÉOGRAPHIQUES  SUR  LE  POITOU 

Cette  province,  l'un  des  33  gouvernements  de  l'ancienne  France,  est  bornée 
au  nord  par  la  Bretagne  et  l'Anjou,  au  nord-ouest  par  la  Touraine,  à  l'est 
par  le  Berry  et  la  Marche^,  à  l'ouest  par  l'Océan  Atlantique,  au  sud  par  la 
Saintonge,  l'Angoumoîs  et  l'Aunis.  L'île  de  Noirmoutier  en  fait  partie. 


iEDITIOnÇP  SANKA: 


101 


La  capitale  du  Poitou  est  Poitiers. 

Au  Moyen  âge  trois  rencontres  importantes  eurent  lieu  dans  cette  région  où  passèrent  tant  d'armées 
entre  l'Aquitaine  et  le  Bassin  de  Paris  :  A  Veuille,  celle  des  Wisigoths  avec  Clovis,  en  507  ;  celle  de  Charles 
Martel  avec  les  Arabes  (732)  ;  celle  des  Français  avec  les  Anglais  en  1356.  Quand  Charlemagne  mourut, 
les  comtes  de  Poitou  qui  gouvernaient  le  pays  augmentèrent  leur  autorité  jusqu'à  l'Espagne,  lis  étaient 
si  puissants  à  ce  moment  qu'ils  pouvaient  aider  les  rois  Français  contre  leurs  grands  vassaux,  lis  aimaient 
la  guerre.  Le  divorce  de  Louis  VII,  séparant  le  Poitou  de  la  France,  en  fit  un  apanage  pour  les  princes  de 
l'Angleterre.  En  1184,  Richard  Cœur  de  Lion  le  reçut  de  son  père  et  fut  sacré  roi  d'Angleterre  en  1190. 
Puis  le  Poitou  passa  aux  mains  d'Otton  de  Saxe,  futur  empereur  d'Allemagne.  Eléonore,  reine  de  Poitou 
et  d'Aquitaine,  dirigea  ses  immenses  biens,  seulement  aidée  de  Jean  sans  Terre.  Le  Poitou  fut  réuni 
un  instant  au  royaume  de  France  par  Philippe-Auguste.  Philippe  le  Hardi  le  gouverna  ensuite,  après 
qu'il  eût  été  entre  les  mains  du  frère  de  Saint  Louis.  Erigé  en  pairie  pour  Philippe  le  Long,  il  fut  réuni 
à  la  couronne  en  1316.  Duguesclin  l'arracha  aux  Anglais  en  1371.  Il  avait  passé  sous  leur  domination  en 
1360.  Enfin  après  l'intervention  héroïque  de  Sainte  Jeanne  d'Arc,  en  1436,  il  entre  définitivement  dans 
les  biens  royaux.  Les  guerres  de  religion  le  troublèrent  ensuite.  La  bataille  de  Moncontour  le  ruina  et  la 
révocation  de  l'Edit  de  Nantes  nuisit  gravement  aux  villes  protestantes,  Niort  et  Saint-Maixent.  Enfin  les 
guerres  de  Vendée  contiennent  pour  lui  encore  bien  des  pages  sanglantes,  en  1814,  en  1830  et  en  1832. 
C'est  en  1790  qu'il  fut  divisé  en  trois  départements  :  Vendée,  Deux-Sèvres  et  Vienne. 
Les  habitants  sont  les  Poitevins. 

Comme  villes  principales,  citons  : 

Poitiers  (38.518  habitants),  où  Charles  Martel  vainquit  glorieusement  Abderrahmam  et  délivra  définitive- 
ment la  Gaule  des  Musulmans.  Elle  fut  reprise  aux  Anglais,  par  Duguesclin,  en  1372.  C'est  dans  ses  murs 
que  fut  proclamé  roi  Charles  VIII.  Les  catholiques  et  les  protestants  s'y  battirent  furieusement  en  1562 
et  Coligny  en  fit  le  siège.  Avant  1793  elle  était  une  des  villes  renfermant  le  plus  d'églises.  Sa  cathédrale 
est  un  magnifique  monument  gothique. 

Châteiierault,  doit  son  nom  à  son  fondateur,  Hérault  (Castel-Hérault)  qui  fit  élever  un  château  sur 
l'emplacement  qu'elle  occupe.  Située  sur  la  rive  droite  de  la  Vienne,  dans  une  position  riante,  le  pays 
qui  l'entoure  est  fertile. 

Loudun,  tristement  connue  par  le  supplice  d'Urbain  Grandier,  brûlé  vif,  accusé  de  sorcellerie,  au 
XVII*  siècle. 

Niort,  eut  beaucoup  à  souffrir  pendant  la  guerre  de  Cent  Ans  et  les  guerres  de  religion.  Elle  a  de  belles 
églises  et  un  ancien  château.  Auprès,  Saint-Maixent  est  connue  par  son  école  militaire  d'infanterie. 

La  Roche-sur-Yon,  la  guerre  de  Vendée  place  aux  alentours  quelques-uns  de  ses  principaux  combats. 

Fontenay,  remarquable  par  une  église  dont  la  flèche  gothique  s'élance  à  79  mètres  vers  le  ciel.  «  Terre 
Neuve  »  est  une  maison  ancienne  de  toute  beauté,  à  l'extérieur  comme  à  l'intérieur. 
L'archéologie  de  cette  province  est  représentée  par  de  nombreux  monuments  druidiques,  le  temple 
de  Montmorillon,  d'âge  discuté,  l'église  Saint-Jean  et  les  prisons  de  Parthenay,  la  tour  de  Bressuire. 

L'Ile  de  Noirmoutier,  très  pittoresque,  possède  les  ruines  de  la  fameuse  abbaye  de  ce  nom.  Le  général 
Vendéen  d'EIbée  y  fut  fait  prisonnier  et  fusillé.  Elle  tient  à  la  terre  par  le  passage  du  Gua,  praticable 
seulement  à  marée  basse.  A  30  kilomètres  émerge  l'île  d'Yeu,  hérissée  des  ruines  fort  curieuses  d'un 
fort.  Près  de  Saint-Maixent  citons  le  Rû  du  Puits  d'Enfer.  En  général,  toutes  les  vallées  des  rivières  de 
cette  région  sont  pittoresques,  riantes  et  gracieuses. 

Le  Poitou  est  arrosé  par  la  Vienne,  la  Sèvre-Nantaise,  la  Charente  et  la  Vendée. 

On  y  pêche  fructueusement  la  sardine,  mais  c'est  surtout  l'agriculture  qui  fait  la  prospérité  du  pays, 
dans  le  lin,  le  chanvre,  les  céréales  et  les  légumes,  l'élevage  d'excellents  mulets,  chevaux  et  bœufs. 
La  peausserie,  les  gants,  la  coutellerie  (qui  fait  la  réputation  de  Châteiierault),  la  fabrication  des  armes, 
des  fromages  de  chèvre  (chabichoux),  des  toiles,  du  sucre,  les  tanneries,  les  corderies,  les  papeteries, 
les  chapelleries  alimentent  son  commerce  et  son  industrie.  Quelques  centres  houilliers  complètent  la 
diversité  de  ses  productions. 

Le  Poitou  est  la  patrie  de  Diane  de  Poitiers,  de  Françoise  d'Aubigné,  de  Mme  de  Maintenon,  du  Marquis 
de  Ferrière,  du  Général  Denfert-Rochereau,  de  Clemenceau.  Rabelais  y  prit  le  froc  à  Fontenay. 


102 


Description  des  Blasons  N°*  1  à  9 

VENDÉE 

1  Aiienay.  Commune,  3.930  habitants  (Aizenaiens).  D'azur  à  une  barre  gironnée  d'argent  et  de 
sinople.  (C'étaient  les  armoiries  de  l'ancien  prieur*^). 

Le  28  mai  1815,  le  général  Travot  surprit  les  Vendéens  à  Aizenay,  et  s'empara  de  ce  bourg. 

2  Challans.  Chef-lieu  de  canton,  5.610  habitants  (Challardais).  D'azur  au  chaland  d'or,  équipé  d'argent 
adextré  en  chef  d'une  étoile  d'or  et  senestré  d'une  Tour  du  même. 

C'est  un  gros  bourg  agricole  tirant  son  importance  ou  commerce  de  bestiaux. 

3  Fontanay-la-Comta  (Fontenatum  Comitis).  Chef-iieu  d'arrondissement,  9.425  habitants  (Fonte- 
naislens).  D'azur  à  la  fontaine  d'argent,  maçonnée  de  sable. 

Ancienne  ville  fortifiée  et  protégée  par  un  château  fondé  par  les  comtes  de  Poitiers  et  dont  il  ne  reste 
plus  que  quelques  vestiges.  En  1568  Pluviant,  chef  d'un  parti  de  protestants  la  prit.  Le  dernier  siège 
qu'elle  eut  à  soutenir  fut  celui  de  1587  commandé  par  Henri  IV  en  personne.  Le  24  mai  1793  une  colonne 
de  l'armée  républicaine  fut  défaite  sous  les  murs  de  Fontenay,  accablée  par  toutes  les  forces  de  l'armée 
vendéenne,  commandée  par  Bonchamp  et  La  Rochejaquel.n.  Pendant  la  Révolution  cette  ville  porta 
le  nom  de  Fontenay-le-Peuple. 

Parmi  les  édifices  les  plus  intéressants,  il  faut  citer  l'hôtel  que  Louis  lil  delaTrémouille,  ducdeThouars 
fit  construire  en  1563,  l'hôpital  et  l'église  Notre-Dame. 

4  Jard.  Commune,  1.060  habitants  (Jardois).  D'or  i-  une  croix  ondée  d'argent  et  de  gueules.  (Ce  sont  les 
armoiries  de  l'ancien  prieuré.) 

Village  agricole,  marchés. 

5  Luçon  (Lucionum).  Chef-lieu  de  canton,  6.460  habitants  (Luçonnais).  De  gueules  au  brochet  d'or 
posé  en  pal. 

Luçon  doit  son  origine  à  un  très  ancien  monastère  fondé  par  saint  Philibert,  ruiné  par  les  Normands 
et  rebâti  par  Eble,  evêque  de  Limoges.  La  ville  proprement  dite  fut  construite  à  partir  de  1091  et  l'eglise 
dédiée  en  1121.  Le  pape  Jean  XXliérigea  cet  abbaye  en  évêché  par  une  bulle  du  13  août  1317.  Luçon 
fut  dévastée  et  plusieurs  fois  reprise  au  cours  des  guerres  religieuses  du  XVI»  siècle,  notamment  en 
1568.  Le  cardinal  de  Richelieu  fut  nommé  évêque  de  Luçon  en  1606.  Le  28  juin  1793,  un  combat  sanpiant 
eut  lieu  sous  les  murs  de  Luçon  entre  les  Républicains  et  les  Vendéens  ;  ces  derniers  furent  mis  en 
déroute. 

6  Rochesarvière.  Chef-lieu  de  canton,  1.620  habitants  (Rocheservièrois).  De  sable  à  une  croix  partie 
d'or  et  de  gueules.  (Ce  sont  les  armoiries  de  l'ancien  prieuré.) 

C'est  non  loin  de  cette  localité  que  le  général  Lamarque  défit  les  Vendéens  le  20  juin  1815.  Fontaines 
ferrugineuses  au  Bois-de-la-Touche. 

7  La  Rocha-sur-Yon,  ci-devant  NAPOLÉON-VILLE,  puis  BOURBON-VENDÉE.  Chef -lieu  du  département, 
15.540  habitants  (Rochois).  De  gueules  à  une  ville  d'argent  plantée  sur  un  rocher  de  sinople,  accom- 
pagnée en  chef  d'une  foi  d'or  ;  au  franc-canton  d'azur  chargé  d'une  étoile  d'or  (ces  armes  datent  du 
second  Empire). 

Cette  ville  occupe  l'emplacement  de  l'antique  château  de  la  Roche-sur-Yon  dont  la  construction  est 
antérieure  aux  croisades.  Vers  le  milieu  du  XI V*  siècle,  ce  château  appartenait  à  Louis  II,  comte  d'Anjou; 
il  passa  successivement  aux  mains  d'Olivier  de  Clisson  (1373).  delaTrémouille,  pour  revenir  aux  Bour- 
bons qui  l'érigèrent  en  principauté.  La  Roche-sur-Yon  souffrit  beaucoup  des  guerres  de  religion  et  son 
château  fut  totalement  démantelé.  En  1793,  les  républicains  achevèrent  de  le  renverser.  En  1805, 
l'emplacement  fut  choisi  par  Napoléon  pour  devenir  le  chef-lieu  delà  Vendée;  il  consacra  à  cet  effet 
3  millions;  c'est  alors  qu'elle  prit  le  nom  de  Napoléon-Ville  qu'elle  conserva  jusqu'en  1824,  où  un  décret 
du  comte  d'Artois  lui  infligea  le  nom  de  Bourbon-Vendée,  appellation  qui  disparut  avec  la  monarchie. 
Intéressante  église  paroissiale  et  vaste  caserne. 

8  Las  Sablaa-d'Olonna  (Arenae  Aulonenses).  Chef-lieu  d'arrondissement,  13.625  habitants  (Sablais). 
De  sable  à  un  vaisseau  équipé  voguant  sur  une  mer,  surmonté  d'une  vierge  couronnée  et  tenant 
un  sceptre  dans  sa  main  dextre  étendue,  paraissant  dans  un  nuage. 

Cette  ville  dont  on  attribue  la  fondation  à  une  colonie  de  Basques  ou  d'Espagnols  est  d'origine  relati- 
vement récente.  On  sait  cependant  qu'elle  fut  assiégée  et  prise  par  les  calvinistes  en  1570.  Son  port, 
qui  a  perdu  presque  toute  son  importance  a  rendu  de  1793  à  1814,  de  grands  services  à  la  marine.  La 
ville  est  actuellement  connue  comme  station  balnéaire. 

9  Talmont.  Chef-lieu  de  canton,  1.165  habitants  (Talmondais).  De  sinople  à  une  croix  nattée  d'argent 
accompagnée  en  chef  de  deux  montagnes  du  même.  (Ce  sont  les  armoiries  de  l'ancienne  abbaya.) 


103 


1  POITOU  4  2  POITOU  4  3  POITOU  4 

AIZENAY         CHALLANS         FONTENAY- LE  COMTE 

VENDEE  VENDEE  VENDÉE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


4  POITOU  4  5  POITOU  4  6  POITOU  4 

JARD  L    U    Ç    O    N         ROCHESERVIÈRE 

VENDÉE  VENDÉE  VENDÉE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


7  POITOU  4  8  POITOU  4 

LA-ROCHE-SUR- YON         LES-SABLES-DOLONNE 


9  POITOU  4 

TALMONT 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


VENDEE 


SANKA    EST    LE    PREMIER     CAFÉ     FRANÇAIS     QUI    A    ÉTÉ    DÉCAFÉINÉ      A    98% 


104 


Description  des  Blasons  N°»  10  à  18 

DEUX-SÈVRES 

10  Argenton-l«-ChÂteau  (Argentomagus  Pictonum).  Chef-lieu  de  canton.  990  habitants  (Argentonnais). 
D'azur  à  un  nnassacre  de  cheval  d'argent  à  un  chef  de  sable. 

S'appela  pendant  la  Révolution  ARGENTON-LE-PEUPLE.  On  en  fait  remonter  l'origine  bien  avant 
1400,  époque  à  peu  près  certaine  de  son  érection  en  baronnie.  On  y  remarquait  avant  1789  un  château 
qui  a  été  entièrement  détruit  ainsi  qu'une  partie  de  la  ville  au  cours  des  guerres  de  Vendée. 

11  Brassuir*  (Bercorium).  Chef-lieu  de  canton,  5.090  habitants  (Bressuirais).  D'argent  à  l'aigle  éployée 
de  sable. 

C'était  une  ville  très  importante  en  1371,  époque  où  les  Anglais  en  étaient  les  maîtres.  Duguesclin 
l'assiégea  vers  1380.  Bressuire  perdit  toute  son  importance  par  les  guerres  religieuses,  et  fut  complè- 
tement ruinée  au  cours  des  guerres  de  Vendée. 
Belle  église  construite  en  granit  et  surmontée  d'une  tour  de  56  mètres. 

12  La  Mothe-Sainte-Héraye.  Chef-lieu  de  canton,  1.955  habitants  (Mothais).  De  sinople  à  une  croix 
clfchée  d'argent.  Ce  sont  les  armoiries  de  l'ancienne  communauté  religieuse  en  1694. 

Ce  bourg  fut  fondé  par  saint  Héraye,  ministre  du  roi  Théodebert.  On  y  voit  un  des  plus  beaux  châteaux 
du  département  dont  le  corps  principal  semble  remonter  à  Henri  II  et  qui  fut  sous  l'Empire  la  rési- 
dence de  Murât,  qui  l'habitait  souvent. 

13  Menigoute.  Chef-lieu  de  canton,  910  habitants.  D'azur  à  l'agneau  pascal  passant  d'argent.  Ce  sont 
les  armoiries  du  chapitre. 

On  voit  encore  les  ruines  de  l'abbaye  des  Châtelliers  fondée  vers  1110  par  saint  Giraud  de  Salles,  et 
une  église  ruinée  dont  la  nef  est  de  1156  et  le  chœur  de  1277.  Petite  église  paroissiale,  autrefois  collé- 
giale, fondée  en  1328. 

14  Niort  (Niortum).  Chef-lieu  du  département,  25.720  habitants  (Niortais).  D'azur  semé  de  fleurs  de  lis 
d'or,  à  une  tour  d'argent  brochant  sur  le  tout,  crénelée,  maçonnée  et  ajourée  de  sable,  posée  sur  une 
mer  d'argent. 

Il  semble  que  la  ville  ait  été  considérable  dès  les  premiers  siècles,  puisqu'elle  est  la  cinquième  ville 
de  France  qui  eut  primitivement  une  municipalité.  Elle  donnait  le  nom  de  PAGUS  NIORTENSIS  à  une 
division  territoriale  de  la  province  du  Poitou.  Les  rois  de  France  avaient  un  palais  à  Niort  au  Xll*  siècle. 
En  1104,  le  château  et  le  fort  Foucault  construits  pour  arrêter  les  incursions  normandes,  furent  brûlés 
mais  reconstruits  en  1158  par  les  soins  d'Henri  II,  roi  d'Angleterre.  Niort  a  été  assiégée  plusieurs  fois. 
En  1360,  la  ville  fut  cédée  aux  Anglais  en  exécution  du  traité  de  Brétigny,  mais  fut  reprise  en  1371  par 
Duguesclin.  En  1597,  la  ville,  alors  tombée  aux  mains  des  Ligueurs  fut  surprise  par  Henri  IV.  Intéres- 
santes églises  dont  une  est  due  aux  Anglais;  l'Hôtel-de-Ville,  ancienne  demeure  d'Éléonore  d'Aqui- 
taine. 

15  Parthenay  (Partinlacum).  Chef-lieu  d'arrondissement,  6.830  habitants  (Parfhenaisiens).  Burelé 
d'argent  et  d'azur  de  dix  pièces,  à  la  bande  engrêlée  de  gueules  brochant  sur  le  tout. 

C'était  autrefois,  la  capitale  de  la  Gâtine,  ville  très  forte,  entourée  de  triple  murailles.  En  1423  Jacques 
d'Harcourt,  lieutenant  de  Charles  VII,  tenta  alors  qu'il  avait  été  reçu  courtoisement  lui  et  sa  suite,  de 
s'emparer  de  la  ville  par  trahison,  mais  il  périt  dans  la  révolte  que  provoqua  cet  acte.  En  i486,  la  ville 
se  rendit  à  Charles  VIII  qui  en  fit  détruire  les  fortifications.  Parthenay  souffrit  beaucoup  des  guerres 
de  Vendée.  Le  20  juin  1793,  V\/estermann  à  la  tête  d'une  légion  républicaine  assiégea  la  ville  défendue 
par  Lescure,  mais  par  deux  fois  pénétra  cependant  à  l'intérieur  de  ses  murs. 
Restes  de  l'ancien  château  et  porte  de  Saint-Jacques  du  Xll*  siècle. 

16  Saint-Loup-sur-Thouet.  Chef-lieu  de  canton,  1.135  habitants  (Saint-Loupiens).  De  gueules  à  une 
rencontre  de  vache  d'or  en  chef  et  un  loup  passant  d'or  en  pointe.  C'étaient  les  armoiries  de  la  com- 
munauté des  tanneurs. 

C'est  à  Saint-Loup  que  naquit  le  père  de  Voltaire,  ce  qui  explique  pourquoi,  sur  la  demande  des  habi- 
tants, la  ville  fut  appelée  VOLTAIRE-SUR-THOUET  pendant  la  Révolution.  Elle  possède  un  château 
bien  conservé,  bâti  sous  Louis  XIII  par  le  cardinal  d'Escoubleau  de  Sourdis.  C'est  un  bourg  agricole. 

17  Saint-Maixent-L'Écola  (Maxentiopolis  Pictonum).  Chef-lieu  de  canton,  5.520  habitants  (Maxentins). 
De  gueules  à  la  couronne  royale  d'or,  au  chef  d'azur  à  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

L'origine  de  cette  ville  remonte  au  milieu  du  V*  siècle,  et  fut  fondée  par  Agapit,  abbé  de  Saint-Hilaire. 
qui  vint  chercher  asile  et  construisit  un  oratoire  à  l'endroit  où  se  trouve  l'église  Samt-Saturnin.  C'était 
déjà  une  communauté  Importante  lorsqu'un  religieux  d'Agde  nommé  Adjutor  vint  se  réfugier  près 
d'Agapit  et  prit  le  nom  de  Maixent.  Les  vertus  de  ce  nouveau  cénobite  engagèrent  bientôt  Aaapit  à 
se  démettre  en  sa  faveur  du  gouvernement  de  son  abbaye  ;  la  ville  prit  une  rapide  extension  et  tut  for- 
tifiée. Elle  soutint  plusieurs  sièges,  entre  autres  celui  de  1587  par  Henri  IV.  Elle  souffrit  beaucoup  des 
guerres  de  religion  et  des  guerres  de  Vendée. 

On  y  remarque  encore  le  monastère  des  anciens  bénédictins.  Centre  d'instruction  pour  les  officiers 
d'infanterie. 

18  Thouar*  (Toarcium).  Chef-lieu  de  canton,  8.190  habitants  (Thouarsais).  D'or  semé  de  fleurs  de  lis 
d'azur,  au  franc  quartier  de  gueules. 

On  ignore  l'origine  de  cette  ville  ;  il  est  établi  cependant  qu'en  759,  elle  fut  saccagée  et  détruite  par 
Pépin  le  Bref,  et  ce  n'est  qu'au  XIII'  siècle  que  les  rois  d'Angleterre  dont  les  vicomtes  de  Thouars 
étaient  les  vassaux  y  bâtirent  un  palais.  En  1372,  la  ville  fut  prise  par  Duguesclin.  Elle  fut  érigée  suc- 
cessivement en  duché  en  1563  puis  en  duché-pairie  en  1595.  Elle  était  autrefois  beaucoup  plus  peuplée 
qu'elle  ne  l'est  aujourd'hui.  Thouars  fut  le  théâtre  d'un  combat  sanglant  pendant  les  guerres  de  Ven- 
dée. Le  5  mai  1793  Ouétineau,  général  républicain,  étant  parvenu  à  s'emparer  de  la  ville,  fut  cerné  par 
les  Vendéens,  auxquels  il  fut  forcé  de  se  rendre,  non  sans  avoir  opposé  une  vigoureuse  résistance. 


105 


10        POITOU       S4 

ARGENTON-CHATEAU 

DEUX-SÉVRES 


1 1         POITOU       S4 

BRESSUIRE 

DEUX-SÈVRES 


12        POITOU       S4 

LA  MOTHE 

DEUX-SÈVRES 


^1^ 


f    % 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


13        POITOU       S4 

MÉNIGOUTE 

DEUX-SÈVRES 


14         POITOU       S4 

NIORT 

DEUX-SÈVRES 


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1^       4*       4^       ^ 


15        POITOU       S4 

PARTHENAY 

DEUX-SÈVRES 


SANKA  CAFÉ 


16        POITOU       S4  17        POITOU       S4  18        POITOU       S4 

ST-LOUP-SUR-THOUET         ST-MAIXENT        THOUARS 

DEUX-SÈVRES 


DEUX-SÈVRES 


DEUX-SEVRES 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


DEUX-SEVRES 


LE  CAFÉ   SANKA    EST    LIBÉRÉ    DE    LA   CAFÉINE   ET   N'EMPÊCHE   PAS    DE   DORMIR 


106 


Description  des  Blasons  N°«  19  à  27 

VIENNE 

19  ChAtolUrault  (Castrum  Heraldi).  Chef-lieu  d'arrondissement,  17.700  habitants  (Chfttelleraudais). 
D'argent  au  lion  rannpant  de  gueules,  à  la  bordure  de  sable,  chargée  de  huit  besants  d'or. 

Cette  ville  doit  son  nonn  à  l'un  de  ses  anciens  seigneurs,  nommé  Hérault,  qui  y  fit  construire  un  château 
dont  il  ne  reste  aucun  vestige.  En  900  cette  seigneurie  fut  érigée  en  vicomte  qui  passa  par  la  suite  dans 
la  maison  de  Bourbon,  et  fut  réunie  à  la  couronne  en  1525. 
Châtellerault  est  renommée  pour  sa  fabrication  de  coutellerie  et  sa  manufacture  d'armes. 

20  Civray  (Severiacum).  Chef-lieu  de  canton,  5.250  habitants  (Civraisiens).  D'argent  à  une  tour  de  gueules 
surmontée  de  deux  flammes  du   même. 

Située  dans  un  riche  bassin  très  fertile,  cette  localité  est  essentiellement  agricole.  Son  origine  semble 
cependant  remonter  à  l'époque  de  Charlemagne  ainsi  que  le  témoigne  I  église  paroissiale  par  son 
architecture  et  ses  sculptures. 

21  Loudun  (Juliodunum).  Chef-lieu  de  canton,  5.250  habitants  (Loudunois).  De  gueules  à  la  tour  cré- 
nelée et  donjonnée  d'argent,  maçonnée  de  sable,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 
Sous  la  dynastie  capétienne,  Loudun  n'était  qu'un  château  nommé  CASTRUM  LODUNUM.  autour 
duquel  se  forma  la  ville,  réunie  à  la  couronne  par  Philippe-Auguste  ainsi  que  le  pays  environnant 
appelé  alors  Loudunois.  C'est  à  Loudun  que  fut  signé  en  1616  un  traité  entre  le  parti  des  protestants  et 
celui  du  roi. 

Patrie  de  Théophraste  Renaudot  le  créateur  du  «  Journalisme  »  en  France. 

22  Lusignan  (Lusinlanum).  Chef-lieu  de  canton,  2.050  habitants.  Burelé  d'argent  et  d'azur  de  dix  pièces 
au  lion  rampant  de  gueules,  couronné  d'or  brochant  sur  le  tout. 

Lusignan  est  surtout  connue  pour  son  château  d'origine  capétienne  et  qui  fut  pendant  tout  le  Moyen 
âge  l'objet  de  querelles  entre  les  seigneurs  des  environs.  Il  soutint  à  plusieurs  reprises  des  sièges 
meurtriers,  entre  autres  de  Henri  II  d'Angleterre,  de  Coligny  et  des  protestants  en  1569,  puis  du  duc 
de  Montpensier  en  1575.  En  1622  les  fortifications  furent  détruites  et  sur  ieuremplacement  fut  créée 
la  promenade  publique. 

23  Mirabeau  (Mirebellum).  Chef-lieu  de  canton,  2.220  habitants  (Mirebalais).  Ëcartelé  aux  1  et  4  de 
gueules  à  un  pal  d'argent,  aux  3  et  2  d'argent  à  une  fasce  de  gueules. 

Doit  son  origine  à  un  château  bâti  par  Foulques  Nerra.  La  ville  et  sa  citadelle  furent  prises  pendant 
les  guerres  de  religion  par  le  prince  de  Condé.  Au  XVII*  siècle  le  château  fut  détruit.  L'église  parois- 
siale est  une  ancienne  collégiale  fondée  en  1217  par  Maurice  de  Blazon,  évéque  de  Poitiers,  qui  est 
inhumé  dans  le  chœur. 

24  Montmorillon  (Mons  Mauritionis).  Chef-lieu  d'arrondissement,  4.765  habitants  (Montmorillonnais). 
D'or  à  l'aigle  éployée  de  gueules. 

Semble  devoir  son  originel  un  hôpital  fondé  vers  la  fin  du  XI*  siècle  et  qui  devint  un  des  plus  riche, 
de  l'Aquitaine.  En  1281  Montmorillon  était  déjà  une  ville  forte  dont  Philippe  le  Hardi  fit  l'acquisition 
Les  Ligueurs  la  prirent  au  cours  du  XVI»  siècle,  mais  elle  fut  détruite  par  le  prince  de  Conti  qui  s'en 
empara  pour  Henri  IV  le  6  juin  1591.  En  1613,  des  moines  Augustinss'y  installèrent  et  restèrent  jusqu'à 
la  Révolution.  On  y  remarque  un  ancien  temple  octogonal. 

25  Poitiers  (Pictavium).  Chef-lieu  du  département,  41.546  habitants  (Poitevins).  D'argent  au  lion  rampant 
de  gueules  armé  et  lampassé  d'or,  à  la  bordure  de  sable  chargée  de  douze  besants  d'or,  au  chef 
d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Poitiers  est  une  des  plus  anciennes  villes  des  Gaules,  elle  était  la  métropole  du  peuple  appelé  Pic- 
tavi,  d'où  l'on  a  tiré  le  nom  actuel.  Elle  fut  très  importante  à  l'époque  romaine  ainsi  que  l'attestent  de 
nombreux  vestiges.  De  1152  à  1204,  la  ville  passa  sous  la  domination  anglaise,  pour  être  ensuite  réunie 
à  la  couronne  par  Philippe-Auguste.  Les  Anglais  s'en  emparèrent  bien  une  seconde  fois,  mais  en  1356 
Jean,  duc  de  Berry,  la  reprit  définitivement.  Poitiers  devint  sous  Charles  VII.  la  capitale  du  royaume 
pendant  14  ans,  et  prit  de  ce  fait  un  grand  accroissement,  mais  les  guerres  de  religion  lui  causèrent 
beaucoup  de  tort.  La  Ligue  se  maintint  à  Poitiers  jusqu'à  l'époque  où  Henri  IV  fit  abjuration.  Poitiers 
possède  quelques  intéressants  monuments  dont  la  cathédrale  Saint-Pierre  qui  fut  commencée  en 
1152  par  Henri  II  d'Angleterre,  l'église  de  Moutierneuf  qui  est  une  ancienne  abbaye  de  Bénédictins  ; 
au  centre  de  la  ville,  s'élève  l'ancienne  résidence  des  princes.  Imposantes  ruines  de  l'amphithéâtre 
romain. 

26  Saint-Savin.  Chef-lieu  de  canton,  1.425  habitants  (Saint-Savins).  D'or  à  cinq  tourteaux  d'azur  mis 
en  sautoir.  (Ce  sont  les  armoiries  de  l'ancienne  abbaye). 

Cette  bourgade  est  intéressante  par  son  église  dont  les  fresques  romanes  datent  des  XI*  et  XII*  siè- 
cles. 

27  Vivonna  (Vivonlum).  Chef-lieu  de  canton,  2.175  habitants  (VIvonniens).  D'or  à  une  croix  palée  de 
gueules  à  la  bordure  d'azur.  (Ce  sont  les  armoiries  de  l'ancien  couvent  de  carmélites.) 

Etait  autrefois  le  siège  d'un  diocèse  et  devait  son  importance  à  ses  fabriques  de  grosses  étoffes  de 

laine. 


107 


19         POITOU       S4 

CHATELLERAULT 


20       POITOU       S4 

C  I  V  R  A  Y 


21         POITOU       S4 

LOU  DU  N 


CAFE 


SANKA  CAFE 


SANKA  CAFE 


22        POITOU       S4  23       POITOU       S4 

LUSIGNAN         M  IRE  BEAU 


24       POITOU       S4 

MONTMORILLON 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


I  I 

25        POITOU       S4  26       POITOU       S4  27       POITOU       S4 

POITIERS        SAINT-SAVIN        VIVONNE 


VIENNE 


VIENNE 


VIENNE 


CAFE 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


VIENNE 


NERVEUX,  RHUMATISANTS,  SURMENÉS,  BUVEZ  DU  CAFÉ  SANKA  SANS  CAFÉINE 


109 


TOURAINi 


CAFE 


SANKA 


TOURAINE 

Qeéœ^dlon  et/ust(mçiiedu/3âison 


D'azur  semé  de  fleurs  de  lys  d'or  à  la  bordure  composée  d'argent  et  ae 
gueules. 

La  Touraine  eut  des  comtes  particuliers  jusqu'au  Xl«  siècle.  Philippe- 
Auguste  la  confisqua  sur  le  roi  Jean  sans  Terre  en  1202.  Erigée  en  duché- 
pairie,  pour  Philippe  le  Hardi,  depuis  duc  de  Bourgogne,  elle  fut  donnée  en 
apanage  à  plusieurs  princes  de  France.  A  la  mort  du  roi  René,  de  la  maison 
d'Anjou,  cette  province  fut  réunie  à  la  couronne  (1480). 

NOTES  HISTORIQUES  ET  GÉOGRAPHIQUES  SUR  LA  TOURAINE 

Cette  province  est  bornée  au  nord  par  l'Orléanais,  à  l'ouest  par  l'Anjou  et  le 
Maine,  au  sud  par  le  Poitou,  à  l'est  par  le  Berry. 
Elle  a  forn-é      le  département  d'Indre-et-Loire. 
Sa  capitale  est  Tours. 


EDITION  Qp  SANKA 


111 


La  Touraine  tire  son  nom  du  peuple  des  Turones  qui  l'occupa  et  le  donna  aussi  à  sa  capitale.  Elle  fut 
soumise  successivement  aux  Romains,  aux  Wisigotins  (475),  aux  Francs  (507).  Des  Comtes  amovibles  la 
gouvernèrent  alors.  Ils  réussirent  à  devenir  héréditaires,  mais  sous  engagement  de  rendre  leurs  biens 
à  la  couronne  s'ils  s'éteignaient  sans  descendants  mâles  ou  s'ils  étaient  félons.  Geoffroi  Martel,  en  1044, 
s'en  empara.  Ensuite,  les  Plantagenet  la  possédèrent,  mais  en  1203  elle  tomba  au  pouvoir  de  Philippe- 
Auguste.  Devenue  duché-pairie,  en  1356,  par  les  volontés  de  Jean  I"  au  profit  de  son  fils  Philippe,  elle 
devint  depuis  apanage  des  princes  royaux.  Quand  le  duc  d'Alençon,  frère  de  Henri  III,  mourut,  elle  fut 
définitivement  réunie  au  domaine  royal.  Elle  devint  département  en  1790. 
Ses  habitants  sont  les  Tourangeaux  et  Tourangelles. 
Ses  principales  villes  sont  : 

Tours  (63.267  habitants).  On  appela  «  bataille  de  Tours  »  une  succession  de  rencontres  entre  les  Arabes 
et  les  Francs  commandés  par  Charles  Martel  en  732.  Elle  fut  le  séjour  favori  de  Charles  VII  et  de  Louis  XI 
dans  ses  environs,  surtout  au  château  de  Plessis-les-Tours  où  ce  dernier  roi  résida  longtemps.  Plusieurs 
fois  s'y  tinrent  les  Etats  Généraux.  C'est  à  Henri  IV  que  les  habitants  doivent  l'heureuse  initiative  d'y 
avoir  fait  planter  les  premiers  mûriers  pour  l'élevage  des  vers  à  soie  en  France.  Il  y  avait  été  encouragé 
par  la  douceur  du  climat  et  le  sol  merveilleusement  fertile  de  cette  province  qui  l'ont  fait  surnommer 
«  le  jardin  de  la  France  ».  Tours  possède  une  belle  cathédrale  gothique,  mais  à  part  les  deux  tours  de 
l'église  Saint-Martin  et  quelques  vieux  monuments  Intéressants  elfe  n'a  guère  de  restes  du  passé. 

Chinon,  fut  fortifiée  par  Henri  II  d'Angleterre  qui  y  mourut  en  1189,  désespéré  de  la  révolte  de  son  fils 
Jean  sans  Terre.  On  y  admire  de  belles  ruines,  entre  autres  celles  du  château  de  Richelieu.  C'est  à 
Chinon  que  Jeanne  d'Arc  vint  parler  au  roi  de  sa  mission. 

Amboise,  est  intéressante  par  son  magnifique  château  commencé  par  Hugues  Capet  et  achevé  pen- 
dant le  règne  de  Charles  VII.  Ce  roi  et  Louis  XI  l'habitèrent  souvent.  Une  de  ses  beautés  est  son  escalier 
intérieur  assez  vaste  pour  permettre  aux  voitures  d'accéder  au  sommet  des  tours.  La  chapelle  de  Saint- 
Hubert,  un  peu  plus  loin,  est  une  merveille  de  délicatesse  et  d'art  fin. 

Loches,  extrêmement  curieuse,  possède  un  vieux  château  aux  énormes  tours  que  Louis  Xi  convertit  en 

orison  d'État:    oubliettes,  cachots  s'y  remarquent  et  aussi  les  cages  de  fer  que  le  roi  appelait  ses 

«  fillettes  ».  Dans  l'une  d'elles  mourut  le  Cardinal  de  Milan. 

Un  certain  nombre  de  souvenirs  des  Romains  subsistent  en  Touraine  :  camps  romains,  voies  romaines, 

tombeaux,  fontaine  superbe  avec  aqueducs  de  marbre  etétuves  d'albâtre,  etc.    Le  château  d'Argenton 

mérite  une  mention  spéciale  comme  ruine.  Puis  il  faut  énumérer  avec  admiration  les  châteaux  très 

bien  entretenus  et  conservés,  de  Chenonceaux,  de  Langeais,  d'Azay-le-Rideau,  etc. 

On  trouve  dans  le  sol,  quantité  de  fossiles  ;  ces  coquilles  qui  constituent  ce  que  l'on  nomme  le  falun, 

sont  marines,  appartiennent  à  toutes  les  familles,  rares  ou  communes.  Les  oreilles  de  mer,  les  oursins, 

les  cœurs  et  les  peignes  ressortent  de  la  première  catégorie.  Les  falunières  amendent  les  terrains  très 

précieusement.  Elles  équivalent  aux  marnes.  Une  fontaine  intermittente  à  Rigny-sur-Indre  tarit  plusieurs 

fois  par  jour.  Il  y  a  des  eaux  pétrifiantes  dans  le  petit  étang  de  Génault.  Elles  n'appliquent  leurs  propriétés 

que  sur  le  bois  qui  se  teinte  alors  très  joliment  de  brun,  de  jaune,  de  rouge  et  de  violet.  A  Savonnière  sont 

situées  des  grottes  naturelles,  appelées  caves-gouttières  à  cause  de  feau  qui  coule  à  profusion  de  leurs 

voûtes  et  constitue  des  ruisseaux,  tout  en  formant  des  stalactites  d'une  dureté  inouïe.  Enfin  dans  la 

commune  de  Coursay  on  trouve  des  éboulements  de  formidables  blocs  de  rochers  prenant  la  forme  de 

longues  murailles  en  ruines. 

La  plus  marquante  des  curiosités  de  cette  paisible  région  est  constituée  par  les  continuels  changements 

d'aspect  du  cours  de  la  Loire.  L'apparition  et  la  disparition  fréquente  de  pittoresques  bancs  de  sable 

doré,  dessinant  de  jolis  îlots  allongés  que  caressent  lentement  des  bras  d'eau  argentés,  lui  donnent  un 

air  nonchalant  plein  de  noblesse  et  un  cachet  très  spécial  de  diversité. 

La  Touraine  est  arrosée  par  la  Loire,  le  Cher,  l'Indre,  la  Creuse,  la  Vienne  et  un  embranchement  du  canal 

du  Berry. 

Si  elle  présente  quelques  régions  ingrates,  en  général  elle  est  d'une  nature  charmante,  riante,  prospère, 

extrêmement  fertile  et  son  aspect  est  enchanteur.  Les  céréales,  fourrages,  y  abondent.  Ses  vignes 

produisent  des  vins  délicieux  :  Vouvray,  Saint-Avertin,  Bourgueil,  Rochecorbon.  Les  «  pruneaux  »  de 

Tours  sont  très  estimés,  comme  les  rillettes.  Cuisson  des  porcelaines,  préparation  des  laines,  fabrication 

de  tissus,  entre  autres  le  «  gros  »  de  Tours  occupent  beaucoup  d'ouvriers. 

Charles  VIII,  Agnès  Sorel,  Rabelais,  Gabrielle  d'Estrées,  Descartes,  Balzac,  La  Vallière.  de  Breteuil, 

Racan,  Bretonneau,  de  Vigny,  y  naquirent. 


112 


Description  des  Blasons  N^»  1  à  9 

INDRE-ET-LOIRE 

1    Amboiss  (Ambatia).  Chef-lieu  de  canton,  4.480  habitants  (Amboisiens).  Paie  d'or  et  de  gueules 
de  six  pièces  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Cette  ville  doit  son  importance  à  son  château  qui  occupe  l'emplacement  d'un  ancien  castrum  romain. 
Vers  540  l'évêque  de  Tours  était  seigneur  du  château,  puis  plus  tard,  en  860.  Charles  le  Chauve.  En 
1002,  c'est  Foulques  III  dit  «  Le  Noir  »  qui  hérita  de  cette  seigneurie.  Plusieurs  rois  de  France  habi- 
tèrent le  château.  Louis  XI  y  institua  l'Ordre  de  Saint-Michel  en  1470  ;  Charles  VIII  y  naquit  la  même 
année  ;  c'est  lui  qui  fit  construire  la  petite  chapelle  et  les  deux  tours.  Louis  XII.  puis  François  I"  appor- 
tèrent encore  des  modifications  à  l'ordonnance  de  l'édifice.  En  1761,  le  château  d'Amboise  fut  cédé 
au  duc  de  Choiseul,  puis  passa  aux  mains  du  duc  de  Penthièvre,  puis  enfin  à  Louis-Philippe. 


3  Ch&t*aurenault  (Castrum  Reginaldi).  Chef-lieu  de  canton,  4.100  habitants  (Renaudins).  De  gueules 
au  château  d'argent. 

Cette  petite  ville  formée  de  rues  étroites  et  très  irrégulières  tire  son  nom  d'un  vieux  château  assez  bien 
conservé,  construit  vers  981. 

4  Chinon.  Chef-lieu  d'arrondissement,  5.750  habitants  (Chinonais).  De  gueules  à  trois  châteaux  com- 
posés de  trois  tours  pavillonnées  et  girouettées  d'or,  le  tout  accompagné  de  trois  fleurs  de  lis  du  même, 
mal  ordonnées. 

C'était  l'antique  oppidum  gaulois  de  CAINO  qui  fut  fortifié  à  nouveau  par  Thibaut  le  Tricheur  au  X«  siè- 
cle et  tomba  au  pouvoir  de  Philippe-Auguste  en  1205  après  un  an  de  siège.  Charles  VII  encore  «  roi  de 
Bourges  »  y  résida.  On  y  voit  encore  les  ruines  considérables  du  château  où  séjournèrent  Henri  II  et 
Richard  Cœur  de  Lion,  puis  plus  tard  Charles  VIII.  Ces  vestiges  furent  l'objet  d'importants  travaux  de 
consolidation  de  1860  à  1870.  Vieilles  maisons  du  XV«  siècle,  dont  l'une  passe,  sans  preuve  d'ailleurs, 
pour  être  celle  où  serait  né  Rabelais. 

5  Langeai8'(Lingiacum).  Chef-lieu  de  canton,  3.450  habitants  (Langeaisiens).  D'or  à  trois  melons  de 
sinople  posés  2  et  1. 

Nommée  par  Grégoire  de  Tours  sous  le  nom  d'ALEGAVENCIS  VICUS,  cette  ville  a  été  une  des  pre- 
mières acquises  au  christianisme  prêché  par  saint  Martin  qui  y  fit  bâtir  une  église. 
Vers  la  fin  du  X*  siècle.  Foulques  Nerra  y  fit  construire  un  château  fort  dont  il  existe  encore  quelques 
vestiges,  à  peu  de  distance  du  château  actuel,  édifice  gothique  d'une  belle  conservation,  bâti  au 
milieu  du  XIII*  siècle  par  Pierre  de  la  Brosse,  ministre  de  Philippe  le  Hardi.  C'est  dans  la  grande  salle 
du  château  que  fut  célébré,  en  1491,  le  mariage  de  Charles  VIII  et  de  la  duchesse  Anne  de  Bretagne, 
à  la  suite  duquel  la  Bretagne  fut  réunie  à  la  France. 

6  Lochss.  Chef-lieu  de  canton,  4.755  habitants  (Lochois).  De  sinople  à  sept  loches  de  sable,  au  chef 
d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Le  château  qui  donne  à  la  ville  son  importance,  a  été  construit  sur  l'emplacement  d'un  ancien  cas- 
trum romain,  par  Foulques  Nerra,  comte  d'Anjou.  En  1178,  Loches  devenue  fief  du  roi  d'Angleterre, 
Henri  II,  celui-ci  fit  construire  la  chartreuse  du  Liguet  non  loin  de  la  ville.  Le  château  fut  successivement 
habité  par  Charles  VII,  Louis  XI,  Charles  VIII.  Louis  XII.  François  I",  Henri  II  et  Charles  IX  ;  il  servit  de 
prison  au  duc  d'Alençon  en  1456  et  à  Philippe  de  Commines  en  1486.  C'est  dans  la  collégiale  de  Loches 
que  fut  inhumée  Agnès  Sorel  en  1449. 
Patrie  d'Alfred  de  Vigny. 

7  N*uvy-l«-Roi.  Chef-lieu  de  canton.  1.405  habitants  (Neuvyens).  D'azur  à  la  bande  d'or. 
Intéressante  par  son  église  paroissiale  qui  offre  un  mélange  de  styles  roman  et  renaissance.  Patrie  de 
Casteinau  de  la  Manvissière,  un  des  diplomates  les  plus  habiles  de  l'époque  valoisienne. 
Pendant  laiRévolution,  la  ville  a  porté  le  nom  de  NEUVY-LA-LOI. 

8  Richcliau  (Ricologus).  Chef-lieu  de  canton,  1.860  habitants.  Ëcarteié  aux  1  et  4  de  gueules  à  la  bande 
d'or  et  aux  2  et  3  d'or  à  la  fasce  de  gueules. 

Ce  n'était  autrefois  qu'un  hameau  qui  fut  transformé  en  une  cité  régulièrement  bâtie  en  1637  par  le 
Cardinal  de  Richelieu.  Il  y  avait  alors  un  château  qui  a  été  complètement  démoli. 

9  Tours  (Caesarodunum  Turonum).  Chef-lieu  du  département.  78.585  habitants  (Tourangeaux).  De 
sable  à  trois  tours  couvertes  d'argent,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

L'origine  de  Tours  remonte  à  l'époque  gauloise.  Elle  se  nommait  C>tSARODUNUM  sous  la  domi- 
nation romaine.  Prise  par  les  Wisigoths,  puis  par  les  Francs,  elle  fut  réunie  à  la  couronne  en  1202 
avec  la  Touraine  dont  elle  était  la  capitale.  Les  États  Généraux  y  furent  assemblés  en  1308,  1468,  1484 
et  1506  ;  Henri  lll'y  transféra  le  parlement  de  Paris  ainsi  que  les  autres  cours  supérieurs  en  1589.  C'est 
à  Tours  Que  fut  licenciée  la  Grande  Armée  en  1815  après  Waterloo.  L'armée  de  la  Loire  s'y  organisa 
en  1870.  L  année  suivante  les  troupes  allemandes,  sous  la  conduite  du  prince  Frédéric-Charles,  y  séjour- 
nèrent du  20  janvier  au  20  avril. 

Belle  cathédrale  dédiée  à  samt  Catien  qui  fut  commencée  par  saint  Lidoire,  évêque  de  Tours  vers  347. 
Église  Saint-Julien  des  VI*  et  XII*  siècles,  et  intéressantes  tours  de  l'Horloge  et  de  Charlemagne. 


113 


1  TOURAINE  4  2         TOURAINE         4  3         TOURAINE         4 

AMBOISE         B    L    É    R    É         CHATEAURENAULT 


INDRE-ET-LOIRE 


INDRE-ET-LOIRE 


INDRE-ET-LOIRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


4         TOURAINE         4 

C  H  I  N  O  N 

INDRE-ET-LOIRE 


5         TOURAINE         4  6         TOURAINE         4 

LANGEAIS        LOCHES 


INDRE-ET-LOIRE 


NDRE-ET-LOIRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


7         TOURAINE  4  8         TOURAINE         4  9         TOURAINE         4 

NEUVY-LE-ROI        RICHELIEU        TOURS 

INDRE-ET-LOIRE  INDRE-ET-LOIRE 


INDRE-ET-LOIRE 


CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA  CAFÉ 


SANKA 


INDRE-ET-LOIRE 


LE   CAFÉ    SANKA    EST    LIBÉRÉ    DE    LA    CAFÉINE  ET    N'EMPÊCHE    PAS  DE  DORMIR 


Dessins    héraldiques  : 
Frbd  NEUKOMM,  paris 


Imprimerie  Alsaoenne  s.  a.,  Strasboubo 


CAFÉ 


SAN  M 


1  TOURAINE 

AMBOISfl 

INDRE-ET-LOIRE 


Ces  quatre'  timbres  sont  Oc» 
spécimens  de"  la  roerveilleusr 
ullection    de    Blasons    de  la 

"FRANCE  HÉRALDIQUE" 

oditée    par    le    Café    Sanka.    a 
Boulogne-sur-Seine. 

Cette  collection  groupera  tous 
les  blasons  des  provinces,  villes 
-t  communes  de  France  et  com- 
prendra environ  3o  albums, dont 
quatre  ont  déjà  paru. 


9         TOURAINE         4 

TOURS 

INDRE-ET-LOIRE 


CR    542    .F7   1920    v.4    IMS 
La  France   héraldique 
47077380 


Ol»    MtOVArvAL    STUCklOS 


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